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La France championne du monde

Jul 16, 2018
La France championne du monde

Le jour de gloire est arrivé pour les Bleus qui ont gagné la deuxième Coupe du monde de leur histoire, 20 ans après celle de 1998, en dominant la Croatie 4-2 au bout d'une incroyable finale du Mondial-2018, dimanche à Moscou.

Et c'est sous une pluie battante, à 19h32 exactement, que le capitaine Hugo Lloris a soulevé le trophée tant convoité, remis par le président de la Fifa Gianni Infantino sur le podium où se trouvaient trois chefs d'État, le Français Emmanuel Macron, le Russe Vladimir Poutine et la Croate Kolinda Grabar-Kitarovic.

À Paris, les Champs-Élysées ont été envahis avant même le coup de sifflet final par une foule en liesse, comme partout en France.

Enterrés, les scores étriqués, comme dans la dernière édition (Allemagne-Argentine, 1-0 a.p.): il n'y avait jamais eu autant de buts dans une finale de Mondial depuis... 1966 (Angleterre-RFA, 4-2 a.p.)!

Eh oui, dans la capitale russe, l'étoile était bleue, décrochée par Antoine Griezmann, impliqué sur trois buts français, mais aussi par Paul Pogba et Kylian Mbappé, qui ont tué le match.

Mais voilà, quand la France tutoie les sommets, il se passe toujours quelque chose d'exceptionnel: c'étaient les deux coups de tête de Zinédine Zidane en 1998 face au Brésil de Ronaldo (3-0), puis son coup de boule en 2006 (défaite contre l'Italie aux tirs au but).
Dimanche, il y eut pour la première fois dans une finale de Mondial un but contre son camp, lorsque Mario Mandzukic déviait dans ses cages le coup franc de Griezmann (18e), mais aussi un recours à l'assistance vidéo à l'arbitrage (VAR) entraînant un penalty, transformé par le même «Grizou» (38e). Là encore une première.

Incroyable finale, décidément, quand N'Golo Kanté, jusqu'alors un des meilleurs joueurs du tournoi, passait totalement au travers de son match, au point d'être remplacé par Steven N'Zonzi dès la 55e minute; puis quand Hugo Lloris commettait une énorme boulette en ratant son crochet sur Mandzukic, qui n'en demandait pas tant (69e). Même si le gardien, finalement peu sollicité, a fait aussi une belle claquette, sur une frappe puissante de Ante Rebic (48e).

«Une compétition est réussie quand elle est gagnée», avait assené le président Macron en visite à Clairefontaine fin mai pendant la préparation, exhortant la sélection à décrocher la «deuxième étoile» devant un Deschamps un brin gêné, lui qui ne promet jamais la lune.
Il la décroche plutôt qu'il n'en parle, «Dédé la Gagne», en entraîneur matois obsédé par le résultat. Et le capitaine de l'âge d'or de l'équipe française (doublé Mondial-1998/Euro-2000) a rejoint le Brésilien Mario Zagallo et l'Allemand Franz Beckenbauer, vainqueurs de Coupe du monde comme joueurs puis sélectionneurs.

Au coup de sifflet final, il a salué les supporters, les deux bras levés, les poings fermés. «Ne rien lâcher, ne jamais rien lâcher», comme il aime dire. Avant d'être porté en triomphe par ses joueurs.

«C'est tellement beau, tellement merveilleux», a-t-il exulté sur TF1. «Je suis super heureux pour ce groupe-là, car on est parti de loin quand même. Cela n'a pas été toujours simple, mais à force de travail, d'écoute... Là ils sont sur le toit du monde pour quatre ans».

Les Bleus avaient raté le toit de l'Europe en 2016 (défaite 1-0 a.p. contre le Portugal), et cette rancoeur s'est muée en rage. Ils avaient cédé à l'euphorie en battant l'Allemagne championne du monde en demi-finale de cet Euro à domicile ? Pas cette fois, ont assuré les cadres après la victoire contre la brillante Belgique en demie (1-0). Ils étaient favoris ? Ils l'ont assumé, au détriment des Croates de Luka Modric, élu Ballon d'Or du tournoi, qui connaissaient là leur première finale.

Mandzukic et Ivan Perisic, buteurs pour renverser l'Angleterre en demie (2-1 a.p.), ont été cette fois leurs héros paradoxaux, en marquant encore, mais le premier contre son camp puis grâce à Lloris, le second pour l'égalisation, avant d'offrir un penalty d'une main malheureuse.

Les Croates avaient eu un jour de récupération en moins et disputé trois prolongations dans les tours précédents, c'est-à-dire l'équivalent d'un match en plus. Et cela s'est vu, dans la chaleur de cet après-midi moscovite, malgré un contrôle du jeu. Mais l'équipe à la Deschamps aime subir, pour mieux piquer.

Et cette bascule s'est opérée autour de l'heure de jeu, quand Pogba d'une frappe du gauche (59e) et Mbappé du droit (65e), tous deux depuis l'extérieur de la surface, faisaient chanter le Coq un peu plus fort encore.

Le Parisien de 19 ans, élu meilleur jeune du tournoi, devenait le deuxième plus jeune buteur en finale de la Coupe du monde, derrière... Pelé, bien sûr (17 ans en 1958). Et les comparaisons avec le légendaire Brésilien de refleurir, après avoir éclos lors de sa performance en 8e de finale contre l'Argentine (4-3) qui avait secoué la planète foot.

Deuxième étoile pour l'éternité dans le ciel des Bleus, et des images qui resteront au long de leur parcours, un premier tour laborieux, ce match d'anthologie contre les Argentins de Lionel Messi, puis maîtrise et solidarité contre l'Uruguay (2-0) et la Belgique (1-0).

Solidarité défensive, et fraternité, voilà le credo de cette équipe-là. Les Bleus devaient rentrer en France ce lundi pour être reçus en héros par le peuple de Paris et à l'Élysée, après une nuit mémorable. Pour ainsi dire à la belle étoile. - AfricaLog avec agence

Le Sri Lanka cherche un bourreau pour les exécutions

Jul 13, 2018
Le Sri Lanka cherche un bourreau pour les exécutions

Le Sri Lanka cherche d'urgence un bourreau, ont indiqué vendredi les autorités pénitentiaires après la fin du moratoire sur la peine de mort pour les trafiquants de drogue annoncée par le président du pays.
Une annonce pour un poste de responsable qui exécutera des prisonniers par pendaison va être publiée la semaine prochaine, a précisé Thushara Upuldeniya, porte-parole du système pénitentiaire. Le candidat choisi touchera 35,000 roupies (environ 200 euros) par mois, a-t-il ajouté.

Le président du Sri Lanka Maithripala Sirisena a annoncé cette semaine que les trafiquants de drogue allaient désormais être exécutés alors qu'ils purgent actuellement des peines de prison à vie.

Aucune exécution n'a eu lieu au Sri Lanka depuis 1976. Des condamnations à la peine de mort sont régulièrement prononcées pour meurtre, viol et des crimes liés à la drogue, mais elles ont été jusqu'à présent commuées en prison à perpétuité.

Selon M. Upuldeniya, 373 personnes ont été condamnées à morts dans son pays, dont 18 pour des crimes graves liés à la drogue.

Un organisme chargé des exécutions existe toujours, mais ses trois bourreaux démissionné.

"Nous devons être prêts à procéder à des exécutions après la décision du gouvernement cette semaine", a souligné le porte-parole.

Le gouvernement sri-lankais dit s'inspirer de la politique suivie aux Philippines. "Nous allons essayer de rééditer ce succès", a expliqué son porte-parole Rajitha Senaratne, évoquant notamment un déploiement de l'armée pour lutter contre la drogue.

Depuis son arrivée au pouvoir en 2016, le président philippin Rodrigo Duterte a déclaré une guerre sans merci au trafic de drogue. La police philippine dit avoir tué environ 4.200 toxicomanes et trafiquants présumés mais les défenseurs des droits affirment qu'il faut multiplier ce chiffre par trois et dénoncent des exécutions extrajudiciaires.

L'ONG Amnesty International a exhorté les autorités du Sri-Lanka à ne pas revenir à la peine capitale. - AfricaLog avec agence

Arrestation de la “tempête” Trump

Jul 12, 2018
Arrestation de la “tempête” Trump

L'actrice de films pornographiques Stormy Daniels, actuellement en litige judiciaire avec Donald Trump, a été arrêtée dans la nuit de mercredi à jeudi dans un club de strip-tease de l'Ohio où elle se produisait, accusée "d'attouchements" sur des clients, selon la police.

Poursuivie pour "activité sexuelle illégale", elle a été libérée après avoir payé une caution d'environ 6.000 dollars, selon un document judiciaire.

"C'est un coup monté pour des raisons politiques. Cela montre (que la partie adverse) est désespérée. Nous combattrons ces accusations bidon", a affirmé sur Twitter son avocat, Michael Avenatti, qui la représente dans l'affaire l'opposant à M. Trump, avec qui elle assure avoir eu une liaison.

Stormy Daniels avait commencé sa prestation au Sirens Gentlemen's club, dans la ville de Columbus, vers 23H30 mercredi.

"Pendant sa performance, après avoir ôté son haut et exposé ses seins, elle a commencé à amener de force les têtes des clients dans sa poitrine et utilisant ses seins nus pour gifler les clients", selon un document de la police diffusé par les médias locaux.

Une loi de l'Ohio interdit de toucher un danseur nu ou à moitié nu dans un club, à part les membres de sa famille proche.

Parmi les clients du club présents ce soir-là se trouvaient plusieurs policiers. Ils se sont rapprochés de la scène après avoir observé l'"activité infractionnelle". Et Stormy Daniels a reproduit alors des gestes similaires sur deux policiers, dont une femme. - AfricaLog avec agence

«Près du peuple», le président du Mexique refuse les gardes du corps

Jul 11, 2018
«Près du peuple», le président du Mexique refuse les gardes du corps

La promesse du président élu du Mexique de gouverner «près du peuple» est radicale: il ne vivra pas à la résidence présidentielle, il va baisser son salaire, voyagera sur des vols commerciaux mais refuse aussi d'avoir des gardes du corps, ce qui inquiète les experts en sécurité.

«Même si je dois terminer sans chemise, il y aura de l'austérité», a promis Andres Manuel Lopez Obrador après sa victoire historique le 1er juillet à l'élection présidentielle mexicaine.

Le vétéran de gauche, élu sur un programme anticorruption et antisystème, se déplace entouré d'un essaim de journalistes et d'admirateurs fervents.

«Je n'ai vu cela qu'avec Paul McCartney», commentait le jour de l'élection Giordano Garduño, un habitant de Mexico, devant le tumulte provoqué par «AMLO», comme on le surnomme, selon ses initiales.

Sasha Vazquez, une jeune fille de 27 ans au look hippie, est encore émue d'avoir pu approcher le président élu qui prendra ses fonctions le 1er décembre.

«De près comme de loin, il dégage de bonnes vibrations, son amour le protège, il n'a pas besoin de gardes du corps», estime-t-elle, un bandeau «Peace and AMLOve» dans les cheveux.

Au soir de sa victoire, des milliers de personnes se sont rassemblées sur le Zocalo, la place centrale historique de Mexico, certains brandissant des bougies à son effigie, habituellement réservées aux saints.

«Je vous aime comme vous m'aimez, et même un peu plus! », leur a lancé Lopez Obrador sous une pluie de confettis.

Mais cette idylle se heurte à la réalité d'un pays de plus en plus violent: cette campagne électorale aura été la plus sanglante de l'histoire récente du pays avec 145 politiciens tués.
En 2017, le Mexique a par ailleurs enregistré le chiffre record de 25 324 homicides.

Sans voiture blindée, AMLO est constamment en contact direct avec des personnes qui l'attendent par dizaines, jour et nuit, devant son siège de campagne qui lui sert pour l'heure de bureau.
Certains lui offrent des livres, des vĂŞtements faits Ă  la main ou encore lui font des demandes personnelles.

«Je suis venue lui demander de l'aide parce que mon fils est en prison depuis cinq ans injustement», explique Rosalia Flores, une femme âgée arrivée en fauteuil roulant au bureau d'Obrador avec un dossier qu'elle veut lui remettre.

Comme elle, des étudiants, des agriculteurs ou des habitants expulsés de leur domicile sont venus ce jour-là lui demander de l'aide.
La sécurité de ses bureaux sera toutefois rudement mise à l'épreuve vendredi avec la visite du chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, accompagné notamment du gendre du président Trump, Jared Kushner.

Lorsque le président élu s'est rendu au Palais national la semaine dernière pour rencontrer le président sortant, Enrique Peña Nieto, la horde de médias et des admirateurs collés à sa voiture a fait voler en éclat les protocoles de sécurité présidentiels.

Les forces de police n'ont pu empêcher l'entrée de la foule au palais. Une femme est parvenue à se frayer un chemin jusqu'à Lopez Obrador, qui l'a finalement enlacée et embrassée sur la joue.

«Je ne veux pas avoir de gardes du corps, les citoyens vont prendre soin de moi (...) J'espère juste qu'ils ne m'écraseront pas», a souri Obrador.

Cette approche inquiète les experts en sécurité, et même certains proches du président élu.

Pareille stratégie est une «erreur totale, qui résulte davantage du caprice que d'une réflexion», estime Alejandro Hope, ancien agent du renseignement et consultant en sécurité.

Celle que Lopez Obrador a désignée comme sa future ministre de l'Intérieur, Olga Sanchez, s'interroge également sur cette extrême proximité avec les gens.

«Le président de la République doit évidemment avoir un système de sécurité qui le protège, car la gouvernance est en jeu, la stabilité de l'État», a-t-elle déclaré dans un entretien avec Milenio.

Devant les critiques, AMLO aurait infléchi sa position et envisagerait d'avoir un système de sécurité alternatif, même s'il se refuse à faire appel à l'état-major présidentiel qui, traditionnellement, protège les présidents mexicains.

Pour Hope, avec ou sans l'état-major présidentiel, quelqu'un doit garantir l'intégrité du président et de sa famille, le secret de ses communications, la logistique de ses voyages et la sécurité des chefs d'État en visite au Mexique. - AfricaLog avec agence

«Amnistie totale» pour les prisonniers politiques équato-guinéens

Jul 04, 2018
«Amnistie totale» pour les prisonniers politiques équato-guinéens

Le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema, a décidé mercredi «une amnistie totale » pour tous les prisonniers politiques et tous les opposants condamnés ou interdits d'activité, selon un décret lu à la télévision nationale.

«J'accorde l'amnistie totale à tous les citoyens condamnés par les tribunaux [...] pour des délits politiques dans l'exercice de leur activité, purgeant ou non leur peine», stipule le décret présidentiel en précisant que l'amnistie concerne également toute personne «privée de liberté ou empêchée d'exercer son droit politique dans le pays».

Cette mesure spectaculaire dans un pays dirigé d'une main de fer par le président Obiang depuis 1979 survient à moins de deux semaines d'un «dialogue national» qu'il a lui-même convoqué.

Le décret présidentiel précise que ce dialogue, annoncé en juin, se tiendra «du 16 au 21 juillet».

L'amnistie «doit permettre une large participation de tous les acteurs politiques» à ce dialogue «entre le gouvernement et les partis politiques légalisés, acteurs politiques de l'intérieur et de la diaspora, société civile et confessions religieuses», selon le président.

Il s'engage à garantir «liberté» et «sécurité» à tous les participants à ce dialogue, auquel doivent également assister, en tant qu'observateurs, des représentants de la communauté internationale, dont François Lounceny Fall, représentant spécial du secrétaire général de l'ONU pour l'Afrique centrale.

L'amnistie était l'une des principales conditions posées par l'opposition de l'intérieur et de la diaspora pour prendre part à ce dialogue national.

Jusqu'alors, les dirigeants du principal parti d'opposition équato-guinéen, Citoyens pour l'innovation (CI), ont affirmé ne pas avoir été conviés au dialogue national.

CI a été dissous fin février en raison de la «menace qu'il constitue pour la sûreté de l'État», à la suite de la condamnation de 21 militants à plus de 30 ans de prison pour «sédition, désordre public, atteintes à l'autorité et blessures graves». Il réclame l'annulation de sa dissolution depuis.

Toutefois, «l'amnistie totale», décrétée par Teodoro Obiang Nguema, devrait théoriquement permettre la libération des prisonniers membres de ce parti qui avait été légalisé en 2014 à l'issue d'un précédent dialogue national de moindre envergure que celui qui doit avoir lieu prochainement.

CI dénonce régulièrement les exactions dont sont victimes ses militants emprisonnés. Mardi soir, il a affirmé que l'un d'eux était mort récemment en prison à Evinayong des suites de «tortures» en début de semaine.

Les autorités militaires et le directeur de la prison d'Evinayong ont refusé que le prisonnier reçoive des soins, selon ce parti d'opposition.
En février, l'Union européenne s'était inquiétée de la «forte détérioration de la situation des droits de l'homme» en Guinée équatoriale. - AfricaLog avec agence

Au Nigeria, Macron rend hommage Ă  Fela Kuti

Jul 03, 2018
Au Nigeria, Macron rend hommage Ă  Fela Kuti

Le président français Emmanuel Macron est arrivé mardi à Abuja, la capitale fédérale du Nigeria, où il a donné une conférence de presse coinjointe avec son homologue Muhammadu Buhari et a insisté sur les questions de sécurité, mais aussi sur la "vivacité" culturelle de l'Afrique, dont le Nigeria est la "vitrine".

Dans la lutte contre l'insurrection jihadiste de Boko Haram, M. Macron a réitéré les engagements de la France pour un accompagnement dans la "défense et la stabilisation de la région du Sahel", notamment à travers la force du G5 Sahel, qui a été au coeur des discussions de sa précédente étape de cette nouvelle tournée africaine, à Nouakchott.

"Vous avez un ami en France", a-t-il assuré au chef d'Etat nigérian, qui fait toujours face à Boko Haram, dans le nord-est du pays.

M. Buhari a rappelé que l'ensemble des pays frontaliers du Nigeria sont francophones, et que l'aide de la France est ainsi essentielle pour la bonne coordination de la lutte avec ses voisins.

"Je suis très reconnaissant à la France du soutien que l'on reçoit", a-t-il assuré.

Mais Emmanuel Macron a insisté sur le fait que "le coeur de cette visite est d'élargir le partenariat entre la France et le Nigeria sur des sujets culturels, économiques et sportifs", le moyen selon lui de donner des "perspectives et des opportunités à la jeunesse" pour qu'elle ne rejoigne pas les mouvements jihadistes.

"Il faut donner à voir la vitalité du secteur culturel africain, dont le Nigeria est une vitrine", a-t-il déclaré.

Après cette conférence de presse, Emmanuel Macron s'est aussitôt envolé vers Lagos, capitale économique et culturelle d'Afrique de l'Ouest, où il devait assister à une soirée insolite rythmée de concerts, de théâtre et de défilés de mode, au Shrine, salle de concert fondée par le roi de l'afrobeat défunt, Fela Kuti.

Cette soirée sera l'occasion d'annoncer le lancement de la Saison culturelle africaine en France en 2020.

Le choix de ce lieu a surpris un grand nombre de Nigérians, comme l'a rappelé un journaliste local lors de la conférence de presse. Sur la façade du Shrine, alors qu'attendent des centaines d'invités, une grande banderole souhaitant la bienvenue au président français frôle une pancarte pour rappeler aux visiteurs que l'usage de drogues est interdit au Shrine.

"C'était avant tout une bonne excuse pour moi d'y retourner", s'est amusé M. Macron, qui a effectué son stage de l'Ecole nationale d'administration (ENA) à l'ambassade de France du Nigeria il y a plus de 15 ans.

"C'est un lieu iconique pour la culture africaine. Fela Kuti a crée une société civile contestataire, qui montre qu'au Nigeria, il existe un dialogue permanent", a-t-il expliqué devant le président Buhari.

Cette sortie ne manque pas d'ironie sachant que c'était le général Muhammadu Buhari lui-même qui avait fait emprisonner Fela lors de son premier passage au pouvoir dans les années 1980.

Au Shrine, Macron veut montrer une Afrique moderne, et sa venue au Nigeria - quelques mois après sa visite au Ghana - démontre une claire intention d'avoir des rapports plus étroits avec l'Afrique anglophone.

"On parle toujours de l'Afrique d'avant, mais trop rarement de Nollywood (l'industrie cinématographique du Nigeria est la deuxième au monde en terme de production), de la musique contemporaine", portée notamment par les artistes nigérians sur le reste du continent.

Mercredi, après une rencontre avec de jeunes entrepreneurs nigérians, le président devait inaugurer la nouvelle Alliance Française, qui ambitionne de devenir un haut lieu de démocratisation culturelle à Lagos.

Il devait rencontrer également de jeunes entrepreneurs nigérians, et a assuré vouloir tisser des liens économiques et estudiantins entre la France et le Nigeria.

Le Nigeria reste un partenaire indispensable pour la France. Son marché de 180 millions de personnes est incontournable et le pays, avec une production globale de quelque 2 millions de barils/jour, représente plus de 10% de la production du groupe français Total. - AfricaLog avec agence

La démission du president du Malawi exigée immédiatement pour corruption

Jul 02, 2018
 La démission du president du Malawi exigée   immédiatement pour corruption

Le président du Malawi, Peter Mutharika, était lundi la cible de vives critiques de l'opposition et de la société civile qui exigent sa démission après la révélation d'une enquête officielle l'accusant de corruption à un an des élections générales.

Ce rapport confidentiel du Bureau anticorruption (ACB) soupçonne M. Mutharika et son Parti démocratique progressiste (DPP) d'avoir touché l'équivalent de 195.000 dollars de pots-de-vin d'une entreprise qui avait remporté un contrat pour la fourniture de rations alimentaires à la police.

Interrogé, le directeur de l'ACB Reyneck Matemba a confirmé l'authenticité du rapport.

"Je peux confirmer que l'ACB a (...) ouvert une enquête et que nous sommes près de la conclure".

Le porte-parole du chef de l'Etat, Mgeme Kalilani, a démenti catégoriquement toute irrégularité de sa part, affirmant que l'argent qu'il avait perçu était un don fait à son parti. "Le président Peter Mutharika n'a jamais reçu le moindre argent de (l'entreprise contractante) Pioneer Investments", a-t-il assuré. "Tout ce qu'il a fait c'est de signer un chèque au profit de la municipalité de Blantyre en paiement d'un logement offert par la municipalité au parti".

Ces explications n'ont pas suffi au chef du principal parti d'opposition, qui a exigé lundi la démission du chef de l'Etat.

"Il a échoué à prouver qu'il était un homme d'Etat et qu'il était exemplaire (...) il doit démissionner immédiatement", a plaidé lors d'une conférence de presse Lazarus Chakwera, le patron du Parti du congrès du Malawi (MCP).

"Nous avons perdu toute confiance en lui", a renchéri le responsable d'un groupe d'ONG de la société civile, Gift Trapence, "s'il n'a pas quitté ses fonctions dans deux semaines, nos descendrons dans les rues pour l'y contraindre".

Elu en 2014, M. Mutharika a été investi lundi par son parti pour briguer un nouveau mandat à la présidentielle de mai 2019.

Mais il est de plus en plus contesté. Des milliers de personnes ont défilé en avril dans plusieurs villes de ce petit pays pauvre d'Afrique australe pour protester contre la corruption, les premières manifestations antirégime depuis 2011.

Elle aussi impliquée dans un scandale financier, la prédécesseure de M. Mutharika, Joyce Banda, a annoncé qu'elle briguerait l'investiture de son parti pour la présidentielle.

Elle est rentrée en mai au Malawi après quatre ans d’exil. - AfricaLog avec agence

L’ex-avocat de Trump prend ses distances avec lui

Jul 02, 2018
L’ex-avocat de Trump prend ses distances avec lui

Michael Cohen, l'ex-avocat de Donald Trump au centre d'une enquête pénale, a pris ses distances avec le président américain en affirmant qu'en cas d'inculpation, sa «priorité» serait de protéger sa famille et non le président, dans une interview diffusée lundi.

Depuis que ses bureaux et son domicile ont été perquisitionnés le 9 avril par les enquêteurs fédéraux, le sort de Michael Cohen et sa loyauté envers le président, pour lequel il a travaillé 10 ans durant, font l'objet d'intenses spéculations.

Surnommé le «pitbull» de Trump pour lequel il a géré de nombreux dossiers délicats, il s'était dans le passé dit prêt à « prendre une balle » pour protéger le président.

Depuis, beaucoup spéculent sur le fait que Cohen pourrait, en cas d'inculpation, décider de coopérer avec les enquêteurs pour éviter une lourde peine et leur fournir des informations potentiellement compromettantes pour le président.

Michael Cohen, marié à une immigrée ukrainienne, a semblé conforter cette possibilité dans une interview à la chaîne ABC diffusée lundi.

Interrogé pour savoir ce qu'il ferait s'il devait choisir entre protéger le président ou protéger sa famille, il a choisi la deuxième possibilité.
«Pour être parfaitement clair, c'est à ma femme, ma fille, mon fils et mon pays que va d'abord ma loyauté», a-t-il déclaré à ABC.
Personne ne sait exactement de quoi et quand pourrait être inculpé Cohen.

Depuis les perquisitions, lors desquelles des millions de fichiers ont été saisis, cet avocat et homme d'affaires est perçu comme en sursis.
Les documents saisis font l'objet d'un tri laborieux, sous contrĂ´le d'un juge, pour Ă©carter ceux qui pourraient relever de la relation confidentielle avocat client entre Cohen et Trump.

Le tri devrait s'achever le 5 juillet, et Cohen doit changer d'avocat dès le tri terminé, retardant potentiellement son inculpation.

S'il a été impliqué dans des affaires parfois douteuses d'immobilier et de licences de taxis jaunes, Michael Cohen s'est surtout rendu célèbre pour avoir payé, juste avant l'élection présidentielle de 2016, 130 000 dollars à l'actrice du porno Stormy Daniels, qui affirme avoir été brièvement la maîtresse de Trump en 2006, en échange de son silence sur leur relation.

Ce paiement pourrait constituer un financement illégal de campagne électorale.

Cohen a aussi reçu, après l'élection, quelque 500 000 dollars d'une société d'investissement liée à l'oligarque russe Viktor Vekselberg, proche de Vladimir Poutine, ainsi que 1,2 million de dollars des laboratoires pharmaceutiques suisses Novartis, qui espéraient obtenir grâce à lui un accès à l'administration Trump. - AfricaLog avec agence

La FIFA parle de la règle qui a éliminé le Sénégal du Mondial

Jun 29, 2018
La FIFA parle de la règle qui a éliminé le Sénégal du Mondial

«Nous ferons le point après la Coupe du Monde» sur la règle du fair-play qui a éliminé le Sénégal et qualifié le Japon sur la base du nombre de cartons jaunes reçus lors de la phase de groupe, a expliqué la FIFA vendredi tout en assurant ne pas voir «le besoin de changer pour l’instant».

«C'est la première fois que nous utilisons cette règle dans une Coupe du Monde senior, après l'avoir testée notamment dans les tournois de jeunes», a rappelé le responsable de l'organisation des tournois et des évènements à la FIFA Colin Smith, lors d'une conférence de presse de bilan de mi-Mondial.

«Bien sûr nous voulons éviter les situations où les équipes pensent» à leur classement, «nous pensons que les équipes doivent avancer en se focalisant sur leur propre performance et sur ce qui se passe sur le terrain», a expliqué Colin Smith.

«Le critère du fair-play est un critère additionnel très clair, nous pensons que le fair-play et le respect sur le terrain font totalement partie du football que nous souhaitons promouvoir et c'est pour cela que nous l'avons mis en place», a-t-il encore indiqué.

«Nous ferons le point après la Coupe du Monde, avec les retours que nous aurons sur les situations. Nous verrons ce qu'il est possible de faire sur le plan du fair-play mais pour l'instant on ne voit pas le besoin de changer les réglementations mises en place», a conclu Colin Smith en rappelant que ce critère avait été introduit dans les réglementations FIFA en 2015. - AfricaLog avec agence

Boris Becker aurait un faux passeport centrafricain

Jun 20, 2018
Boris Becker aurait un faux passeport centrafricain

Le passeport diplomatique de Boris Becker, ancienne gloire allemande du tennis qui s'est prévalu d'une immunité diplomatique centrafricaine, est "un faux", a déclaré mardi le directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères.

"Le passeport diplomatique qu'il (Boris Becker) détient est un faux", a assuré Chérubin Moroubama, directeur de cabinet du Ministre des affaires étrangères centrafricain, Charles Armel Doubane.

Mi-juin, Boris Becker, endetté, a tenté de se prévaloir d'une immunité diplomatique centrafricaine pour échapper à des procédures judiciaires au Royaume-Uni, mettant en avant son rôle d'"attaché" de la Centrafrique auprès de l'Union européenne.

Les avocats de l'ancien numéro 1 mondial et triple vainqueur de Wimbledon, 50 ans, ont déposé un recours jeudi devant la Haute Cour britannique dans lequel ils font valoir cet argument.

"Le profil de poste de Becker n'existe pas" dans les fichiers centrafricains, a rétorqué mardi M. Moroubama.

Le passeport en question, qui a été établi le 19 mars 2018, affiche un numéro de série qui correspond à "des passeports vierges volés en 2014", selon M. Moroubama.

De plus, selon lui, la signature et le cachet sur le document ne sont pas ceux du ministre.

Enfin, sur le passeport, la fonction diplomatique de Becker est "chargé de mission finance", ce "qui n'a rien à voir avec les questions sportives", remarque le directeur de cabinet.

Dans une interview à la radio allemande Deutsche Welle, l'ambassadeur de Centrafrique en Belgique, Daniel Emery Dede, avait lui "confirmé" lundi que M. Becker a bien un passeport diplomatique.

En avril, l'ancien joueur de tennis avait posté sur Twitter une photo d'une rencontre avec le président Faustin-Archange Touadéra, à Bruxelles, où on voit les deux hommes se serrant la main, sourire aux lèvres. - AfricaLog avec agence

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