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À Washington, Barack Obama rend hommage aux pères fondateurs

Jan 19, 2009

Barack Obama, qui prend officiellement ses fonctions mardi à la Maison blanche, a rendu hommage dimanche aux pères fondateurs de la nation américaine devant des milliers de personnes réunies à Washington.

A deux jours de sa prestation de serment, le président élu a déposé une gerbe au cimetière national d'Arlington, en Virginie, avant de regagner la capitale fédérale pour assister à un concert de Bruce Springsteen, U2, Stevie Wonder ou encore Mary J. Blige, dans le cadre des célébrations pour son investiture.

Le concert avait lieu au pied du Lincoln Memorial, l'occasion pour le futur président démocrate, premier président noir de l'histoire des Etats-Unis, d'honorer une nouvelle fois Abraham Lincoln, 16e président - républicain - du pays "qui a rendu ce jour possible".

Obama était arrivé samedi soir à Washington à bord d'un train en provenance de Philadelphie, voyage ferroviaire qui rappelait celui que fit Lincoln, le président qui abolit l'esclavage, pour se rendre dans la capitale et prendre ses fonctions en 1861.

Marchant côte à côte avec le vice-président élu Joe Biden, Obama avait commencé la journée en déposant la gerbe devant la tombe du soldat inconnu, un sarcophage de marbre blanc à l'intérieur duquel repose un militaire anonyme tombé pendant la Première Guerre mondiale.

Le futur président a regagné ensuite Washington, tout d'abord pour un office religieux baptiste. Des groupes de personnes s'étaient massées le long du parcours pour l'acclamer.

CRISES

Un peu plus tard, Obama et Biden ont assisté à un concert en plein air sur les marches du Lincoln Memorial. Malgré le froid vif, des dizaines de milliers de personnes avaient fait le déplacement.

Accompagné de son épouse Michelle et de leurs filles, Malia et Sasha, Obama a approuvé de la tête et applaudi les artistes qui se succédaient.

Springsteen a notamment chanté "The Rising", chanson-hymne en faveur d'un nouveau départ de l'Amérique. La chanteuse Mary J. Blige a interprété "Lean on Me" (Appuie-toi sur moi) et James Taylor son succès "Shower the People".

Obama a entonné avec le chanteur folk Pete Seeger l'hymne patriotique de Woody Guthrie "This Land is Your Land".

Dans les intervalles laissés par les musiciens, les acteurs Denzel Washington, Laura Linney et Tom Hanks ont pris la parole pour évoquer les crises passées de l'histoire américaine, de la guerre de Sécession à la guerre froide en passant par la Dépression des années 1930.

A l'issue du concert, Barack Obama a prononcé une brève allocution dans laquelle il a de nouveau insisté sur la difficulté des tâches qui l'attendent, tout en se disant optimiste sur la capacité du pays à les affronter.

"Au cours de l'histoire, seule une poignée de générations ont été confrontées à des défis aussi graves que ceux que nous affrontons aujourd'hui", a-t-il dit. "Notre nation est en guerre. Notre économie est en crise."

"Je ne prétends pas qu'il sera facile d'affronter un seul de ces défis. Cela prendra plus d'un mois ou d'un an, cela prendra probablement de nombreuses années."

"En dépit de l'énormité de la tâche qui s'annonce, je me tiens aujourd'hui devant vous en étant plus que jamais persuadé que les Etats-Unis résisteront, qu'ils l'emporteront et que le rêve de nos pères fondateurs perdurera", a-t-il ajouté.

Au cours de la journée, divers collaborateurs d'Obama ont donné des interviews dans lesquelles ils ont insisté sur ses projets de lutte contre la crise financière qui a éclaté aux Etats-Unis avant de gagner le reste du monde. Son conseiller David Axelrod a ainsi annoncé qu'il adresserait un "message fort" aux banques.

Le taux de chômage a atteint 7,2% en décembre, son plus haut niveau depuis près de 16 ans, et 2,6 millions de personnes ont perdu leur emploi l'an dernier dans le pays, la plus forte baisse du marché du travail depuis 1945.

Becky Kusar, démocrate de 29 ans de passage à Washington avec son mari et sa fille, a exprimé dimanche un mélange d'enthousiasme et d'appréhension au sujet de la situation économique et de la guerre d'Irak.

"Cela fait peur", a déclaré cette électrice d'Obama en évoquant les deux sujets. "J'espère vraiment qu'il a de quoi traduire en actes ce qu'il dit."

Son mari Carl, républicain qui n'a pas voté pour Obama, s'est montré prêt à lui laisser le bénéfice du doute: "Mon avis est qu'il faut donner sa chance à chacun." - Reuters

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