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Violences post-électorales: Fatou Bensouda de la CPI réagit

Nov 20, 2010

Ce vendredi 19 novembre 2010, Fatou Bensouda a dit que la «CPI étudiera les incidents pour déterminer si des crimes tombant sous sa juridiction ont été commis et nécessiteraient une enquête plus approfondie.»

Fatou Bensouda a également demandé aux forces de défense et de sécurité «à faire preuve de retenue dans l'usage de la force contre les civils».

Lors de son passage à Conakry avant la proclamation des résultats provisoires de l’élection présidentielle, Fatou Bensouda, la procureure adjointe de la Cour pénale internationale avait prévenu les leaders politiques et les autorités de la transition sur les violences dans le pays: «la fin de l’impunité doit marquer cette nouvelle page de son histoire que la Guinée est en train d’écrire.»

Après la proclamation des résultats le lundi 15 novembre, les manifestations violentes ont déclenché dans les fiefs du leader de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, déclaré battu après la proclamation des résultats provisoires par le président de la Céni.

Les guinéens partisans de l'Alliance Arc-en-ciel ou soupçonnés d’avoir voté pour le candidat Alpha Condé, déclaré vainqueur par la Céni ont été victimes des harcèlements. Des actes de vandalismes ont été enregistrés à travers le pays, des maisons saccagées et incendiées.

Les forces de sécurité se sont déployées dans les quartiers chauds, fiefs de l’UFDG pour réprimer les manifestations de mécontentements et contrôler la violence. L’état d’urgence a été décrété dans le pays jusqu'à la proclamation des résultats définitifs. Le calme revient et la situation est contrôlée par les autorités compétentes.

Le bilan non-officiel fait état d’une dizaine de morts et des centaines de blessés, en majorité des militants de l’UFDG.

De passage à Conakry le 12 novembre 2010, Fatou Bensouda avait averti : «les élections pourraient déclencher des crimes relevant de la compétence de la CPI. C’est ce qui est arrivé en 2007 et 2008 au Kenya, où nous avons depuis ouvert une enquête. Je me répète : nous ne voulons pas de pareil scénario en Guinée. Dans ce contexte, j’ai rencontré les principaux acteurs qui peuvent contrôler la violence.» - AfricaLog.com
 

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