Le défunt Gnassingbé Eyadéma, maître absolu du Togo de 1967 à 2005, hante toujours Lomé, cinq ans après sa mort. Son fils Faure, qui brigue jeudi un second mandat de président, tente de se démarquer, mais reste perçu comme le candidat d'un système perdurant depuis 43 ans.
"Même nos grands frères de plus de 40 ans n'ont connu que le régime du général Eyadéma et de son fils. Quel pays évolué peut encore accepter ça?", s'interroge Robert, électronicien de 38 ans, à la terrasse d'un restaurant populaire où les plats en inox débordent de "pâte" de maïs et d'igname pilé.
La principale coalition de l’opposition a démontré sa force de mobilisation électorale, mardi soir à Lomé, deux jours avant le scrutin présidentiel, en réunissant plus de 15.000 personnes chantant "43 ans (de pouvoir du RPT), ça suffit".
De son côté, le président sortant Faure Gnassingbé a de nouveau appelé les Togolais à ne pas contester les résultats du scrutin à venir, au cours dun grand meeting dans l’après-midi à Kara (420 km de Lomé), selon les médias locaux.
Que l'élection présidentielle de jeudi au Togo "se déroule sans violences", c'est ce que répète Faure Gnassingbé, cinq ans après le bain de sang qui avait suivi son élection contestée à la présidence. Ses opposants répondent: "élections sans fraudes = élections sans violences".
A l'aéroport de Lomé, le portrait du général Gnassingbé Eyadéma - qui dirigea le Togo sans partage pendant 38 ans jusqu'à sa mort en 2005 - accueille toujours les arrivants.
Les Togolais élisent jeudi leur président parmi sept candidats dont le sortant Faure Gnassingbé, fils de l'ancien dirigeant le général Gnassingbé Eyadéma, lors d'un scrutin test pour la démocratie dans cette nation secouée régulièrement par les violences électorales.
En visite officielle au Mali, le président de la transition guinéenne, le général Sékouba Konaté, a déclaré, le 26 février dernier, être favorable à la participation des Guinéens de l’étranger à la prochaine présidentielle, si cela est techniquement possible. Venant d’un homme qui s’est jusque-là illustré par des propos à la fois sincères et rassurants, une telle promesse du reste bien modérée, n’a absolument rien de populiste ni de démagogique.
La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) en Guinée entend bien permettre aux Guinéens de l'étranger de "prendre part au vote pour l'élection présidentielle" prévue en juin, a déclaré samedi son président, Ben Sékou Sylla.
Il s'exprimait alors que cette question fait lobjet de polémiques à Conakry, sur le thème "qui a intérêt à ce que les Guinéens de l'étranger ne votent pas?".
"Chez nous à la Ceni, il nest pas question du vote ou non, il est question du vote des Guinéens de létranger", a déclaré M. Sylla, en réponse aux "spéculations".
Le président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), M. Ben Sékou Sylla, a donné une conférence de presse le samedi 20 février 2010 sur l’état d’avancement du processus électoral.
Les Forces nouvelles (ex- rébellion ivoirienne) ont exprimé mercredi à Bouaké (centre) leur intention de diriger la Commission électorale indépendante (CEI) afin de jouer le rôle "d'arbitre" durant les élections présidentielles.
Le Groupe international de contact sur la Guinée a demandé aujourd'hui aux acteurs politiques guinéens de "tout mettre en oeuvre" pour la tenue de l'élection présidentielle en juin, comme le propose la commission électorale nationale indépendante (Céni).
La commission électorale guinéenne a proposé dimanche l'organisation d'une élection présidentielle le 27 juin, avec un éventuel second tour le 18 juillet, selon un document de l'organisme transmis.
Dans ce texte de sept pages, la Commission électorale nationale indépendante (Céni) propose ces dates pour ce scrutin, qui doit marquer la fin de la transition entamée le 15 janvier après la signature à Ouagadougou d'un accord de sortie de crise, consécutive au coup d'Etat militaire du 23 décembre 2008.