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Kpatcha Gnassingbé nie avoir fomenté un putsch contre Faure Gnassingbé

Sep 08, 2011

Le demi-frère du président togolais Faure Gnassingbé, Kpatcha Gnassingbé, accusé d'avoir fomenté un coup d'Etat déjoué en 2009, a dénoncé mercredi une machination pure et simple et nié les faits qui lui sont reprochés, devant la Cour suprême à Lomé.

Je ne reconnais pas les faits. Cette affaire de coup d'Etat est une machination pure et simple, a déclaré Kpatcha Gnassingbé, qui s'exprimait publiquement pour la première fois depuis son arrestation en avril 2009.

Ancien ministre de la Défense âgé de 41 ans, il est l'un des nombreux fils du général Gnassingbé Eyadema qui régna d'une main de fer sur le Togo pendant 38 ans. Il est accusé d'avoir voulu renverser Faure Gnassingbé, à la tête du pays ouest-africain de 6,7 millions d'habitants depuis la mort de leur père en 2005.

Les circonstances de ce putsch présumé, alors que le président s'apprêtait à se rendre en Chine, restent obscures.

Dans la nuit du 12 au 13 avril 2009, un raid avait été mené contre le domicile de Kpatcha Gnassingné à Lomé, officiellement pour arrêter des personnes soupçonnées d'atteinte à la sûreté de l'Etat.

Il avait été arrêté le 15 devant l'ambassade américaine où il tentait de trouver refuge. Deux jours plus tard, le président, qui n'a jamais cité le nom de son demi-frère dans cette affaire, a remercié des pays étrangers et amis pour avoir prévenu Lomé de l'imminence du coup d'Etat.

Evoquant le raid contre sa maison, Kpatcha Gnassingbé a dénoncé une tentative d'assassinat. Ils ont voulu me tuer, a-t-il dit à la Cour.

Certains observateurs se demandent s'il y a réellement eu une tentative de coup. Soulignant des rivalités entre le président et Kpatcha, des analystes ont estimé que l'affaire s'apparentait avant tout à des règlements de compte familiaux.

Trente-deux personnes sont jugées dans ce procès qui s'est ouvert le 1er septembre, parmi lesquelles un autre demi-frère du chef de l'Etat, Essolizam Gnassingbé, et le général à la retraite Assani Tidjani, ancien chef d'Etat-major des Forces armées togolaises.

Appelé à la barre mardi, Essolizam a également rejeté les faits qui lui sont reprochés. Il a fait état de tensions au sein de sa famille et affirmé qu'il soupçonnait qu'un coup se préparait, sans confirmer que son demi-frère Kpatcha avait orchestré une tentative de putsch.

Je soupçonnais ce projet de coup d'Etat car j'en ai eu vent auprès de Toyi (frère jumeau de Kpatcha, ndlr) et même au cours d'un repas Kpatcha a dit qu'il va s'occuper physiquement de Faure, a-t-il déclaré.

Au total douze des inculpés ont désormais été entendus et tous ont nié leur responsabilité.

Poursuivis pour tentative d'attentat contre la sûreté de l'Etat, groupement de malfaiteurs, rébellion, violences et complicité, ils encourent jusque la prison à perpétuité. – AfricaLog avec AFP

 

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