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Les rebelles tigréens en position de prendre Addis Abeba

Nov 07, 2021
Les rebelles tigréens en position de prendre Addis Abeba

 Les rebelles tigréens ont balayé les craintes d'un "bain de sang" à Addis Abeba s'ils devaient entrer dans la capitale éthiopienne pour renverser le gouvernement d'Abiy Ahmed, estimant que la population ne leur est pas "farouchement opposée”.

La Cédéao tranche sur les transitions malienne et guinéenne

Nov 07, 2021
La Cédéao tranche sur les transitions malienne et guinéenne

La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a imposé dimanche à Accra des sanctions individuelles aux dirigeants de la transition malienne, en raison du retard dans l'organisation des élections, a annoncé un responsable de cette organisation régionale.

"Toutes les autorités de la transition sont concernées par des sanctions qui vont entrer en application immédiatement", a dit le président de la Commission de la Cédéao, l'Ivoirien Jean-Claude Kassi Brou, à l'issue d'un Sommet extraordinaire sur la situation au Mali et en Guinée, où des militaires ont également pris le pouvoir.

Ces sanctions comprennent l'interdiction de voyager et le gel de leurs avoirs financiers, a-t-il détaillé, précisant qu'elles visaient aussi les membres de leurs familles
Selon lui, "le Mali a officiellement écrit" au président en exercice de la Cédéao, le Ghanéen Nana Akufo-Addo, pour lui notifier qu'il n'était pas possible que les élections se déroulent à la date prévue.

"La Cédéao a décidé de sanctionner tous ceux et celles qui sont impliqués dans le retard" de l'organisation des élections programmées pour le 27 février 2022 au Mali, a expliqué M. Kassi Brou.

Selon le communiqué final, des sanctions supplémentaires vont être étudiées et proposées au cours du prochain sommet en décembre "si la situation persiste".
A l'occasion d'un sommet le 16 septembre à Accra, l'organisation régionale avait exigé des militaires maliens le "respect strict du calendrier de la transition" vers le rétablissement d'un pouvoir civil.

Fin octobre, une délégation du Conseil de sécurité de l'ONU en visite au Mali avait insisté auprès des autorités sur l'importance de respecter le calendrier électoral censé permettre le rétablissement d'un gouvernement civil.

Après le putsch du 18 août 2020 à Bamako, la Cédéao avait suspendu le Mali de ses rangs et stoppé les échanges financiers et commerciaux avec ce pays, en proie à un cycle de violences jihadistes et intercommunautaires.

La Cédéao avait levé ces sanctions après avoir obtenu de la junte la nomination de deux civils, Bah Ndaw et Moctar Ouane, respectivement aux fonctions de président et de Premier ministre de transition, ainsi que son engagement à rendre le pouvoir aux civils dans un délai de 18 mois maximum.

Mais depuis, le colonel Assimi Goïta, a opéré en mai dernier un nouveau coup de force en déposant MM. Ndaw et Ouane et en se faisant investir président de la transition.

La Cédéao avait alors à nouveau suspendu le Mali de ses organes de décisions, mais n'avait pas pris de nouvelles sanctions.

Le 26 octobre, le Mali avait déclaré "persona non grata" le représentant spécial de la Cédéao, Hamidou Boly, lui reprochant des "agissements incompatibles avec son statut". Celui-ci avait quitté le pays le lendemain.
Les dirigeants de la Cédéao ont dimanche "condamné l'expulsion" de M. Boly.

Ils ont également maintenu les sanctions individuelles déjà prises contre les militaires qui se sont emparés du pouvoir le 5 septembre en Guinée et la suspension de ce pays de l'organisation, a dit M. Brou.

Les dirigeants des Etats membres de la Cédéao ont réitéré la nécessité d'organiser les élections dans un délai de six mois en Guinée et insisté sur "l'urgence de libérer" le président déchu Alpha Condé, 83 ans, en résidence surveillée depuis le coup d’Etat.

Ils ont en outre nommé Mohamed Ibn Chambas envoyé spécial de la Cédéao pour la Guinée, un pays à l'histoire tourmenté, qui a connu pendant des décennies depuis l'indépendance des régimes autoritaires ou dictatoriaux jusqu'à l'élection de M. Condé en 2010.

Fin octobre, une délégation de la Cédéao à Conakry avait relevé une "dynamique positive" en Guinée "vers un retour à l'ordre constitutionnel”.

"Des progrès ont été réalisés. Il y a des aspects positifs qu'il faut noter", avait estimé Jean-Claude Kassi Brou qui dirigeait la délégation, citant l'adoption d'une charte de la transition et la mise en place progressive des organes de la transition. - AfricaLog avec agence

Projet de production du vaccin contre le coronavirus en Afrique

Oct 12, 2021
Projet de production du vaccin contre le coronavirus en Afrique

C’est un enjeu régulièrement rappelé quand on parle de distribution et de production des vaccins. L’Afrique est une grande oubliée de la vaccination contre le coronavirus notamment parce qu’une bonne partie de ses pays peine à acheter des doses. Conséquence, à peine 5 % de la population éligible du continent est vaccinée. L’Afrique du Sud, pays africain le plus touché par la pandémie, avec plus de 2,9 millions de cas et 88.300 décès, a donc décidé de tout mettre en œuvre pour ne plus dépendre des pays les plus développés et de l’aide internationale.

Soutenue par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’entreprise sud-africaine de biotechnologie Afrigen, basée au Cap, mène un projet pilote qui fera appel à «l’ingénierie inverse» à partir d’un vaccin déjà existant, pour reconstituer une formule proche du vaccin à ARNm de Moderna. Les premières doses devraient être prêtes pour des essais cliniques d’ici un an, selon la directrice d’Afrigen, Petro Terreblanche. Des négociations sont en cours pour obtenir un contrat de licence avec le géant pharmaceutique américain pour la production.

Mais le projet va plus loin que la production d’une simple «copie» du vaccin Moderna, d’autant que les groupes pharmaceutiques américains font tout pour ne pas lever leurs brevets. L’idée est de faire évoluer ce vaccin pour l’adapter aux conditions climatiques et de production des pays africains. Alors que les vaccins à ARNm existants doivent être stockés à basse température, la formule d’Afrigen ne nécessitera idéalement que peu ou pas de réfrigération, et pourra être produite dans plusieurs pays africains. - AfricaLog avec agence

Procès Sankara: La France et Compaoré au box des accusés

Oct 10, 2021
Procès Sankara: La France et Compaoré au box des accusés

Ce 11 Octobre doit s'ouvrir le procès censé clarifier les circonstances du meurtre de Thomas Sankara en 1987. Un procès sans Blaise Compaoré.

Même s'il n'est plus de ce monde, Thomas Sankara suscite toujours l’admiration, notamment auprès de certains jeunes sur le continent africain. C'est le cas de Justin Sogbedji qui a déménagé au Burkina Faso depuis le Bénin voisin il y a trois ans. Le jeune homme admire ainsi la statue de Thomas Sankara, haute de cinq mètres. Elle a été érigée dans le centre de Ouagadougou l'année dernière et attire de nombreux visiteurs. Elle exerce également une fascination sur Justin qui explique vouer une admiration sans faille à Sankara.

"C'est un homme de combat, j'aime son histoire depuis mon enfance. C'est pour cela que quand je suis venu ici, j'ai vu la statue et je me suis dit qu'il faut que je prenne une photo", précise-t-il.

Justin peut à présent admirer la statue de Thomas Sankara et visiter le mémorial qui lui est consacré. Un mémorial étroitement lié au décès de l'ancien président.

C'est dans un bâtiment non loin de l'emplacement de la statue que celui-ci a été tué avec ses compagnons. Le procès qui s'ouvre lundi 11 Octobre est censé élucider comment Thomas Sankara, arrivé au pouvoir après un coup d'Etat le 4 août 1983, et douze autres officiers, ont été tués le 15 octobre 1987. Le principal prévenu, Blaise Compaoré,
ancien compagnon de Thomas Sankara et son successeur à la présidence, a déjà fait savoir qu'il ne sera pas présent.

Jean-Hubert Bazié, journaliste à la retraite et chargé de communication pour le monument Thomas Sankara, déplore cette décision et rappelle que ce n'est pas le premier rendez-vous que Blaise Compaoré n'honore pas.

"Le père de Sankara disait toujours qu'il attendait la visite de Blaise Compaoré pour savoir ce qui s'était passé à l'époque. Il n'est plus en vie. Mais Compaoré n'a jamais fait cette visite", explique Jean-Hubert Bazié.

Le politologue Aziz Fall, qui coordonne la campagne internationale "Justice pour Thomas Sankara", déplore également l'absence de Blaise Compaoré au procès. Mais il insiste aussi sur le rôle de la France,

l'ancienne puissance coloniale. Un rôle qui doit être selon lui clarifié. "Je ne pense pas que ce soit un complot local. C'était international. Cela a mis fin à la dernière révolution sur le continent africain", déplore Aziz Fall.

Thomas Sankara, qui faisait campagne pour une production industrielle et agricole localisée en Afrique, est encore vénéré par ses partisans.

Selon Ismael Kinda, porte-parole du mouvement "Le Balai citoyen", il reste un héros à ce jour car "il s'est battu contre ce qui mine la société. Il s'agit notamment de la corruption, de l'injustice, du chômage, de l'analphabétisme et de la pauvreté en général." Mais il y a probablement d'autres raisons encore. En tous cas, depuis Thomas Sankara, aucun autre politicien n'a été un "héros" qui lui soit comparable. - AfricaLog avec agence

Que sont-ils devenus après leur visite chez Barack Obama?

Oct 09, 2021
Que sont-ils devenus après leur visite chez Barack Obama?

Le 29 Juillet 2011, le président Américain Barack Obama recevait le Guinéen Alpha Condé, l'Ivoirien Alassane Ouattara, le Béninois Boni Yayi et le Nigérien Mahamadou Issoufou à la Maison Blanche.

Macron baratine la jeunesse africaine

Oct 08, 2021
Macron baratine la jeunesse africaine

Le président français a fait plusieurs annonces lors du sommet Afrique-France consacré aux sociétés civiles africaines, françaises et à la diaspora –, dont la création d’un «Fonds d’innovation pour la démocratie en Afrique», avec une «gouvernance indépendante», ainsi que plusieurs initiatives culturelles.

Ce fonds, doté de 30 millions d’euros sur trois ans, doit aider les «acteurs du changement», notamment sur les questions de gouvernance et de démocratie, comme l’a recommandé le rapport élaboré par l’intellectuel camerounais Achille Mbembe, chargé de préparer le sommet qui se déroule à Montpellier, dans le sud de la France. Remis à Emmanuel Macron, le rapport d’Achille Mbembe sur les nouvelles relations entre l’Afrique et la France prône «un véritable dialogue d’égal à égal» fondé sur «un rapport neuf à la vérité, une plus grande capacité d’écoute et un changement de regard».

Il appelle également à «relancer la dynamique de restitution et expérimenter les musées de demain», à «accompagner la jeunesse africaine vers l’emploi», à «créer une commission intercontinentale sur la transparence économique», à « tisser un nouveau narratif entre l’Afrique et la France» ou à «refonder les relations avec l’Europe du XXIe siècle».

Parmi ces propositions, la mise à l’étude d’une maison des mondes africains et des diasporas, future institution dédiée à l’Afrique, a également été retenue. Une mission d’étude devra rendre ses propositions dans les six mois.
Un fonds d’amorçage doté de 10 millions sera également créé pour aider des entreprises africaines innovantes du secteur du numérique, dans le cadre de l’initiative Digital Africa de soutien aux start-up africaines.

La France va aussi mettre en place un fonds pour aider les musées africains à accueillir des œuvres internationales et un programme de soutien aux académies sportives africaines.

Emmanuel Macron, hôte du sommet et seul chef d’État présent – les chefs d’État africains n’ont finalement pas été conviés –, a par ailleurs annoncé la restitution fin octobre au Bénin de 26 œuvres pillées au palais d’Abomey, ainsi que d’œuvres qui seront remises à la Côte d'Ivoire, dont, selon des sources diplomatiques, le Djidji Ayokwe, célèbre tambour parleur Ebrié actuellement au musée du Quai Branly-Jacques-Chirac et réclamé de longue date par Abidjan. - AfricaLog avec agence

Mohamed Beavogui nommé Premier ministre de la Guinée

Oct 06, 2021
Mohamed Beavogui nommé Premier ministre de la Guinée

Mohamed Beavogui a été nommé chef du gouvernement de la Guinée par le président de la transition, le colonel Mamady Doumbouya. 

“Moment historique” pour la lutte contre le paludisme

Oct 06, 2021
“Moment historique” pour la lutte contre le paludisme

L’organisation mondiale de la santé (OMS) a recommandé le déploiement massif du premier vaccin antipaludique chez les enfants vivant en Afrique subsaharienne et dans des zones à risque, lequel pourrait sauver des dizaines de milliers de vies.

Maladie très ancienne, signalée dès l’Antiquité, le paludisme se manifeste par de la fièvre, des maux de tête et des douleurs musculaires puis par des cycles de frissons, de fièvre et de sueurs.

Un enfant meurt toutes les deux minutes du paludisme dans le monde, selon l’OMS.

«C’est un moment historique. Le vaccin antipaludique tant attendu pour les enfants est une percée pour la science, la santé infantile et la lutte contre le paludisme», a déclaré le directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, cité dans un communiqué.

«L’utilisation de ce vaccin en plus des outils existants pour prévenir le paludisme pourrait sauver des dizaines de milliers de jeunes vies chaque année», a-t-il ajouté.

Le «RTS,S», produit par le géant pharmaceutique britannique GSK, est un vaccin qui agit contre un parasite (Plasmodium falciparum) transmis par les moustiques, le parasite le plus mortel à l’échelle mondiale et le plus prévalent en Afrique.

Pour l’Afrique, où le paludisme tue plus de 260 000 enfants âgés de moins de 5 ans chaque année, ce vaccin est synonyme d’espoir, d’autant que les craintes d’une résistance du paludisme aux traitements augmentent.

Au total, cinq espèces de parasites du genre Plasmodium, tous transmis par les piqûres de moustiques, sont responsables de cette maladie.
Le Plasmodium falciparum est l’espèce la plus pathogène et responsable des cas mortels.

«Nous avons longtemps espéré un vaccin antipaludique efficace et maintenant, pour la première fois, nous avons un vaccin recommandé pour une utilisation généralisée», a-t-il ajouté.

Depuis 2019, trois pays d’Afrique subsaharienne, le Ghana, le Kenya et le Malawi, ont commencé à introduire le vaccin dans des régions sélectionnées où la transmission du paludisme est de modérée à sévère. Deux ans après le début de ce premier test grandeur nature au monde, 2,3 millions de doses de vaccin ont pu être administrées.

Fabriqué par le géant pharmaceutique britannique GSK, le «RTS,S» est le premier vaccin, et le seul jusqu’à présent, ayant montré une efficacité pour réduire significativement le nombre des cas de paludisme, y compris de paludisme grave menaçant le pronostic vital, chez les enfants. - AfricaLog avec agence

Nicolas Sarkozy condamné à un an de prison ferme

Oct 02, 2021
Nicolas Sarkozy condamné à un an de prison ferme

L’ancien président français a été condamné à la peine maximale d’un an de prison ferme pour le financement illégal de sa campagne pour la présidentielle 2012, dans l’affaire Bygmalion. «Le président Sarkozy, avec qui je viens de m’entretenir au téléphone, m’a demandé de faire appel, ce que je vais faire immédiatement», a déclaré son avocat, Thierry Herzog, à la sortie de la salle d’audience.

La peine est supérieure aux réquisitions du parquet, qui avait demandé une peine d’un an de prison, dont six mois avec sursis. Elle sera néanmoins aménageable en détention à domicile sous surveillance électronique. Mais l’ancien président de la République ne portera pas de bracelet électronique jeudi soir, puisque le tribunal n’a pas demandé, comme il aurait pu le faire, l’exécution immédiate de la peine prononcée et son aménagement.

Il s’agit de la deuxième condamnation pour Nicolas Sarkozy : il avait été condamné le 1er mars à trois ans de prison (dont un an ferme) pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire dite “des écoutes”. Il a fait appel de cette condamnation.

Il «a poursuivi l’organisation de meetings», après avoir été «averti par écrit du risque de dépassement» du plafond légal, a rappelé la présidente de 11e chambre correctionnelle Caroline Viguier. «Ce n’était pas sa première campagne, il avait une expérience de candidat», a poursuivi la magistrate. - AfricaLog avec agence

La charte de la transition guinéenne est connue

Sep 29, 2021
La charte de la transition guinéenne est connue

Le CNRD a dévoilé les organes de la transition vers la restauration d’un pouvoir civil élu, sans fixer la durée de cette transition.

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