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Qu’est ce qui explique la fermeture des frontières de la Guinée?

Nov 29, 2010

Le 27 novembre 2010, le Premier ministre guinéen, Jean-Marie Doré a signé un communiqué portant fermeture des frontières terrestres maritimes et fluviales de la Guinée. Aucune explication n’a été donnée par l’auteur pour justifier cette mesure, qui vient s’ajouter à l’état d’urgence, instauré le 17 novembre dernier sur toute l’étendue du territoire national. Du fait des violences post-électorales enregistrées à Conakry et en Moyenne guinée, avant et après que la Céni a donné les résultats provisoires de l’élection présidentielle du 7 novembre.

Mais pour revenir à la fermeture actuelle des frontières terrestres, maritimes et fluviales du pays, certains soutiennent que Jean-Marie Doré cherche à parer d’éventuel dérapage qui pourrait survenir après le 2 décembre prochain, date retenue pour la proclamation, par la Cour suprême, des résultats définitifs de l’élection présidentielle du 7 novembre dernier.

D’autres, par contre, pensent que Jean-Marie Doré aurait appris que le Cdt Claude Pivi, alias Coplan, ancien ministre de la Sécurité présidentielle et actuel commandant du Centre d’instruction « Kwamé Nkrumah » de Conakry, aurait pris la tangente pour une destination, pour murmure-t-on à Conakry, préparer un coup d’Etat militaire. Ledit Centre d’instruction est situé à la sortie de la capitale guinéenne, au niveau du Km 36.

Cependant, ce matin, selon des informations non confirmées de sources officielles, le Cdt Claude Pivi aurait réapparu et affirmé son «soutien indéfectible» au Général Sékouba Konaté, président de la Transition. Lequel est actuellement au Maroc, pour «une consultation médicale», a annoncé la semaine dernière les médias d’Etat.

En tous les cas, le Cdt Claude Pivi est l’un des hommes fidèles à Capitaine Moussa Dadis Camara, ancien Chef de la junte guinéenne et Président du CNDD (Conseil national pour démocratie et le développement). Rappelons que Capitaine Dadis est à Ouagadougou, depuis la nuit du 13 au 14 janvier 2010, pour dit-on, suivre sa convalescence après avoir essuyé une balle sur la tête, tirée par son ex-aide de camp, Sous-lieutenant Aboubacar Sidiki Diakité, alias «Toumba».

L’état d’urgence, tout comme la fermeture des frontières terrestres, maritimes et fluviales de la Guinée, imposés au pays par Jean-Marie Doré, interviennent au moment où les Guinéens, sont plongés dans une hantise totale, d’autant que le Général de Brigade Aboubacar Sidiki Camara, alias «Idi Amin», a été démis de ses fonctions de Chef d’Etat-major général adjoint des forces armées, sans aucune explication.
Par décret présidentiel, «Idi Amin» a été remplacé par le Colonel Namory Traoré, jusque-là Cdt de la première région militaire de Kindia. À rappeler que le colonel Namory Traoré, a été d’ailleurs nommé «au grade de Général de Brigade à titre exceptionnel.» Le décret lui rappelle qu’il est ordonné «de faire preuve de détermination et d’efficacité dans ses fonctions, faute de quoi il sera purement et simplement relevé».

Si aucune explication officielle ne justifie cette nomination parmi d’autres nominations du même jour, des supputations accusent le Général de brigade Idi Amin de n’avoir pu gérer ses hommes durant les manifestations post-électorales, de la mi-novembre. Mais, ce serait un paradoxe qui suscite beaucoup d’interrogations du fait que c’est le Général Ibrahima Baldé, qui commande la Fossepel (Force spéciale de sécurisation du processus électoral).

Soulignons que Idi Amin a été la première victime des Dadis shows, aux premières heures du CNDD. Capitaine Dadis lui reprochait de n’avoir pas reconnu le CNDD et de ne l’avoir pas cité en personne dans son discours d’investiture au poste de Secrétaire permanent du Cndd. Il a été remplacé à l’époque par le bouillant Colonel Moussa Kéita. – AfricaLog.com

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