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Explosion de cas de contamination au VIH aux USA
Explosion de cas de contamination au VIH aux USA
Apr 25, 2015

Une petite communauté rurale de l'Indiana, dans le nord des États-Unis, subit de plein fouet les conséquences de l'injection de plus en plus répandue parmi la population de puissants antidouleurs opiacés, qui a entraîné une explosion de cas de contamination au VIH, ont indiqué les autorités vendredi. 142 nouveaux cas de VIH ont été identifiés depuis le début de l'année 2015 dans le comté de Scott, qui compte 4.200 habitants et un seul médecin.

Ces nouveaux patients, âgés de 18 à 57 ans, sont tous liés à des injections illégales d'oxymorphone, un puissant analgésique vendu sur ordonnance. Une urgence de santé publique a été décrétée le 26 mars par le gouverneur de l'État, et les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) ont émis une alerte nationale à destination des personnels de santé pour qu'ils surveillent une éventuelle épidémie d'hépatite C et de VIH parmi les drogués.

Environ 3.900 nouveaux cas d'infection au VIH sont attribués chaque année aux États-Unis à des injections de drogue, contre 35.000 à la fin des années 1980 lorsque la consommation d'héroïne avait diffusé le virus au gré du partage des seringues. L'abus d'antidouleurs sur ordonnance a fortement progressé dans le pays, où les décès par empoisonnement aux opiacés ont presque quadruplé entre 2009 et 2011.

Jerome Adams, commissaire à la santé de l'État de l'Indiana, a indiqué qu'entre 2009 et 2013, seulement trois nouveaux cas de VIH avaient été identifiés dans le comté de Scott. "Nous avons de nouveaux cas littéralement tous les jours, chaque heure", a déclaré M. Adams à la presse, faisant état d'une épidémie "sans précédent".

Quatre de ces nouveaux cas sur cinq ont reconnu s'injecter de la drogue, ont indiqué les services de santé, précisant que leur produit de choix était un antidouleur oral vendu sous le nom d'Opana dont ils réduisent les comprimés en poudre avant de la dissoudre dans un liquide. Certains renouvellent les injections toutes les quatre heures et partagent des aiguilles plus grosses que pour l'héroïne, ce qui augmente le risque de contamination.

Chaque malade a indiqué avoir partagé son aiguille avec neuf autres personnes en moyenne. Cette addiction a commencé dans la région il y a une dizaine d'années et, désormais, "beaucoup de membres d'une même famille se droguent ensemble", a expliqué Joan Duwve, consultante du ministère de la Santé de l'Indiana. Grands-parents, parents et enfants "vivent sous le même toit et s'injectent des drogues ensemble, comme une activité commune", a-t-elle relevé. – AfricaLog avec agence

Prix Nobel pour la lutte contre le paludisme
Prix Nobel pour la lutte contre le paludisme
Oct 10, 2015

Youyou Tu a mené une suite de recherches qui ont abouti à un nouveau médicament contre le paludisme, l’artémisinine. Dans les années 1960, la malaria commençait à regagner du terrain car des résistances apparaissaient à la fois chez le moustique vecteur de la maladie, qui survivait à l’insecticide DDT, et chez le plasmodium, son agent infectieux. La quinine et le chlorquinone, seuls médicaments disponibles à l’époque, n’y suffisaient plus.

La jeune chercheuse a été la première à démontrer l’efficacité d’extraits de la plante Artemisia annua, utilisée en médecine traditionnelle chinoise. Mais les premiers résultats sur les rongeurs étaient trop faibles et variables. C’est en consultant d’anciens manuscrits datant de l’an 340 que Youyou Tu a trouvé la parade : les recettes préconisaient d’extraire le principe actif de la plante à l’aide d’eau froide. En utilisant de l’éther comme solvant, à froid, la chercheuse est ainsi parvenue à un extrait capable d’éliminer 100 % des parasites chez les souris et les singes.

Aujourd’hui, le principe actif de la plante, appelé artémisinine, est utilisé dans des traitements combinés qui ont contribué à diviser par deux la mortalité du paludisme dans le monde depuis l’an 2000. – AfricaLog avec agence