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Quand Pelé tacle Dadis

Mar 01, 2010

Il ne prĂ©side pas, officiellement, aux destinĂ©es du Conseil suprĂŞme pour la restauration de la dĂ©mocratie (CSRD), certes, mais il n’est nullement la figure la moins connue de cette junte qui a brisĂ©, le jeudi 18 fĂ©vrier 2010, le rĂŞve de Mamadou Tandja de s’approprier, Ă  jamais, les rĂŞnes du Niger ; loin s’en faut.

Colonel des forces armĂ©es nigĂ©riennes, il passe non seulement pour ĂŞtre un de ces rares experts en putsches, qui empĂŞchent, avec dĂ©jĂ  trois tentatives concluantes, certains de nos gouvernants de tripatouiller nos Constitutions, mais aussi cet as du ballon rond qui a toujours la FĂ©dĂ©ration nigĂ©rienne de football (FENIFOOT) sous sa coupe. D’oĂą certainement son surnom PelĂ© qui a toujours survĂ©cu aux Ă©preuves politiques. Lui, c’est en effet le colonel Djibrilla Hamidou Hima qui, dès la chute du prĂ©sident Tandja consommĂ©e, fut chargĂ© de porter le message des jeunes loups Ă  la nation nigĂ©rienne et Ă  la communautĂ© internationale. Message reçu 5/5, et unanime soulagement lorsque les tombeurs du chantre du TazartsĂ© s’engagèrent Ă  balayer la maison afin de favoriser le retour du Niger agonisant Ă  une vie constitutionnelle normale. Mais si notre PelĂ©, aux cinq barrettes, s’est voulu rassurant aussi bien dans son pays que dans les capitales sous-rĂ©gionales oĂą il eut Ă  plaider la cause de la junte ; il n’aura pas fait preuve d’élĂ©gance, tirant Ă  bout portant sur l’ambulance Dadis.

On n’est pas, en effet, sans se rappeler du déni du président du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD), le capitaine Moussa Dadis Camara, qui, atteint par les vertiges du trône, a fait table rase de ses promesses de néo-putschiste, pour briguer contre vents et marées, l’hypothétique présidentielle guinéenne. La suite, on la connaît depuis les massacres du 28- Septembre au stade du même nom à Conakry et, surtout, des balles rectificatrices de son aide de camp, "Toumba", qui le contraignirent à une évacuation sanitaire à Rabat et à un exil prématuré au "Pays des hommes intègres".

PelĂ© avait-il, en effet, besoin de marteler Ă  souhait que de Dadis et de pompiste, il n’en existe point et il n’en existera pas dans les rangs de la junte nigĂ©rienne ? Au-delĂ  des mots qui fâchent et qui peuvent remuer les plaies non encore cicatrisĂ©es du convalescent de luxe de la capitale burkinabè, passons donc aux actes et le peuple nigĂ©rien saura reconnaĂ®tre les siens ; les bons joueurs sur le champ dĂ©mocratique. En attendant, carton jaune au colonel PelĂ©. – L’Observateur  Paalga

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