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La charte de la transition guinéenne est connue

Sep 29, 2021
La charte de la transition guinéenne est connue

Le CNRD a dévoilé les organes de la transition vers la restauration d’un pouvoir civil élu, sans fixer la durée de cette transition.

Le Mali accuse la France Ă  l'ONU

Sep 26, 2021
Le Mali accuse la France Ă  l'ONU

Le Premier ministre malien Choguel Kokalla Maïga a accusé à l'ONU la France d'un "abandon en plein vol" avec sa décision de retrait du Mali de la force Barkhane, la Russie apportant un soutien explicite à sa volonté de "chercher de nouveaux partenaires", dont des "sociétés privées russes" paramilitaires.

"La nouvelle situation née de la fin de Barkhane, plaçant le Mali devant le fait accompli et l'exposant à une espÚce d'abandon en plein vol, nous conduit à explorer les voies et moyens pour mieux assurer la sécurité de maniÚre autonome avec d'autres partenaires", a expliqué Choguel Kokalla Maïga à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU, sans citer l'entreprise russe Wagner. Il s'agit de "combler le vide que ne manquera pas de créer la fermeture de certaines emprises de Barkhane dans le nord du Mali", a précisé le Premier ministre, déplorant un "manque de concertation" de Paris et une annonce "unilatérale" sans coordination tripartite avec l'ONU et le gouvernement malien. 

"Le Mali regrette que le principe de consultation et de concertation, qui doit ĂȘtre la rĂšgle entre partenaires privilĂ©giĂ©s, n'ait pas Ă©tĂ© observĂ© en amont de la dĂ©cision", a insistĂ© le Premier ministre malien, en rĂ©clamant aussi "une posture plus offensive" des 15.000 Casques bleus de la mission Minusma face Ă  une menace jihadiste accrue au Sahel. Peu avant, le chef de la diplomatie russe, SergueĂŻ Lavrov, avait confirmĂ© que Bamako avait approchĂ© "des sociĂ©tĂ©s privĂ©es russes", lors d'une confĂ©rence de presse Ă  l'ONU, tout en assurant que cela ne concernait en rien le gouvernement russe.

La France et l'Union européenne se sont inquiétées de cette orientation du Mali auprÚs de la Russie au cours d'échanges à New York, a indiqué Sergueï Lavrov. "Les autorités maliennes se sont tournées vers une société militaire privée russe parce que, si je comprends bien, la France veut réduire significativement ses forces militaires qui devaient combattre les terroristes à Kidal" (nord), a dit le ministre russe. Les Français "n'y sont pas arrivés et les terroristes continuent de régner dans cette région", a-t-il ajouté dans une pique à l'égard de Barkhane. "Tout cela se fait sur une base légitime", entre un "gouvernement légitime, reconnu par tous" et des entités qui "fournissent des services à travers des spécialistes étrangers", a-t-il fait valoir. "Nous n'avons rien à voir avec cela", a-t-il encore martelé, la Russie démentant systématiquement que des sociétés paramilitaires privées russes lui soient subordonnées.

PrĂ©sent, entre autres, en Libye et en Centrafrique, oĂč il est accusĂ© d'exactions depuis le printemps, le groupe Wagner est soupçonnĂ©, notamment par Paris, d'agir pour le compte du Kremlin lĂ  oĂč ce dernier ne veut pas apparaĂźtre officiellement. "Au niveau gouvernemental, la Russie contribue aux capacitĂ©s de dĂ©fense militaires du Mali", a aussi affirmĂ© SergueĂŻ Lavrov, Ă©voquant la fourniture d'"Ă©quipements militaires techniques". Et d'estimer : "ce serait mieux de synchroniser l'action de l'Union europĂ©enne et de la Russie dans la lutte contre le terrorisme, non seulement au Mali mais aussi dans la rĂ©gion du Sahel et du Sahara". Treize pays europĂ©ens, impliquĂ©s pour certains dans la coalition de forces spĂ©ciales Takuba au Mali, ont jugĂ© inacceptable vendredi une Ă©ventuelle implication du groupe Wagner dans ce pays. La France, l'Allemagne ou l'Estonie sont allĂ©es plus loin en avertissant qu'elles rĂ©examineraient leur prĂ©sence militaire au Mali si un accord Ă©tait conclu.

Outre l'ONU, inquiÚte à mots couverts d'une arrivée de Wagner au Mali, l'UE, qui assure la formation de soldats maliens via sa mission UETM Mali, composée de 700 soldats de 25 pays européens, a averti qu'une implication de cette société russe affecterait "sérieusement" ses relations avec Bamako. "Dire j'étais là en premier, dégagez! c'est insultant, en premier lieu pour le gouvernement à Bamako qui a invité des partenaires étrangers", a rétorqué Sergueï Lavrov. 

La France, engagée depuis janvier 2013 au Sahel et qui a perdu 52 militaires au Sahel, dont le dernier vendredi, a décidé de réorganiser sa présence militaire autour d'un dispositif plus resserré, centré sur des frappes ciblées contre les chefs jihadistes et sur l'accompagnement des armées locales. Les militaires français doivent ainsi quitter d'ici décembre les bases de Kidal, Tessalit et Tombouctou, dans le nord du Mali, et le nombre de troupes françaises déployées au Sahel devrait passer de plus de 5.000 hommes actuellement à 2.500 ou 3.000 d'ici 2023. La ministre française des Armées Florence Parly a toutefois réaffirmé lundi à Bamako que la France ne quittait pas le Mali et q'elle restait "déterminée" à y poursuivre la lutte antiterroriste au cÎté des forces maliennes.

Le groupe Wagner fournit des services de maintenance d'équipements militaires et de formation mais est également accusé de mercenariat et suspecté d'appartenir à un homme d'affaires proche du Kremlin, Evguéni Prigojine. - AfricaLog avec agence

Le fils Obiang restitue les biens mal acquis

Sep 20, 2021
Le fils Obiang restitue les biens mal acquis

Pour éviter des poursuites pour corruption le fils du président de la Guinée équatoriale, Téodorin Obiang va rendre 26 millions de dollars détournés. 

Le héros de "Hotel Rwanda" condamné

Sep 20, 2021
Le héros de "Hotel Rwanda" condamné

Paul Rusesabagina, ancien hĂŽtelier dont l'histoire a inspirĂ© le film “Hotel Rwanda” et devenu un fĂ©roce critique du prĂ©sident Paul Kagame, a Ă©tĂ© condamnĂ© lundi à 25 ans de prison pour "terrorisme", au terme d'un procĂšs qualifiĂ© de "politique" par ses soutiens.

L'ancien directeur de l'HÎtel des Mille Collines à Kigali, connu pour avoir permis le sauvetage de plus d'un millier de personnes durant le génocide de 1994, a été reconnu coupable "d'avoir fondé et d'appartenir" au Front de libération nationale (FLN), groupe rebelle accusé d'avoir mené des attaques meurtriÚres au Rwanda en 2018 et 2019.

La prison à vie avait été requise contre lui mais le tribunal a décidé "de réduire sa peine à 25 ans", a déclaré la juge Beatrice Mukamurenzi, soulignant que M. Rusesabagina "a reconnu certains des crimes et s'en est excusé" et qu'il s'agit de sa premiÚre condamnation.

Il s'agit de la peine la plus lourde prononcée lors de ce procÚs. Les 20 autres accusés ont écopé de peines allant de 3 à 20 ans.

Ni Rusesabagina, qui a 30 jours pour faire appel, ni ses avocats n'étaient présents à la lecture du verdict. Ils ont boycotté les audiences depuis mars, dénonçant un procÚs "politique" rendu possible par son "enlÚvement" organisé par les autorités rwandaises, ainsi que des mauvais traitements en détention.

Sa fille adoptive Carine Kanimba a déploré un verdict "décidé" par le président Paul Kagame, qu'elle accuse d'avoir "kidnappé" son pÚre pour l'amener à Kigali.
La Belgique, dont Paul Rusesabagina est ressortissant et oĂč il vivait en exil, a estimĂ© qu'il n'a "pas bĂ©nĂ©ficiĂ© d'un procĂšs juste et Ă©quitable".

Les Etats-Unis qui lui ont décerné la médaille présidentielle de la liberté en 2005, se sont dit "préoccupés" par cette condamnation. "L'absence de garanties d'un procÚs juste remet en cause l'équité du verdict", a indiqué le porte-parole de la diplomatie américaine, Ned Price.

Pour la porte-parole du gouvernement rwandais, Yolande Makolo, "justice a été rendue" et "les Rwandais se sentent plus en sécurité", a-t-elle estimé sur Twitter.
Paul Rusesabagina, 67 ans, a été rendu célÚbre par le film "Hotel Rwanda" sorti en 2004, qui a raconté comment ce Hutu modéré a sauvé plus de 1.000 personnes réfugiées dans son établissement durant le génocide de 1994 qui a fait 800.000 morts, principalement des Tutsi.

Il est aussi un des plus virulents opposants à Paul Kagame, et a utilisé sa notoriété hollywoodienne pour donner un écho mondial à ses positions contre le régime.
ArrĂȘtĂ© dans des conditions controversĂ©es Ă  Kigali en aoĂ»t 2020, il a Ă©tĂ© jugĂ© de fĂ©vrier Ă  juillet pour neuf chefs d'accusation, dont celui de "terrorisme", pour des attaques menĂ©es par le FLN, organisation classĂ©e terroriste par Kigali, qui ont fait neuf morts en 2018 et 2019.

Paul Rusesabagina a admis avoir participé à la fondation en 2017 du Mouvement rwandais pour le changement démocratique (MRCD), dont le FLN est considéré comme le bras armé, mais il a toujours nié toute implication dans les attaques.

Les cinq mois d'audience ont vu des témoignages contradictoires sur son rÎle.
Un porte-parole du FLN a déclaré qu'il n'avait "pas donné d'ordres aux combattants du FLN". Un autre coaccusé a, lui, affirmé que tous les ordres venaient de lui.

Sa famille et ses soutiens n'ont cessé de dénoncer ces derniers mois "un spectacle mis en place par le gouvernement rwandais pour faire taire un critique et refroidir toute dissidence future".
Dans une interview dĂ©but septembre, Paul Kagame avait assurĂ© que Rusesabagina serait "jugĂ© aussi Ă©quitablement que possible”.

Amnesty International a dĂ©noncĂ© dans un communiquĂ© lundi de nombreuses "violations" de ses droits, dont son arrestation "sous de faux prĂ©textes", "son transfert illĂ©gal au Rwanda", "sa disparition forcĂ©e et sa dĂ©tention au secret", alors que la Fondation Clooney a estimĂ© que "compte tenu de l'Ăąge et de la mauvaise santĂ© de M. Rusesabagina, cette peine sĂ©vĂšre est susceptible d'ĂȘtre une condamnation Ă  mort”.

Paul Rusesabagina est depuis plus de 20 ans un féroce opposant à Paul Kagame, qu'il accuse d'autoritarisme et d'alimenter un sentiment anti-Hutu.

Il vivait depuis 1996 en exil aux Etats-Unis et en Belgique, avant d'ĂȘtre arrĂȘtĂ© Ă  Kigali en 2020 dans des circonstances troubles, Ă  la descente d'un avion qu'il pensait Ă  destination du Burundi.

Le gouvernement rwandais a admis avoir "facilitĂ© le voyage" vers Kigali, mais affirmĂ© que l'arrestation Ă©tait "lĂ©gale" et que "ses droits n'ont jamais Ă©tĂ© violĂ©s”. - AfricaLog avec agence

Pelé, la légende du foot va mieux

Sep 19, 2021
Pelé, la légende du foot va mieux

Pelé "donne des coups de poing dans les airs", a-t-il indiqué dimanche, pour célébrer le fait qu'il se sent "un peu mieux chaque jour" aprÚs un bref retour en soins intensifs vendredi.
"La bonne humeur, c'est le meilleur remĂšde et j'en ai beaucoup. Ça ne pourrait pas ĂȘtre diffĂ©rent", a ajoutĂ© PelĂ©, 80 ans, sur son compte Instagram.

Sur la photo qui accompagne ce message, Pelé est assis dans un fauteuil, les poings levés, à l'hÎpital Albert-Einstein de Sao Paulo. Son état est "stable", a précisé l'établissement.
L'ancien footballeur, triple vainqueur de la Coupe du monde avec le Brésil (1958, 1962, 1970), avait été opéré le 4 septembre d'une tumeur "suspecte" au cÎlon découverte lors d'examens de routine.

Il Ă©tait restĂ© en soins intensifs jusqu'au 14 septembre, avant d'ĂȘtre transfĂ©rĂ© dans une chambre normale, mais avait fait un bref retour dans une unitĂ© de soins intensifs vendredi "Ă  titre prĂ©ventif" Ă  cause d'une petite "instabilitĂ© respiratoire".
"J'ai reçu tellement de gentillesse que j'ai le cƓur plein de gratitude", a ajoutĂ© l'attaquant de lĂ©gende pour rassurer ses nombreux fans. - AfricaLog avec agence

Mamady Doumbouya s’oppose au dĂ©part d’Alpha CondĂ©

Sep 18, 2021
Mamady Doumbouya s’oppose au dĂ©part d’Alpha CondĂ©

La Cédéao est-elle folle?

Le Prince de Monaco sort de l’ombre

Sep 18, 2021
Le Prince de Monaco sort de l’ombre

Nicole Coste, une Togolaise et Albert de Monaco se sont rencontrés en 1997 sur un vol Air France alors qu’elle était hôtesse de l’air. Leur relation a duré cinq ans et de leur union est né un fils «hors-mariage» : Alexandre Grimaldi-Coste. En 2005, Nicole Coste se confie à la presse, révélant l’existence de son fils.

ChassĂ© du pouvoir, l’ex-prĂ©sident AlgĂ©rien est mort

Sep 17, 2021
ChassĂ© du pouvoir, l’ex-prĂ©sident AlgĂ©rien est mort

L’ancien président Algérien Abdelaziz Bouteflika, chassé du pouvoir en 2019 après des manifestations massives contre sa volonté de briguer un nouveau mandat, est décédé vendredi à l'âge de 84 ans, a annoncé la tél&e

“La CPI n’a aucune autoritĂ©â€ dit Rodrigo Duterte

Sep 16, 2021
“La CPI n’a aucune autoritĂ©â€ dit Rodrigo Duterte

La Cour pĂ©nale internationale (CPI) a autorisĂ© mercredi une enquĂȘte sur la guerre antidrogue du gouvernement philippin, marquĂ©e par des milliers de meurtres commis par les forces de l’ordre pouvant constituer, selon les juges, des crimes contre l’humanitĂ©.
Mais dĂšs jeudi, le prĂ©sident philippin Rodrigo Duterte y a opposĂ© une fin de non-recevoir, par l’intermĂ©diaire de son avocat. Salvador Panelo a affirmĂ©, sur la radio DZBB, que cette cour n’est pas reconnue par son pays depuis qu’il s’est retirĂ© en 2019 du Statut de Rome, texte fondateur de la CPI. «Le gouvernement interdira l’entrĂ©e» sur son territoire de tout membre de cette juridiction venant «recueillir des informations et des preuves», a-t-il averti.

Le prĂ©sident philippin a dĂ©jĂ  affirmĂ© Ă  plusieurs reprises que la CPI n’avait aucune autoritĂ© et qu’il ne coopĂ©rerait pas Ă  ce qu’il a qualifiĂ© d’enquĂȘte «illĂ©gale». Il a mĂȘme menacĂ© d’arrĂȘter la procureure sortante de la CPI, Fatou Bensouda.

FondĂ©e en 2002 pour juger des pires atrocitĂ©s commises dans le monde, la cour, concluant qu’il existe une «base raisonnable» permettant de parler de crimes contre l’humanitĂ©, avait donnĂ© mercredi son feu vert Ă  l’ouverture d’une enquĂȘte malgrĂ© le retrait de Manille de la CPI en 2019, suite Ă  l’ouverture d’un examen prĂ©liminaire sur ces violences.

Fatou Bensouda avait annoncĂ© en juin avoir demandĂ© l’ouverture d’une enquĂȘte sur des milliers de meurtres commis aux Philippines dans le cadre de la guerre dĂ©clarĂ©e Ă  la drogue par le gouvernement. La CPI a prĂ©cisĂ© que la «campagne dite de ‘‘guerre contre la drogue’’ ne peut ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme une opĂ©ration lĂ©gitime de maintien de l’ordre, et les meurtres ne peuvent ĂȘtre considĂ©rĂ©s ni comme lĂ©gitimes, ni comme de simples excĂšs dans le cadre d’une opĂ©ration par ailleurs lĂ©gitime».

Les piĂšces disponibles indiquent «qu’une attaque gĂ©nĂ©ralisĂ©e et systĂ©matique contre la population civile a Ă©tĂ© lancĂ©e en application ou dans la poursuite de la politique d’un État», ont prĂ©cisĂ© les juges internationaux dans un communiquĂ©. L’enquĂȘte couvrira la pĂ©riode de 2011 Ă  2019.

Le prĂ©sident philippin Rodrigo Duterte avait Ă©tĂ© Ă©lu en 2016 aprĂšs une campagne sĂ©curitaire outranciĂšre, promettant d’éradiquer le trafic de drogue en faisant abattre des dizaines de milliers de dĂ©linquants.

Les derniers chiffres officiels font Ă©tat d’au moins 6181 morts et plus de 200’000 opĂ©rations antidrogue au sein de l’archipel asiatique, mais les dĂ©fenseurs des droits humains estiment que le nombre rĂ©el de tuĂ©s est bien plus Ă©levĂ©. Les procureurs de la CPI estiment, dans des documents judiciaires, qu’entre 12’000 et 30’000 personnes ont Ă©tĂ© tuĂ©es.

Selon ces derniers, Manille n’a pas niĂ© que des personnes ont pĂ©ri durant des opĂ©rations de police, mais «a plutĂŽt constamment soutenu que ces dĂ©cĂšs Ă©taient le rĂ©sultat d’agents agissant en Ă©tat de lĂ©gitime dĂ©fense». MĂȘme si les Philippines se sont retirĂ©es de la CPI en 2019, la juridiction reste compĂ©tente pour connaĂźtre des crimes qui auraient Ă©tĂ© commis sur leur territoire lorsqu’elles Ă©taient un État partie au Statut de Rome, texte fondateur de la cour.

Selon les procureurs, des homicides non lĂ©gitimes ont Ă©galement Ă©tĂ© commis par des officiers de police locaux et des miliciens avant 2016 dans la rĂ©gion de Davao (sud des Philippines), oĂč Rodrigo Duterte a Ă©tĂ© maire. Ils ont Ă©tĂ© commis par un groupe qui s’était autoproclamĂ© l’«Escadron de la mort de Davao».
La majorité des victimes étaient de jeunes hommes soupçonnés de trafic de drogue à petite échelle ou de délits mineurs tels que le vol et la consommation de stupéfiants, mais «des membres de gangs et des enfants des rues ont également été tués», ont déclaré les procureurs.

La dĂ©cision de la cour a Ă©tĂ© saluĂ©e par les organisations de dĂ©fense des droits humains, qui ont louĂ© un «contrĂŽle nĂ©cessaire» sur la mortelle «guerre contre la drogue» de Rodrigo Duterte. «Les familles des victimes et les survivants ont des raisons d’espĂ©rer que les responsables de crimes contre l’humanitĂ© pourront enfin ĂȘtre traduits en justice», a dĂ©clarĂ© Carlos Conde, chercheur pour l’organisation Human Rights Watch. - AfricaLog avec agence

Concertations pour la formation d’un gouvernement de transition en GuinĂ©e

Sep 12, 2021
Concertations pour la formation d’un gouvernement de transition en GuinĂ©e

Le Comité national du rassemblement et du développement (CNRD) au pouvoir en Guinée a annoncé l'ouverture à partir de mardi d'une série de rencontres avec les forces politiques, la société civile et les représentants des compagnies miniÚres pour préparer la formation d'un gouvernement.

Ces rencontres, annoncées samedi soir par les militaires sur la télévision nationale, s'inscrivent dans la "concertation" qu'ils ont promise pour fixer les lignes d'une transition politique et former un gouvernement.

Les militaires conduits par le colonel Mamady Doumbouya recevront mardi les chefs des partis politiques, puis ceux des confessions religieuses; mercredi les organisations de la société civile, puis les représentations diplomatiques; jeudi les patrons des compagnies miniÚres implantées en Guinée, puis les organisations patronales; vendredi les banques et les syndicats.

La Guinée est l'un des premiers producteurs mondiaux de bauxite, principal minerai pour la production d'aluminium. Elle possÚde des gisements de fer, d'or et de diamant.

Beaucoup de compagnies étrangÚres sont liées par contrat à la Guinée.
Le coup d'Etat a fait monter le prix de l'aluminium à son plus haut niveau depuis des années sur les marchés et la junte s'est employée à rassurer les partenaires de la Guinée de la poursuite des activités et du respect des engagements pris.

Les militaires qui ont dĂ©posĂ© le prĂ©sident Alpha CondĂ© le 5 septembre ouvriront cette concertation alors que la CommunautĂ© des Etats ouest-africains doit Ă  nouveau se prononcer sur les suites Ă  donner au putsch. La CĂ©dĂ©ao exige un "retour immĂ©diat Ă  l'ordre constitutionnel". Elle a suspendu la GuinĂ©e de ses organes de dĂ©cision et doit Ă  prĂ©sent examiner le rapport d'une mission dĂ©pĂȘchĂ©e sur les lieux, avant de dĂ©cider d'Ă©ventuelles nouvelles mesures.

La chute d'Alpha Condé a été saluée par des scÚnes de liesse.
Le comitĂ© militaire dĂ©sormais Ă  la tĂȘte du pays a cependant annoncĂ© samedi soir l'interdiction de toute manifestation de soutien.

Le colonel Doumbouya remercie les GuinĂ©ens de leur "adhĂ©sion massive Ă  sa vision exprimĂ©e Ă  travers des scĂšnes de joie dans l'ensemble du pays. Toutefois le prĂ©sident (du comitĂ©) interdit toute manifestation de soutien de quelque nature de quelque nature que ce soit”.

Le comité militaire a aussi annoncé la mise à disposition d'un numéro vert pour dénoncer tout abus des forces de sécurité. Les abus de ces derniÚres sont constamment dénoncés par les défenseurs des droits humains. - AfricaLog avec agence

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