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  • user warning: Table './africalo_afrilive/cache_filter' is marked as crashed and should be repaired query: UPDATE cache_filter SET data = '<p>La Californie est devenue le premier État amĂ©ricain Ă  interdire «la discrimination raciale fondĂ©e sur les cheveux» avec une loi qui autorise de fait le port de la coupe afro, des tresses ou des dreadlocks Ă  l\'Ă©cole ou sur le lieu de travail.</p>\n<p>Cette loi vise explicitement Ă  protĂ©ger les Noirs qui sont parfois en butte Ă  des règlements vexatoires. Elle a Ă©tĂ© adoptĂ©e Ă  l\'unanimitĂ© par les deux chambres californiennes et doit entrer en vigueur le 1er janvier prochain.</p>\n<p>La loi a Ă©tĂ© rĂ©digĂ©e et portĂ©e par la sĂ©natrice dĂ©mocrate de Los Angeles Holly Mitchell, elle-mĂŞme noire et arborant frĂ©quemment des micro-tresses.  </p>\n<p>«Cette loi protège le droit des Californiens noirs Ă  porter leurs cheveux naturels, sans pression pour se conformer Ă  des normes euro-centrĂ©es», a expliquĂ© l\'Ă©lue.</p>\n<p>«Pour nous, c\'est un symbole de qui nous sommes. Quand je me faisais des dreadlocks voici 15 ans, je savais que c\'Ă©tait une dĂ©claration Ă  la fois sociale et politique adressĂ©e au monde extĂ©rieur», a-t-elle expliquĂ©.</p>\n<p>Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a quant Ă  lui Ă©voquĂ© un Ă©tudiant contraint, en dĂ©cembre dernier dans le New Jersey, par un arbitre de couper ses dreadlocks s\'il voulait prendre part Ă  une compĂ©tition de lutte, sous peine d\'ĂŞtre dĂ©clarĂ© forfait.</p>\n<p>L\'adolescent avait le choix entre «perdre une compĂ©tition sportive et perdre son identité», a dĂ©plorĂ© M. Newsom.</p>\n<p>«Ça se passe sur le lieu de travail, dans les Ă©coles, pas seulement lors de compĂ©titions sportives, chaque jour partout en AmĂ©rique, de manière voilĂ©e ou flagrante», a ajoutĂ© le gouverneur mercredi en signant cette nouvelle loi.</p>\n<p>Selon le texte, les cheveux «restent une cause rĂ©pandue de discrimination raciale avec des consĂ©quences Ă©conomiques et sanitaires graves, spĂ©cialement pour les individus noirs». Ils ne pourront plus dĂ©sormais ĂŞtre invoquĂ©s pour refuser un emploi, un logement, etc., pas plus que le sexe, la religion ou l\'origine ethnique.</p>\n<p>Les employeurs pourront toujours faire appliquer certains règlements liĂ©s Ă  la sĂ©curitĂ© ou Ă  l\'hygiène, comme le port d\'un filet sur les cheveux, pourvu qu\'ils ne soient pas discriminatoires et s\'appliquent Ă  tout le monde, soulignent les services du gouverneur dans un communiquĂ©.</p>\n<p>La ville de New York a adoptĂ© une lĂ©gislation similaire au dĂ©but de l’annĂ©e. - AfricaLog avec agence</p>\n', created = 1563766931, expire = 1563853331, headers = '', serialized = 0 WHERE cid = '2:fb660773aa1193d9fde3691cdfc50755' in /home/africalo/public_html/includes/cache.inc on line 109.
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  • user warning: Table './africalo_afrilive/cache_filter' is marked as crashed and should be repaired query: UPDATE cache_filter SET data = '<p>Donald Trump a quittĂ© SĂ©oul dimanche soir Ă  bord d\'Air Force One, au terme d\'une visite historique dans la pĂ©ninsule corĂ©enne, qui l\'a vu fouler le sol de la CorĂ©e du Nord, une première pour un prĂ©sident amĂ©ricain.</p>\n<p>Le milliardaire doit regagner Washington après avoir rencontrĂ© dans la journĂ©e le numĂ©ro un nord-corĂ©en Kim Jong-un dans la Zone dĂ©militarisĂ©e entre les deux CorĂ©es.  <br />\nCette rencontre a permis de rĂ©amorcer les discussions sur le programme nuclĂ©aire de Pyongyang, un peu plus d\'un an après leur premier sommet de Singapour et l\'Ă©chec de celui de HanoĂŻ en fĂ©vrier dernier.</p>\n<p>Les deux hommes se sont retrouvĂ©s, pour la troisième fois, dans un cadre emblĂ©matique : la Zone dĂ©militarisĂ©e (DMZ) qui sĂ©pare les deux CorĂ©es depuis la fin de la guerre (1950-53), qui a vu s\'affronter Ă©galement la Chine et les États-Unis.</p>\n<p>
AccompagnĂ© du numĂ©ro un nord-corĂ©en vĂŞtu de son traditionnel costume Mao anthracite, Donald Trump a franchi la ligne en bĂ©ton qui matĂ©rialise la frontière, et marchĂ© brièvement en territoire nord-corĂ©en avant de faire demi-tour.<br />\nLes deux hommes ont ensuite posĂ© pour les photographes derrière la ligne de dĂ©marcation du village de Panmunjom, oĂą fut signĂ© l\'armistice de 1953.</p>\n<p>«C\'est un grand jour pour le monde», s\'est fĂ©licitĂ© le prĂ©sident amĂ©ricain, se disant «fier d\'avoir franchi cette ligne». De son cĂ´tĂ©, Kim Jong-un a espĂ©rĂ© «surmonter les obstacles» grâce Ă  ses liens «merveilleux» avec M. Trump.</p>\n<p>«Le fait que les deux pays, en dĂ©pit d\'une longue relation d\'hostilitĂ©, aient pu se serrer la main pour la paix Ă  l\'endroit qui symbolise la division [...] dĂ©montre que le prĂ©sent est meilleur que le passé», a observĂ© Kim Jong-un.</p>\n<p>La veille, Donald Trump lui avait lancĂ© sur Twitter une invitation surprise «juste pour lui serrer la main et lui dire bonjour». Cette initiative est intervenue peu avant une rencontre très attendue avec le prĂ©sident chinois Xi Jinping portant sur la guerre commerciale, en marge du sommet du G20 au Japon.</p>\n<p>Après un entretien d\'environ 45 minutes cĂ´tĂ© sud, M. Trump a ensuite raccompagnĂ© Kim Jong-un vers son pays, cette fois en compagnie du prĂ©sident sud-corĂ©en Moon Jae-in.<br />\nPrenant la parole devant les journalistes, le prĂ©sident amĂ©ricain a annoncĂ© qu\'il avait invitĂ© M. Kim Ă  se rendre aux États-Unis, mais sans prĂ©ciser de date. «Cela se fera un jour ou l\'autre», a-t-il simplement remarquĂ©.</p>\n<p>Ă€ plus court terme, le milliardaire a annoncĂ© que des nĂ©gociateurs des deux pays reprendraient leurs discussions «d\'ici deux Ă  trois semaines» Ă  propos du programme nuclĂ©aire de Pyongyang.</p>\n<p>La question de la dĂ©nuclĂ©arisation de la CorĂ©e du Nord continue de bloquer le processus de dĂ©tente. L\'administration Trump exige que Pyongyang renonce dĂ©finitivement Ă  son programme nuclĂ©aire avant d\'envisager une levĂ©e des sanctions internationales, ce que le Nord refuse.</p>\n<p>La rencontre de Panmunjom ne suffira probablement pas Ă  rĂ©gler le dĂ©licat dossier nuclĂ©aire nord-corĂ©en, remarquent les analystes. Mais le symbole est important pour deux pays qui se menaçaient mutuellement d\'annihilation il y a encore un an et demi.</p>\n<p>La rencontre a «le potentiel de redĂ©marrer les nĂ©gociations», observe David Kim, analyste au Stimson Centre, un centre de rĂ©flexion de Washington, soulignant toutefois que les nouvelles discussions en prĂ©paration seront «cruciales».<br />\n«Ce qu\'il faut, c\'est du contenu, pas du théâtre», selon l\'analyste.  </p>\n<p>Ă€ l\'exception de George Bush père, tous les prĂ©sidents amĂ©ricains ont effectuĂ© une visite chargĂ©e de symbole sur la DMZ. Donald Trump aurait dĂ» sacrifier Ă  la tradition lors d\'une première visite en CorĂ©e du Sud en 2017, mais le brouillard avait empĂŞchĂ© son hĂ©licoptère d’atterrir.</p>\n<p>Avant d\'arriver samedi en CorĂ©e du Sud, Donald Trump avait adressĂ© via Twitter une invitation surprise Ă  Kim Jong-un Ă  venir lui dire «bonjour». Mais quelques heures Ă  peine avant l\'heure prĂ©vue pour la rencontre, on ignorait encore si M. Kim se rendrait ou non au rendez-vous.  </p>\n<p>«Ce sera très court, mais ça ne fait rien. Une poignĂ©e de main signifie beaucoup», avait estimĂ© le milliardaire amĂ©ricain. - AfricaLog avec agence</p>\n', created = 1563766931, expire = 1563853331, headers = '', serialized = 0 WHERE cid = '2:daac6ee8a8963b95499d43b7c0bf9ca4' in /home/africalo/public_html/includes/cache.inc on line 109.
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  • user warning: Table './africalo_afrilive/cache_filter' is marked as crashed and should be repaired query: UPDATE cache_filter SET data = '<p>Le Conseil de sĂ©curitĂ© des Nations unies a condamnĂ© fermement la violence au Soudan et appelĂ© les militaires au pouvoir et le mouvement de contestation Ă  travailler ensemble pour trouver une issue Ă  la crise.</p>\n<p>Dans un communiquĂ©, les membres du Conseil de sĂ©curitĂ© de l\'ONU ont demandĂ© la fin immĂ©diate des violences contre les civils et soulignĂ© l\'importance du respect des droits humains.</p>\n<p>La semaine dernière, la Chine et la Russie n\'avaient pas approuvĂ© la publication d\'un texte similaire.  <br />\n«Les membres du Conseil ont condamnĂ© fermement les violences rĂ©centes en RĂ©publique du Soudan», prĂ©cise ce communiquĂ©.  </p>\n<p>Depuis la rĂ©pression sanglante d\'un sit-in le 3 juin dernier devant le QG de l\'armĂ©e Ă  Khartoum, 118 personnes sont mortes et plus de 500 ont Ă©tĂ© blessĂ©es, selon un comitĂ© de mĂ©decins proche de la contestation, la majoritĂ© lors de cette dispersion violente. <br />\n  <br />\nLes autoritĂ©s estiment Ă  61 le nombre de morts, dont 49 par des «tirs Ă  balles rĂ©elles» Ă  Khartoum.    <br />\n«Les membres du Conseil ont appelĂ© toutes les parties Ă  continuer Ă  travailler ensemble vers une solution consensuelle Ă  la crise actuelle», poursuit le texte. <br />\n <br />\nDes diplomates ont prĂ©cisĂ© que le communiquĂ© rĂ©digĂ© par l\'Allemagne et le Royaume-Uni avait rencontrĂ© une certaine rĂ©sistance de la Chine et de la Russie qui ne souhaitaient pas Ă©mettre une condamnation. Mais la formulation ferme a finalement Ă©tĂ© insĂ©rĂ©e.  </p>\n<p>La contestation soudanaise a acceptĂ© mardi de reprendre les discussions avec les militaires au pouvoir afin de trouver une issue Ă  la crise, selon la mĂ©diation Ă©thiopienne.</p>\n<p>L\'Alliance pour la libertĂ© et le changement (ALC), fer de lance de la contestation, a aussi appelĂ© les Soudanais Ă  «reprendre le travail mercredi», après plus de trois jours d\'un mouvement de dĂ©sobĂ©issance civile.  </p>\n<p>Après la chute d\'Omar el-BĂ©chir, les manifestants ont maintenu un sit-in installĂ© depuis le 6 avril devant le QG de l\'armĂ©e pour demander le transfert du pouvoir aux civils. Les deux camps avaient alors entamĂ© des discussions sur la pĂ©riode de transition sans rĂ©ussir Ă  s\'entendre sur la composition d\'une nouvelle instance dirigeante. - AfricaLog avec agence</p>\n', created = 1563766931, expire = 1563853331, headers = '', serialized = 0 WHERE cid = '2:47a2380ac8e5461b5338d12ebeca8eb6' in /home/africalo/public_html/includes/cache.inc on line 109.
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  • user warning: Table './africalo_afrilive/cache_filter' is marked as crashed and should be repaired query: UPDATE cache_filter SET data = '<p>UsĂ©e par l\'interminable saga d\'un Brexit qu\'elle a Ă©chouĂ© Ă  mettre en oeuvre, la première ministre britannique Theresa May, au bord des larmes, a annoncĂ© vendredi sa dĂ©mission, renforçant l\'hypothèse d\'un dĂ©part du Royaume-Uni de l\'UE sans accord.</p>\n<p>Mme May a prĂ©cisĂ© qu\'elle dĂ©missionnerait de ses fonctions de cheffe du Parti conservateur - et donc de cheffe du gouvernement - le 7 juin, dans une allocution prononcĂ©e devant le 10 Downing Street, exprimant «un profond regret de ne pas avoir Ă©tĂ© capable de mettre en oeuvre le Brexit».</p>\n<p>«Ce fut l\'honneur de ma vie d\'ĂŞtre la deuxième femme Ă  occuper le poste de premier ministre» après Margaret Thatcher, a-t-elle ajoutĂ©. Sa voix s\'est cassĂ©e au moment de terminer sa brève dĂ©claration en proclamant son «amour» pour son pays, la dirigeante masquant l\'Ă©motion qui la submergeait en faisant volte-face pour se diriger vers ses bureaux.</p>\n<p>Theresa May avait pris la tĂŞte de l\'exĂ©cutif en juillet 2016, le mois suivant le vote de 52% des Britanniques en faveur d\'une sortie de l\'UE, succĂ©dant Ă  David Cameron.</p>\n<p>Mais cette fille de pasteur de 62 ans, ancienne ministre de l\'IntĂ©rieur, n\'est pas parvenue Ă  rallier derrière sa vision du Brexit une classe politique profondĂ©ment divisĂ©e sur la question, y compris son propre parti.</p>\n<p>En tĂ©moigne l\'accord de divorce qu\'elle a conclu avec Bruxelles, rejetĂ© Ă  trois reprises par les dĂ©putĂ©s britanniques.</p>\n<p>Elle a «politiquement mal Ă©valuĂ© l\'humeur de son pays et de son parti», a taclĂ© sur Twitter le sulfureux europhobe Nigel Farage, patron du Parti du Brexit.</p>\n<p>Le prĂ©sident Trump, qui doit prochainement rencontrer Theresa May lors d\'une visite d\'État au Royaume-Uni du 3 au 5 juin, s\'est dit «dĂ©solé» pour elle et a mĂŞme trouvĂ© quelques mots louangeurs inhabituels Ă  son Ă©gard, la disant «très solide».</p>\n<p>Le mandat de Theresa May, aux allures de chemin de croix tant elle a rencontrĂ© d\'obstacles, de critiques voire de complots au sein de son propre parti, restera comme l\'un des plus courts de l\'histoire des premiers ministres britanniques depuis la Seconde Guerre mondiale.  </p>\n<p>Son successeur sera nommĂ© par le parti conservateur d\'ici le 20 juillet, avec pour grand favori l\'ex ministre des Affaires Ă©trangères Boris Johnson, champion des Brexiters.<br />\nSon arrivĂ©e au pouvoir, ou celle d\'un autre partisan d\'une coupure nette avec l\'UE, rapprocherait le pays d\'un Brexit sans accord, synonyme d\'un retour des formalitĂ©s douanières, un scĂ©nario redoutĂ© par les milieux Ă©conomiques et par l\'Irlande Ă  cause du risque du retour d\'une frontière entre le Sud, membre de l\'UE, et la province britannique du Nord.</p>\n<p>Le premier ministre irlandais Leo Varadkar a ainsi relevĂ© que le dĂ©part de Mme May ouvrait pour le Brexit «une phase qui pourrait ĂŞtre très dangereuse pour l\'Irlande».</p>\n<p>La porte-parole du gouvernement espagnol Isabel Celaa a estimĂ© qu\'un «Brexit dur» paraissait dĂ©sormais «une rĂ©alitĂ© quasi impossible Ă  arrĂŞter».</p>\n<p>La Commission europĂ©enne a soulignĂ© que ce dĂ©part ne changeait «rien» Ă  la position des 27 sur l\'accord de sortie, le premier ministre nĂ©erlandais Mark Rutte allant jusqu\'Ă  affirmer que «l\'accord de retrait n\'est pas ouvert Ă  la renĂ©gociation».</p>\n<p>Mais cette affirmation a Ă©tĂ© tempĂ©rĂ©e par la chancelière allemande Angela Merkel, qui a promis d\'oeuvrer Ă  un «Brexit ordonné», le prĂ©sident français Emmanuel Macron appelant lui Ă  «une clarification rapide».<br />\n«La façon d\'obtenir un bon accord est de se prĂ©parer Ă  une situation de non accord», a dĂ©clarĂ© pour sa part Boris Johnson lors d\'une confĂ©rence en Suisse, Ă  Interlaken, selon l\'agence Bloomberg.</p>\n<p>Le rejet de l\'accord de divorce par les dĂ©putĂ©s a contraint l\'exĂ©cutif britannique Ă  repousser au 31 octobre au plus tard le Brexit, alors qu\'il Ă©tait initialement prĂ©vu le 29 mars, et Ă  organiser les Ă©lections europĂ©ennes en catastrophe</p>\n<p>Le scrutin, qui s\'est tenu jeudi au Royaume-Uni, s\'annonce calamiteux pour les tories, qui termineraient Ă  une humiliante cinquième place (7 %), 30 points derrière le Parti du Brexit, selon un sondage YouGov.</p>\n<p>Mardi, Theresa May avait prĂ©sentĂ© un plan de la «dernière chance» pour tenter de faire passer sa vision du Brexit. En vain : le texte a suscitĂ© un dĂ©luge de critiques tant de l\'opposition travailliste que des eurosceptiques de son propre parti, entraĂ®nant la dĂ©mission mercredi soir de la ministre chargĂ©e des relations avec le Parlement, Andrea Leadsom, dernier clou dans le cercueil de la dirigeante.</p>\n<p>Reste que la tâche de dĂ©tricoter plus de 40 ans de liens avec l\'UE n\'avait rien de facile, souligne Simon Usherwood, politologue de l\'UniversitĂ© de Surrey. «Quiconque dans sa position aurait rencontrĂ© de grandes difficultĂ©s», ajoute-t-il. «L\'Histoire ne retiendra pas d\'elle une image favorable», juge-t-il malgrĂ© tout. - AfricaLog avec agence</p>\n', created = 1563766931, expire = 1563853331, headers = '', serialized = 0 WHERE cid = '2:1316a0bb862b8b9a40d26b5a6102795e' in /home/africalo/public_html/includes/cache.inc on line 109.
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  • user warning: Table './africalo_afrilive/cache_filter' is marked as crashed and should be repaired query: UPDATE cache_filter SET data = '<p>Au Cameroun, «il y a urgence» Ă  accroĂ®tre l\'aide humanitaire et Ă  la financer afin d\'Ă©viter une situation «hors contrĂ´le», a affirmĂ© lundi le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral adjoint de l\'ONU pour les Affaires humanitaires Mark Lowcock, lors d\'une rĂ©union informelle inĂ©dite du Conseil de sĂ©curitĂ© sur ce pays.</p>\n<p>«Un Camerounais sur six a besoin d\'aide humanitaire, de protection», soit 4,3 millions de personnes, notamment des enfants et des femmes. «Huit rĂ©gions sur les dix du pays sont touchĂ©es par la crise humanitaire», a ajoutĂ© Mark Lowcock, lors de cette session organisĂ©e par les États-Unis en dĂ©pit de l\'opposition de YaoundĂ© et des membres africains du Conseil.<br />\nLa situation humanitaire au Cameroun «n\'est pas une menace pour la paix et la sĂ©curitĂ© internationales» et «elle doit ĂŞtre gĂ©rĂ©e par le gouvernement camerounais», a ainsi affirmĂ© Anatolio Ndong Mba, ambassadeur de GuinĂ©e Ă©quatoriale, membre non permanent du Conseil. Il s\'exprimait aussi au nom des deux autres pays africains de cette instance, l\'Afrique du Sud et la CĂ´te d’Ivoire.</p>\n<p>«Ce sont les Africains qui doivent rĂ©gler les problèmes africains», a-t-il ajoutĂ©, en Ă©voquant plusieurs organisations rĂ©gionales africaines. «Pour autant que les autoritĂ©s camerounaises le souhaitent», a-t-il prĂ©cisĂ©.</p>\n<p>Il s\'agissait de la première rĂ©union du Conseil de sĂ©curitĂ© sur ce dossier alors que les grandes puissances avaient privilĂ©giĂ© jusqu\'alors les pressions bilatĂ©rales sur le prĂ©sident Paul Biya pour inverser le cours des choses.  </p>\n<p>La crise a dĂ©butĂ© en 2016 avec des revendications pour davantage de reprĂ©sentativitĂ© anglophone dans ce pays Ă  majoritĂ© francophone, avec un retour au fĂ©dĂ©ralisme. Une minoritĂ© de contestataires rĂ©clamait l\'indĂ©pendance et la proclamation d\'un nouvel État, l\'Ambazonie.</p>\n<p>Face Ă  l\'intransigeance de YaoundĂ© et Ă  la rĂ©pression des manifestations pacifiques, le conflit s\'est durci. Fin 2017, une partie des sĂ©paratistes a pris les armes et des combats les opposent depuis Ă  l’armĂ©e.</p>\n<p>Aujourd\'hui, «500 000 personnes sont des dĂ©placĂ©s internes, la plupart restant cachĂ©es dans des forĂŞts» et «plus de 600 000 enfants sont privĂ©s d\'Ă©ducation» dans les rĂ©gions anglophones du nord et du sud concernĂ©es, a indiquĂ© Mark Lowcock, en dressant un tableau sombre de la situation.</p>\n<p>Face Ă  la dĂ©gradation humanitaire, «nous avons besoin d\'une riposte plus globale», notamment de financement international, a-t-il soulignĂ©. Les besoins sont de 300 millions de dollars mais seulement 38 millions ont Ă©tĂ© mis Ă  disposition, a indiquĂ© le responsable de l’ONU.</p>\n<p>Dans un communiquĂ©, le ministère camerounais des Relations extĂ©rieures a minimisĂ© l\'importance de la rĂ©union de l\'ONU. Il ne s\'agit que d\'un «échange de vues» n\'engageant «en rien» le Conseil, ajoute le communiquĂ© en critiquant «l\'obsession» de pays «à agiter et exagĂ©rer le spectre d\'une crise humanitaire» au Cameroun.</p>\n<p>«Nous faisons face Ă  la sĂ©cession, au terrorisme, Ă  l\'insurrection, et nous y ferons face», a insistĂ© l\'ambassadeur camerounais Ă  l\'ONU, Michel Tommo Monthe. Si de l\'aide est apportĂ©e, elle ne doit pas s\'effectuer «pour mais avec» le Cameroun, a-t-il dit.</p>\n<p>Selon le centre d\'analyses gĂ©opolitiques International Crisis Group, le conflit a fait 1850 morts en vingt mois.</p>\n<p>Le Nigeria accueille 35 000 rĂ©fugiĂ©s, pour la plupart des femmes et des enfants, selon l’ONU.</p>\n<p>Pour l\'ONG Human Rights Watch, les EuropĂ©ens notamment ne sont pas assez actifs sur le dossier du Cameroun.</p>\n<p>Il faut que ce dernier entre dans le programme de travail formel du Conseil de sĂ©curitĂ©, que le gouvernement camerounais lutte contre l\'impunitĂ© pour les crimes commis et qu\'un accès humanitaire bien plus large soit accordĂ©, estime Ilaria Allegrozzi, une chercheuse de HRW dont l\'entrĂ©e au Cameroun a Ă©tĂ© rĂ©cemment refusĂ©e, sans explications. - AfricaLog avec agence</p>\n', created = 1563766931, expire = 1563853331, headers = '', serialized = 0 WHERE cid = '2:444d5f0cf86a979f590bb20fc3b2f902' in /home/africalo/public_html/includes/cache.inc on line 109.
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  • user warning: Table './africalo_afrilive/cache_filter' is marked as crashed and should be repaired query: UPDATE cache_filter SET data = '<p>AntisĂ©mite et anti-Blancs pour certains, dĂ©fenseur des droits des Noirs pour d\'autres, le très controversĂ© leader religieux Louis Farrakhan, dirigeant de l\'organisation Nation of Islam, a Ă©tĂ© obligĂ© de se dĂ©fendre cette semaine des nombreuses accusations portĂ©es contre lui.</p>\n<p>DĂ©jĂ  interdit d\'entrĂ©e au Royaume-Uni pendant plusieurs annĂ©es et persona non grata Ă  la tĂ©lĂ©vision amĂ©ricaine, Louis Farrakhan, 86 ans, a Ă©tĂ© bloquĂ© par Facebook la semaine dernière, le rĂ©seau social mettant en avant ses propos homophobes et antisĂ©mites.</p>\n<p>«Qu\'ai-je fait pour que vous me dĂ©testiez de la sorte ?», a interrogĂ© le leader musulman dans une Ă©glise de Chicago jeudi.  </p>\n<p>«Je ne dĂ©teste pas les Juifs. Personne parmi les miens n\'a commis de crime contre les Juifs», a-t-il ajoutĂ© niant Ă©galement tout racisme, misogynie ou homophobie.  </p>\n<p>Le leader de la Nation of Islam, mouvement mĂ©langeant panafricanisme et religion musulmane et dont Malcom X a Ă©tĂ© l\'un des visages les plus cĂ©lèbres, est notamment connu pour avoir organisĂ© la «Million Man March», au cours de laquelle des centaines de milliers d\'hommes noirs ont marchĂ© sur Washington en 1995.  </p>\n<p>Il a Ă©galement comparĂ© les Juifs Ă  des «termites», appelĂ© Hitler «un grand Homme» et expliquĂ© que les Blancs avaient Ă©tĂ© crĂ©Ă©s par un sorcier malĂ©fique.  </p>\n<p>Jeudi soir, dans l\'Ă©glise de Chicago oĂą il prenait la parole, alors qu\'il tentait de se dĂ©douaner des accusations d\'antisĂ©mitisme, il a dĂ©clarĂ©: «Je n\'ai pas d\'armĂ©e. Je connais juste la vĂ©ritĂ©. Et je suis juste lĂ  pour sĂ©parer les bons Juifs des Juifs sataniques».</p>\n<p>Selon ses soutiens, ses propos sont souvent dĂ©formĂ©s.  <br />\n«S\'ils avaient vraiment Ă©coutĂ© ce qu\'il a Ă  dire, et pas seulement des bouts de discours, cela aiderait», a arguĂ© Enoch Muhammad, 40 ans, membres de la Nation of Islam.<br />\nMais les dĂ©clarations, passĂ©es ou prĂ©sentes, de Louis Farrakhan font grincer des dents Ă  l\'heure oĂą les actes antisĂ©mites sont en augmentation aux États-Unis.<br />\nFin avril, une fusillade survenue dans une synagogue californienne au dernier jour des festivitĂ©s de la Pâque juive a fait un mort et trois blessĂ©s.<br />\nSix mois auparavant, onze personnes avaient Ă©tĂ© fauchĂ©es par les balles dans une synagogue de Pittsburgh, en Pennsylvanie.<br />\nDans les deux cas, les tireurs Ă©taient blancs et d\'extrĂŞme droite.</p>\n<p>NĂ© dans les annĂ©es 30 Ă  New York et Ă©levĂ© dans la tradition chrĂ©tienne, Louis Farrakhan est populaire dans certaines communautĂ©s noires, mettent en avant ses soutiens.  <br />\nDans les ghettos, ses fidèles diffusent des messages de prĂ©vention contre la violence et le leader politico-religieux s\'est assurĂ© le soutien de nombreuses vedettes noires amĂ©ricaines, notamment dans le rap.<br />\nSnoop Dogg est ainsi montĂ© au crĂ©neau quand Facebook a annoncĂ© la suspension de sa page, noyant le rĂ©seau social sous un torrent d\'insultes dans une vidĂ©o postĂ©e sur Instagram.<br />\nLouis Farrakhan Ă©tait au premier rang lors des hommages funèbres Ă  Aretha Franklin, l\'annĂ©e dernière, et au rappeur de Los Angeles Nipsey Hussle cette annĂ©e.</p>\n<p>«L\'ennemi veut qu\'on continue Ă  s\'entretuer», a-t-il dĂ©clarĂ© Ă  l\'endroit oĂą le rappeur a Ă©tĂ© assassinĂ©. «Parce que tant qu\'on continue Ă  s\'entretuer, il peut continuer Ă  exercer son pouvoir avec la tyrannie de ce qu\'on appelle la suprĂ©matie blanche».</p>\n<p>Les mots de Farrakhan rĂ©sonnent «avec la douleur ressentie par de nombreux Noirs amĂ©ricains», estime Misbahudeen Ahmed-Rufai, professeur spĂ©cialisĂ© dans l\'histoire afro-amĂ©ricaine Ă  l\'UniversitĂ© Malcolm X de Chicago.</p>\n<p>«Farrakhan est peut-ĂŞtre l\'antisĂ©mite le plus populaire des États-Unis», assure pour sa part Oren Segal de l\'Anti-Defamation League (ADL), association de lutte contre l’antisĂ©mitisme.</p>\n<p>«On excuse souvent son venin Ă  cause de la manière dont il montre sa solidaritĂ© avec la communauté» noire, ajoute-t-il.  <br />\nLors des funĂ©railles d\'Aretha Franklin Ă  Detroit en dĂ©cembre, le leader politico-religieux Ă©tait assis Ă  seulement quelques sièges de l\'ancien prĂ©sident Bill Clinton. Qui n\'avait pas manquĂ© d\'ĂŞtre critiquĂ© pour cette proximitĂ© physique avec Louis Farrakhan. - AfricaLog avec agence</p>\n', created = 1563766931, expire = 1563853331, headers = '', serialized = 0 WHERE cid = '2:3826cb119bf255e8ccb238ce459e7916' in /home/africalo/public_html/includes/cache.inc on line 109.
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  • user warning: Table './africalo_afrilive/cache_filter' is marked as crashed and should be repaired query: UPDATE cache_filter SET data = '<p>Le procureur gĂ©nĂ©ral des États-Unis, William Barr, a dĂ©voilĂ© jeudi matin une version expurgĂ©e du rapport du procureur spĂ©cial Robert Mueller.</p>\n<p>On y lit notamment que le prĂ©sident Donald Trump a rĂ©agi Ă  la nomination de M. Mueller en prĂ©disant «la fin de (sa) prĂ©sidence».</p>\n<p>Le document contient aussi les rĂ©ponses Ă©crites fournies par M. Trump Ă  M. Mueller. Le prĂ©sident a ainsi rĂ©pondu n\'avoir aucun souvenir de plusieurs Ă©vĂ©nements centraux Ă  l\'enquĂŞte de M. Mueller, notamment une rencontre survenue en 2016 avec une avocate russe qui offrait d\'aider sa campagne. </p>\n<p>M. Trump a aussi tentĂ© Ă  de multiples reprises de prendre le contrĂ´le de l\'enquĂŞte Mueller, selon le rapport.</p>\n<p>

M. Trump a aussi dit ne pas se souvenir d\'avoir Ă©tĂ© informĂ© que le prĂ©sident russe Vladimir Poutine ou un autre leader Ă©tranger souhaitait aider sa campagne ou nuire Ă  celle de Hillary Clinton.</p>\n<p>Lors d\'une confĂ©rence de presse jeudi matin, avant la publication du rapport, M. Barr a indiquĂ© que le document recense dix incidents potentiels d\'entrave Ă  la justice impliquant le prĂ©sident Trump et sur lesquels M. Mueller s\'est penchĂ©.</p>\n<p>M. Mueller et le procureur gĂ©nĂ©ral adjoint Rod Rosenstein ont toutefois conclu que les preuves n\'Ă©taient pas suffisantes pour affirmer que le prĂ©sident avait commis un crime.</p>\n<p>M. Barr a aussi rĂ©vĂ©lĂ© que les avocats du prĂ©sident Trump ont rĂ©visĂ© la version expurgĂ©e du rapport plus tĂ´t cette semaine. Ils n\'auraient demandĂ© aucune Ă©dition supplĂ©mentaire du document.</p>\n<p>L\'avocat de la Maison Blanche a lui aussi rĂ©visĂ© le rapport expurgĂ©. Le prĂ©sident Trump a ensuite dĂ©cidĂ© de ne pas invoquer son privilège exĂ©cutif pour demander le retrait d\'Ă©lĂ©ments additionnels.</p>\n<p>Les dĂ©mocrates rĂ©clament une version complète et non expurgĂ©e du rapport.</p>\n<p>M. Barr s\'est dit prĂŞt Ă  remettre au Congrès une version moins expurgĂ©e du document. Il ne s\'oppose pas non plus Ă  ce que M. Mueller tĂ©moigne devant le Congrès. - AfricaLog avec agence</p>\n', created = 1563766931, expire = 1563853331, headers = '', serialized = 0 WHERE cid = '2:3c3870ef80be5acdd21a7f5fd0b610c8' in /home/africalo/public_html/includes/cache.inc on line 109.
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  • user warning: Table './africalo_afrilive/cache_filter' is marked as crashed and should be repaired query: UPDATE cache_filter SET data = '<p>Le prĂ©sident Omar el-BĂ©chir, qui dirigeait le Soudan d\'une main de fer depuis 30 ans, a Ă©tĂ© renversĂ© par un coup d\'État de l\'armĂ©e, dans le sillage d\'un soulèvement populaire, et remplacĂ© par un «conseil militaire de transition» pour deux ans.</p>\n<p>Plusieurs pays, dont les États-Unis et l\'Union europĂ©enne (UE), ont exhortĂ© les militaires Ă  intĂ©grer les civils pour cette transition.</p>\n<p>Le ministre de la DĂ©fense Awad Ahmed Benawf a Ă©tĂ© nommĂ© Ă  la tĂŞte du Conseil militaire de transition, après avoir annoncĂ© Ă  la tĂ©lĂ©vision d\'État «la chute du rĂ©gime et le placement en dĂ©tention dans un lieu sĂ»r de son chef» Omar el-BĂ©chir.</p>\n<p>Des milliers de manifestants ont marquĂ© leur rejet de la mise en place d\'instances militaires de transition en se rassemblant devant le QG de l\'armĂ©e malgrĂ© le dĂ©but d\'un couvre-feu, imposĂ© par M. Benawf pour un mois de 22h Ă  4h locales.</p>\n<p>L\'armĂ©e a ordonnĂ© en dĂ©but de soirĂ©e aux manifestants de «respecter (le couvre-feu) pour (leur) propre sĂ©curité», laissant planer le risque de violences.</p>\n<p>TĂ´t ce matin, la tĂ©lĂ©vision nationale a interrompu ses programmes et une immense foule s\'est rassemblĂ©e dans le centre de Khartoum, anticipant la destitution du prĂ©sident de 75 ans, au pouvoir depuis un coup d\'État en 1989.</p>\n<p>Après de longues heures d\'attente, les Soudanais ont accueilli en liesse l\'annonce de M. Benawf. «Le rĂ©gime est tombĂ©!», ont scandĂ© les milliers de manifestants qui campent depuis samedi devant le QG de l\'armĂ©e.</p>\n<p>Mais la joie est vite retombĂ©e. Car, outre la destitution du prĂ©sident, M. Benawf a annoncĂ© l\'instauration d\'un «conseil militaire de transition» pour deux ans.</p>\n<p>«Les gens ne veulent pas d\'un conseil militaire de transition» mais «un conseil civil» a dĂ©clarĂ© dans un tweet Alaa Salah, l\'Ă©tudiante devenue «l\'icĂ´ne» du mouvement.</p>\n<p>MalgrĂ© l\'instauration du couvre-feu et l\'avertissement de l\'armĂ©e, des milliers de manifestants se sont rassemblĂ©s devant le QG de l\'institution militaire, qui abrite aussi le ministère de la DĂ©fense et la rĂ©sidence officielle du prĂ©sident.</p>\n<p>«Le sang de nos frères ne doit pas avoir coulĂ© pour rien», a dit un manifestant, dĂ©cidĂ© Ă  braver le couvre-feu, alors que le mouvement de contestation au Soudan, dĂ©butĂ© le 19 dĂ©cembre après la dĂ©cision du gouvernement de tripler le prix du pain, a Ă©tĂ© marquĂ© par la mort de 49 personnes, selon un bilan officiel.</p>\n<p>L\'armĂ©e a proposĂ© «des alternatives» mais s\'est «heurtĂ©e Ă  une volontĂ© de rĂ©soudre le problème en utilisant l\'appareil de sĂ©curitĂ© qui peut conduire Ă  de grosses pertes», a expliquĂ© M. Benawf.</p>\n<p>L\'espace aĂ©rien a Ă©tĂ© fermĂ© pour 24 heures et les frontières terrestres jusqu\'Ă  nouvel ordre, a-t-il dit.</p>\n<p>Pour beaucoup de Soudanais, la nouvelle donne politique n\'est qu\'une «photocopie du rĂ©gime», comme le rĂ©sume un manifestant devant le QG de l\'armĂ©e.</p>\n<p>«Le rĂ©gime a menĂ© un coup d\'État militaire en prĂ©sentant encore les mĂŞmes visages [...] contre lesquels notre peuple s\'est Ă©levé», a rĂ©agi l\'Alliance pour la libertĂ© et le changement (ALC). «Nous appelons notre peuple Ă  continuer son sit-in devant le QG de l\'armĂ©e et Ă  travers le pays».</p>\n<p>Les États-Unis, qui maintiennent des sanctions contre le Soudan, pays sur leur liste d\'États soutenant «le terrorisme», ont exhortĂ© l\'armĂ©e soudanaise Ă  intĂ©grer les civils au gouvernement.</p>\n<p>L\'UE a aussi appelĂ© l\'armĂ©e Ă  un transfert «rapide» du pouvoir aux civils.</p>\n<p>Six capitales, dont Washington et Paris, ont demandĂ© une session d\'urgence du Conseil de sĂ©curitĂ© de l\'ONU sur le Soudan, a priori pour vendredi. Le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l\'ONU, Antonio Guterres, a rĂ©clamĂ© que la transition au Soudan respecte les «aspirations dĂ©mocratiques» du peuple.</p>\n<p>Un cessez-le-feu a aussi Ă©tĂ© annoncĂ© Ă  travers le pays, notamment au Darfour, oĂą un conflit a fait plus de 300 000 morts depuis 2003 selon l’ONU.<br />\nCes dernières annĂ©es, le niveau de violence a toutefois largement diminuĂ© au Darfour, M. BĂ©chir ayant annoncĂ© plusieurs trĂŞves unilatĂ©rales.</p>\n<p>«Nous rejetons entièrement cette \"rĂ©volution de palais\"», a rĂ©agi Abdel Wahid Nur, chef d\'un groupe rebelle du Darfour, «l\'ArmĂ©e de libĂ©ration du Soudan», appelant Ă  «un gouvernement civil de transition».</p>\n<p>En 2009, la Cour pĂ©nale internationale (CPI), basĂ©e Ă  La Haye, a lancĂ© un mandat d\'arrĂŞt contre Omar el-BĂ©chir pour «crimes de guerre» et «contre l\'humanité» au Darfour, ajoutant en 2010 l\'accusation de «gĂ©nocide».</p>\n<p>L\'ONG Amnistie internationale a appelĂ© Ă  «remettre» M. BĂ©chir Ă  la CPI afin qu\'il soit jugĂ© pour ses «crimes innommables».</p>\n<p>Devant le QG de l\'armĂ©e, les contestataires continuent de brandir des drapeaux du Soudan. La scène semble faire Ă©cho Ă  celle observĂ©e pendant des semaines Ă  Alger, Ă  des milliers de kilomètres de lĂ , oĂą les manifestants ont obtenu le 2 avril la dĂ©mission du prĂ©sident algĂ©rien Abdelaziz Bouteflika, après 20 ans au pouvoir.</p>\n<p>L\'Union africaine a critiquĂ© la «prise de pouvoir par l\'armĂ©e» au Soudan, estimant qu\'elle «n\'est pas la rĂ©ponse appropriĂ©e aux dĂ©fis» du pays.</p>\n<p>De son cĂ´tĂ©, l\'Égypte voisine, oĂą l\'armĂ©e avait Ă©galement Ă©jectĂ© Hosni Moubarak du pouvoir en 2011 sous la pression de la rue, s\'est dit «confiante dans la capacitĂ© du peuple et de son armĂ©e» Ă  mener Ă  bien cette transition.</p>\n<p>La Turquie a dit elle espĂ©rer voir le Soudan renouer avec un «processus dĂ©mocratique normal». L\'Allemagne, par la voix de sa ministre de la DĂ©fense, a jugĂ© que la situation donnait une «chance» de parvenir Ă  «une forme de gouvernement dĂ©mocratique».</p>\n<p>Jusque lĂ  fer de lance de la rĂ©pression, le puissant service de renseignement au Soudan (NISS) a fait Ă©tat de la libĂ©ration de tous les prisonniers politiques.</p>\n<p>Ă€ Kassala, le refus d\'officiers de relâcher des prisonniers dĂ©tenus lĂ -bas a suscitĂ© un raid des manifestants dans les locaux du NISS, selon un tĂ©moin. Une attaque similaire a Ă©tĂ© menĂ©e Ă  Port-Soudan par des manifestants antirĂ©gime, selon des tĂ©moins.</p>\n<p>Des foules Ă©taient aussi rassemblĂ©es dans les villes de Madani, Gadaref, Port-Soudan et Al-Obeid.</p>\n<p>L\'ALC a appelĂ© en cours de journĂ©e la population Ă  «ne pas attaquer quiconque ou les biens gouvernementaux et privĂ©s». «Notre rĂ©volution est pacifique», a-t-elle martelĂ© dans un communiquĂ©.</p>\n<p>M. BĂ©chir a tentĂ© de rĂ©primer la contestation par la force avant d\'instaurer le 22 fĂ©vrier l\'Ă©tat d\'urgence Ă  l\'Ă©chelle nationale.</p>\n<p>BĂ©chir parti, l\'ONG Amnistie internationale a appelĂ© jeudi les nouvelles autoritĂ©s Ă  «mettre fin dĂ©finitivement Ă  une ère de massacres et d\'oppression» au Soudan. - AfricaLog avec agence</p>\n', created = 1563766931, expire = 1563853331, headers = '', serialized = 0 WHERE cid = '2:8a0fd9c4330e88db519d29789f4b3c22' in /home/africalo/public_html/includes/cache.inc on line 109.
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  • user warning: Table './africalo_afrilive/cache_filter' is marked as crashed and should be repaired query: UPDATE cache_filter SET data = '<p>Le prĂ©sident dĂ©missionnaire Abdelaziz Bouteflika «demande pardon» aux AlgĂ©riens dans une lettre «d\'adieux», tout en assurant avoir gouvernĂ© avec «sincĂ©ritĂ© et loyauté», au lendemain de son dĂ©part du pouvoir sous la pression de la rue.</p>\n<p>«Je quitte la scène politique sans tristesse ni peur pour l\'avenir de notre pays» et «je vous exhorte Ă  demeurer unis, Ă  ne jamais vous diviser», indique notamment M. Bouteflika dans cette lettre adressĂ©e Ă  «ses chères soeurs» et «chers frères» algĂ©riens.</p>\n<p>«Je ne puis achever mon parcours prĂ©sidentiel sans vous adresser un ultime message» et «demander pardon Ă  ceux, parmi les enfants de ma patrie, envers lesquels j\'aurais, sans le vouloir, manquĂ© Ă  mon devoir en dĂ©pit de mon profond attachement Ă  ĂŞtre au service de tous les AlgĂ©riens et AlgĂ©riennes», poursuit l\'ancien prĂ©sident, qui se prĂ©sente comme «dĂ©sormais simple citoyen».</p>\n<p>Ă€ la tĂŞte de l\'État pendant 20 ans, plus qu\'aucun de ses prĂ©dĂ©cesseurs, M. Bouteflika se dit «fier» de sa «contribution Ă  ce que l\'AlgĂ©rie ait amorcĂ© le 21e siècle en Ă©tant dans une situation meilleure» et des «progrès notables, rĂ©alisĂ©s dans tous les domaines, en faveur du peuple algĂ©rien».</p>\n<p>«J\'ai consacrĂ© ces 20 dernières annĂ©es Ă  votre service, et Dieu est tĂ©moin de ma sincĂ©ritĂ© et de ma loyauté», poursuit M. Bouteflika, Ă©voquant ses actions «certaines satisfaisantes et d\'autres moins, le propre de l\'action humaine Ă©tant qu\'elle est toujours Ă  parfaire».  </p>\n<p>«L\'erreur Ă©tant humaine, je vous demande pardon pour tout manquement, par une parole ou un geste, Ă  votre Ă©gard» et «comme toute chose a une fin, je vous fais mes adieux mĂŞme s\'il n\'est pas facile pour moi de vous exprimer toute la sincĂ©ritĂ© de mes sentiments», ajoute le chef de l\'État dĂ©chu.</p>\n<p>ConfrontĂ© Ă  près d\'un mois d\'une contestation inĂ©dite, et dĂ©fiĂ© ces derniers jours par l\'armĂ©e, M. Bouteflika a finalement remis mardi soir sa dĂ©mission.</p>\n<p>Dans sa lettre, il indique se «retirer dĂ©sormais chez (lui)», sans autre prĂ©cision. - AfricaLog avec agence</p>\n', created = 1563766931, expire = 1563853331, headers = '', serialized = 0 WHERE cid = '2:63b396377e3064f05fdae1c397e81c17' in /home/africalo/public_html/includes/cache.inc on line 109.
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  • user warning: Table './africalo_afrilive/cache_filter' is marked as crashed and should be repaired query: UPDATE cache_filter SET data = '<p>Le chauffeur ayant dĂ©routĂ© son bus scolaire vers l\'aĂ©roport de Milan voulait se servir des 51 Ă©lèves qui Ă©taient Ă  bord comme «bouclier» humain, puis s\'envoler vers l\'Afrique, a-t-il confiĂ© aux enquĂŞteurs, citĂ©s par les mĂ©dias.</p>\n<p>«Je voulais aller sur la piste de l\'aĂ©roport de Linate avec les enfants que j\'aurais utilisĂ©s comme un bouclier, et de lĂ  partir en avion pour l\'Afrique de manière Ă©clatante», a-t-il expliquĂ© lors de l\'un de ses premiers interrogatoires, citĂ© par le journal Corriere della Sera.</p>\n<p>«Je ne voulais faire de mal Ă  personne», a assurĂ© le chauffeur d\'origine sĂ©nĂ©galaise Ousseynou Sy, qui a Ă©tĂ© bloquĂ© par des carabiniers sur la route avant de mettre le feu au bus. Tous les enfants Ă©taient parvenus in extremis Ă  s\'Ă©chapper par des vitres arrières brisĂ©es par les militaires.</p>\n<p>Il a justifiĂ© son geste en affirmant vouloir attirer l\'attention sur le drame des migrants morts en MĂ©diterranĂ©e.  </p>\n<p>Vendredi, il a rĂ©itĂ©rĂ© cette volontĂ© de ne pas faire de mal aux enfants, lors d\'un nouvel interrogatoire, selon les mĂ©dias italiens.</p>\n<p>«J\'entendais les voix des enfants en mer qui me disaient : \"Fais quelque chose d\'Ă©clatant pour nous mais sans faire de mal aux enfants», a-t-il dĂ©clarĂ© aux enquĂŞteurs, selon ces sources.</p>\n<p>Paroles dĂ©lirantes laissant penser Ă  un moment de folie? L\'avocat d\'Ousseynou Sy a en tout cas demandĂ© une expertise psychiatrique pour son client.</p>\n<p>L\'homme de 47 ans aurait selon le Corriere della Sera exprimĂ© sa haine «des blancs» qui ont «envahi et colonisé» l\'Afrique, obligeant aujourd\'hui les Africains Ă  Ă©migrer et «mourir en MĂ©diterranĂ©e».</p>\n<p>Le chef de la cellule antiterrorisme de Milan, Alberto Nobili, a d\'ailleurs indiquĂ© que l\'homme avait postĂ© sur YouTube une vidĂ©o avec pour message «Afrique soulève-toi».</p>\n<p>Le chauffeur a aussi confiĂ© aux enquĂŞteurs que la saisie mardi par l\'Italie du navire humanitaire Mare Jonio, bloquĂ© au large de l\'Ă®le italienne de Lampedusa avec 48 migrants Ă  bord, avait constituĂ© pour lui un facteur dĂ©clenchant.</p>\n<p>Citoyen italien depuis 18 ans, il n\'a exprimĂ© aucun regret pour son action. «C\'Ă©tait une chose que je devais faire et que je referais. Cent fois. Pourquoi l\'ai-je fait ? Pour envoyer un signal Ă  l\'Afrique. Les Africains doivent rester en Afrique».  </p>\n<p>Il confirme en outre avoir mĂ»ri sa dĂ©cision depuis quelque temps.</p>\n<p>Le quotidien Messagero rapporte d\'ailleurs vendredi qu\'il aurait fait une première tentative deux jours avant les faits. «Il a essayĂ© de changer de parcours, mais un professeur est intervenu et a dit \"Qu\'est-ce que tu fais ? Prends la bonne route\"», ont rapportĂ© trois Ă©lèves au journal. Ce jour lĂ , le chauffeur leur Ă©tait apparu particulièrement nerveux et aurait insultĂ© un jeune.</p>\n<p>Luigi di Maio, vice-premier ministre et chef de file du Mouvement Cinq Étoiles, a dĂ» une nouvelle fois se dĂ©fendre vendredi de jeter de l\'huile sur le feu dans son pays, aux cĂ´tĂ©s de son partenaire au gouvernement Matteo Salvini, chef de La Ligue.</p>\n<p>«Il faut que le ton reste mesurĂ©, je suis d\'accord, mais les partis d\'opposition se livrent eux-mĂŞmes Ă  une instrumentalisation en parlant de haine quand cela n\'est pas nĂ©cessaire», a-t-il affirmĂ©.</p>\n<p>Pour lui, le chauffeur est avant tout «un criminel» et «mĂŞme si sa naissance avait eu lieu en Italie, il resterait un criminel».</p>\n<p>Le ministre de l\'IntĂ©rieur du gouvernement sortant, Marco Minniti, avait estimĂ© jeudi qu\'un «continuel bombardement mĂ©diatique (Ă©tait) dangereux, car les mots ont un poids».</p>\n<p>En fĂ©vrier 2018, avant les Ă©lections qui ont menĂ© au pouvoir la coalition populiste, un militant italien d\'extrĂŞme droite, Luca Traini, avait tirĂ© sur une dizaine d\'Africains Ă  Macerata pour venger le meurtre d\'une jeune femme attribuĂ© Ă  un dealer nigĂ©rian.  </p>\n<p>Brenton Tarrant, qui vient d\'ĂŞtre inculpĂ© en Nouvelle-ZĂ©lande pour le massacre de 49 fidèles dans des mosquĂ©es de Christchuch, avait inscrit le nom de Luca Traini sur l\'une des ses armes.</p>\n<p>«Baisser le ton me paraĂ®t fondamental» a estimĂ© vendredi le procureur national anti-mafia Cafiero de Raho, Ă  La Stampa. «N\'oublions pas l\'existence d\'un fort extrĂ©misme de droite qui se nourrit de haine raciale et d\'un dangereux terrorisme anarco-insurrectionnel qui surfe sur les thèmes de l\'immigration», a-t-il insistĂ©. - AfricaLog avec agence</p>\n', created = 1563766931, expire = 1563853331, headers = '', serialized = 0 WHERE cid = '2:0cc5898bfd0227a66cee780d7d53421c' in /home/africalo/public_html/includes/cache.inc on line 109.
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Les noirs ont désormais le droit de porter leurs cheveux naturels

Jul 04, 2019
Les noirs ont désormais le droit de porter leurs cheveux naturels

La Californie est devenue le premier État américain à interdire «la discrimination raciale fondée sur les cheveux» avec une loi qui autorise de fait le port de la coupe afro, des tresses ou des dreadlocks à l'école ou sur le lieu de travail.

Cette loi vise explicitement à protéger les Noirs qui sont parfois en butte à des règlements vexatoires. Elle a été adoptée à l'unanimité par les deux chambres californiennes et doit entrer en vigueur le 1er janvier prochain.

La loi a été rédigée et portée par la sénatrice démocrate de Los Angeles Holly Mitchell, elle-même noire et arborant fréquemment des micro-tresses.  

«Cette loi protège le droit des Californiens noirs à porter leurs cheveux naturels, sans pression pour se conformer à des normes euro-centrées», a expliqué l'élue.

«Pour nous, c'est un symbole de qui nous sommes. Quand je me faisais des dreadlocks voici 15 ans, je savais que c'était une déclaration à la fois sociale et politique adressée au monde extérieur», a-t-elle expliqué.

Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a quant à lui évoqué un étudiant contraint, en décembre dernier dans le New Jersey, par un arbitre de couper ses dreadlocks s'il voulait prendre part à une compétition de lutte, sous peine d'être déclaré forfait.

L'adolescent avait le choix entre «perdre une compétition sportive et perdre son identité», a déploré M. Newsom.

«Ça se passe sur le lieu de travail, dans les écoles, pas seulement lors de compétitions sportives, chaque jour partout en Amérique, de manière voilée ou flagrante», a ajouté le gouverneur mercredi en signant cette nouvelle loi.

Selon le texte, les cheveux «restent une cause répandue de discrimination raciale avec des conséquences économiques et sanitaires graves, spécialement pour les individus noirs». Ils ne pourront plus désormais être invoqués pour refuser un emploi, un logement, etc., pas plus que le sexe, la religion ou l'origine ethnique.

Les employeurs pourront toujours faire appliquer certains règlements liés à la sécurité ou à l'hygiène, comme le port d'un filet sur les cheveux, pourvu qu'ils ne soient pas discriminatoires et s'appliquent à tout le monde, soulignent les services du gouverneur dans un communiqué.

La ville de New York a adopté une législation similaire au début de l’année. - AfricaLog avec agence

Trump écrit l'histoire avec “son ami” Kim Jong-un

Jun 30, 2019
Trump écrit l'histoire avec “son ami” Kim Jong-un

Donald Trump a quitté Séoul dimanche soir à bord d'Air Force One, au terme d'une visite historique dans la péninsule coréenne, qui l'a vu fouler le sol de la Corée du Nord, une première pour un président américain.

Le milliardaire doit regagner Washington après avoir rencontré dans la journée le numéro un nord-coréen Kim Jong-un dans la Zone démilitarisée entre les deux Corées.  
Cette rencontre a permis de réamorcer les discussions sur le programme nucléaire de Pyongyang, un peu plus d'un an après leur premier sommet de Singapour et l'échec de celui de Hanoï en février dernier.

Les deux hommes se sont retrouvés, pour la troisième fois, dans un cadre emblématique : la Zone démilitarisée (DMZ) qui sépare les deux Corées depuis la fin de la guerre (1950-53), qui a vu s'affronter également la Chine et les États-Unis.


Accompagné du numéro un nord-coréen vêtu de son traditionnel costume Mao anthracite, Donald Trump a franchi la ligne en béton qui matérialise la frontière, et marché brièvement en territoire nord-coréen avant de faire demi-tour.
Les deux hommes ont ensuite posé pour les photographes derrière la ligne de démarcation du village de Panmunjom, où fut signé l'armistice de 1953.

«C'est un grand jour pour le monde», s'est félicité le président américain, se disant «fier d'avoir franchi cette ligne». De son côté, Kim Jong-un a espéré «surmonter les obstacles» grâce à ses liens «merveilleux» avec M. Trump.

«Le fait que les deux pays, en dépit d'une longue relation d'hostilité, aient pu se serrer la main pour la paix à l'endroit qui symbolise la division [...] démontre que le présent est meilleur que le passé», a observé Kim Jong-un.

La veille, Donald Trump lui avait lancé sur Twitter une invitation surprise «juste pour lui serrer la main et lui dire bonjour». Cette initiative est intervenue peu avant une rencontre très attendue avec le président chinois Xi Jinping portant sur la guerre commerciale, en marge du sommet du G20 au Japon.

Après un entretien d'environ 45 minutes côté sud, M. Trump a ensuite raccompagné Kim Jong-un vers son pays, cette fois en compagnie du président sud-coréen Moon Jae-in.
Prenant la parole devant les journalistes, le président américain a annoncé qu'il avait invité M. Kim à se rendre aux États-Unis, mais sans préciser de date. «Cela se fera un jour ou l'autre», a-t-il simplement remarqué.

À plus court terme, le milliardaire a annoncé que des négociateurs des deux pays reprendraient leurs discussions «d'ici deux à trois semaines» à propos du programme nucléaire de Pyongyang.

La question de la dénucléarisation de la Corée du Nord continue de bloquer le processus de détente. L'administration Trump exige que Pyongyang renonce définitivement à son programme nucléaire avant d'envisager une levée des sanctions internationales, ce que le Nord refuse.

La rencontre de Panmunjom ne suffira probablement pas à régler le délicat dossier nucléaire nord-coréen, remarquent les analystes. Mais le symbole est important pour deux pays qui se menaçaient mutuellement d'annihilation il y a encore un an et demi.

La rencontre a «le potentiel de redémarrer les négociations», observe David Kim, analyste au Stimson Centre, un centre de réflexion de Washington, soulignant toutefois que les nouvelles discussions en préparation seront «cruciales».
«Ce qu'il faut, c'est du contenu, pas du théâtre», selon l'analyste.  

À l'exception de George Bush père, tous les présidents américains ont effectué une visite chargée de symbole sur la DMZ. Donald Trump aurait dû sacrifier à la tradition lors d'une première visite en Corée du Sud en 2017, mais le brouillard avait empêché son hélicoptère d’atterrir.

Avant d'arriver samedi en Corée du Sud, Donald Trump avait adressé via Twitter une invitation surprise à Kim Jong-un à venir lui dire «bonjour». Mais quelques heures à peine avant l'heure prévue pour la rencontre, on ignorait encore si M. Kim se rendrait ou non au rendez-vous.  

«Ce sera très court, mais ça ne fait rien. Une poignée de main signifie beaucoup», avait estimé le milliardaire américain. - AfricaLog avec agence

L'ONU condamne la violence au Soudan

Jun 12, 2019
L'ONU condamne la violence au Soudan

Le Conseil de sécurité des Nations unies a condamné fermement la violence au Soudan et appelé les militaires au pouvoir et le mouvement de contestation à travailler ensemble pour trouver une issue à la crise.

Dans un communiqué, les membres du Conseil de sécurité de l'ONU ont demandé la fin immédiate des violences contre les civils et souligné l'importance du respect des droits humains.

La semaine dernière, la Chine et la Russie n'avaient pas approuvé la publication d'un texte similaire.  
«Les membres du Conseil ont condamné fermement les violences récentes en République du Soudan», précise ce communiqué.  

Depuis la répression sanglante d'un sit-in le 3 juin dernier devant le QG de l'armée à Khartoum, 118 personnes sont mortes et plus de 500 ont été blessées, selon un comité de médecins proche de la contestation, la majorité lors de cette dispersion violente. 
  
Les autorités estiment à 61 le nombre de morts, dont 49 par des «tirs à balles réelles» à Khartoum.    
«Les membres du Conseil ont appelé toutes les parties à continuer à travailler ensemble vers une solution consensuelle à la crise actuelle», poursuit le texte. 
 
Des diplomates ont précisé que le communiqué rédigé par l'Allemagne et le Royaume-Uni avait rencontré une certaine résistance de la Chine et de la Russie qui ne souhaitaient pas émettre une condamnation. Mais la formulation ferme a finalement été insérée.  

La contestation soudanaise a accepté mardi de reprendre les discussions avec les militaires au pouvoir afin de trouver une issue à la crise, selon la médiation éthiopienne.

L'Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance de la contestation, a aussi appelé les Soudanais à «reprendre le travail mercredi», après plus de trois jours d'un mouvement de désobéissance civile.  

Après la chute d'Omar el-Béchir, les manifestants ont maintenu un sit-in installé depuis le 6 avril devant le QG de l'armée pour demander le transfert du pouvoir aux civils. Les deux camps avaient alors entamé des discussions sur la période de transition sans réussir à s'entendre sur la composition d'une nouvelle instance dirigeante. - AfricaLog avec agence

La première ministre britannique démissionne

May 24, 2019
La première ministre britannique démissionne

Usée par l'interminable saga d'un Brexit qu'elle a échoué à mettre en oeuvre, la première ministre britannique Theresa May, au bord des larmes, a annoncé vendredi sa démission, renforçant l'hypothèse d'un départ du Royaume-Uni de l'UE sans accord.

Mme May a précisé qu'elle démissionnerait de ses fonctions de cheffe du Parti conservateur - et donc de cheffe du gouvernement - le 7 juin, dans une allocution prononcée devant le 10 Downing Street, exprimant «un profond regret de ne pas avoir été capable de mettre en oeuvre le Brexit».

«Ce fut l'honneur de ma vie d'être la deuxième femme à occuper le poste de premier ministre» après Margaret Thatcher, a-t-elle ajouté. Sa voix s'est cassée au moment de terminer sa brève déclaration en proclamant son «amour» pour son pays, la dirigeante masquant l'émotion qui la submergeait en faisant volte-face pour se diriger vers ses bureaux.

Theresa May avait pris la tête de l'exécutif en juillet 2016, le mois suivant le vote de 52% des Britanniques en faveur d'une sortie de l'UE, succédant à David Cameron.

Mais cette fille de pasteur de 62 ans, ancienne ministre de l'Intérieur, n'est pas parvenue à rallier derrière sa vision du Brexit une classe politique profondément divisée sur la question, y compris son propre parti.

En témoigne l'accord de divorce qu'elle a conclu avec Bruxelles, rejeté à trois reprises par les députés britanniques.

Elle a «politiquement mal évalué l'humeur de son pays et de son parti», a taclé sur Twitter le sulfureux europhobe Nigel Farage, patron du Parti du Brexit.

Le président Trump, qui doit prochainement rencontrer Theresa May lors d'une visite d'État au Royaume-Uni du 3 au 5 juin, s'est dit «désolé» pour elle et a même trouvé quelques mots louangeurs inhabituels à son égard, la disant «très solide».

Le mandat de Theresa May, aux allures de chemin de croix tant elle a rencontré d'obstacles, de critiques voire de complots au sein de son propre parti, restera comme l'un des plus courts de l'histoire des premiers ministres britanniques depuis la Seconde Guerre mondiale.  

Son successeur sera nommé par le parti conservateur d'ici le 20 juillet, avec pour grand favori l'ex ministre des Affaires étrangères Boris Johnson, champion des Brexiters.
Son arrivée au pouvoir, ou celle d'un autre partisan d'une coupure nette avec l'UE, rapprocherait le pays d'un Brexit sans accord, synonyme d'un retour des formalités douanières, un scénario redouté par les milieux économiques et par l'Irlande à cause du risque du retour d'une frontière entre le Sud, membre de l'UE, et la province britannique du Nord.

Le premier ministre irlandais Leo Varadkar a ainsi relevé que le départ de Mme May ouvrait pour le Brexit «une phase qui pourrait être très dangereuse pour l'Irlande».

La porte-parole du gouvernement espagnol Isabel Celaa a estimé qu'un «Brexit dur» paraissait désormais «une réalité quasi impossible à arrêter».

La Commission européenne a souligné que ce départ ne changeait «rien» à la position des 27 sur l'accord de sortie, le premier ministre néerlandais Mark Rutte allant jusqu'à affirmer que «l'accord de retrait n'est pas ouvert à la renégociation».

Mais cette affirmation a été tempérée par la chancelière allemande Angela Merkel, qui a promis d'oeuvrer à un «Brexit ordonné», le président français Emmanuel Macron appelant lui à «une clarification rapide».
«La façon d'obtenir un bon accord est de se préparer à une situation de non accord», a déclaré pour sa part Boris Johnson lors d'une conférence en Suisse, à Interlaken, selon l'agence Bloomberg.

Le rejet de l'accord de divorce par les députés a contraint l'exécutif britannique à repousser au 31 octobre au plus tard le Brexit, alors qu'il était initialement prévu le 29 mars, et à organiser les élections européennes en catastrophe

Le scrutin, qui s'est tenu jeudi au Royaume-Uni, s'annonce calamiteux pour les tories, qui termineraient à une humiliante cinquième place (7 %), 30 points derrière le Parti du Brexit, selon un sondage YouGov.

Mardi, Theresa May avait présenté un plan de la «dernière chance» pour tenter de faire passer sa vision du Brexit. En vain : le texte a suscité un déluge de critiques tant de l'opposition travailliste que des eurosceptiques de son propre parti, entraînant la démission mercredi soir de la ministre chargée des relations avec le Parlement, Andrea Leadsom, dernier clou dans le cercueil de la dirigeante.

Reste que la tâche de détricoter plus de 40 ans de liens avec l'UE n'avait rien de facile, souligne Simon Usherwood, politologue de l'Université de Surrey. «Quiconque dans sa position aurait rencontré de grandes difficultés», ajoute-t-il. «L'Histoire ne retiendra pas d'elle une image favorable», juge-t-il malgré tout. - AfricaLog avec agence

Au Cameroun de Paul Biya, «il y a urgence»

May 15, 2019
Au Cameroun de Paul Biya, «il y a urgence»

Au Cameroun, «il y a urgence» à accroître l'aide humanitaire et à la financer afin d'éviter une situation «hors contrôle», a affirmé lundi le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires Mark Lowcock, lors d'une réunion informelle inédite du Conseil de sécurité sur ce pays.

«Un Camerounais sur six a besoin d'aide humanitaire, de protection», soit 4,3 millions de personnes, notamment des enfants et des femmes. «Huit régions sur les dix du pays sont touchées par la crise humanitaire», a ajouté Mark Lowcock, lors de cette session organisée par les États-Unis en dépit de l'opposition de Yaoundé et des membres africains du Conseil.
La situation humanitaire au Cameroun «n'est pas une menace pour la paix et la sécurité internationales» et «elle doit être gérée par le gouvernement camerounais», a ainsi affirmé Anatolio Ndong Mba, ambassadeur de Guinée équatoriale, membre non permanent du Conseil. Il s'exprimait aussi au nom des deux autres pays africains de cette instance, l'Afrique du Sud et la Côte d’Ivoire.

«Ce sont les Africains qui doivent régler les problèmes africains», a-t-il ajouté, en évoquant plusieurs organisations régionales africaines. «Pour autant que les autorités camerounaises le souhaitent», a-t-il précisé.

Il s'agissait de la première réunion du Conseil de sécurité sur ce dossier alors que les grandes puissances avaient privilégié jusqu'alors les pressions bilatérales sur le président Paul Biya pour inverser le cours des choses.  

La crise a débuté en 2016 avec des revendications pour davantage de représentativité anglophone dans ce pays à majorité francophone, avec un retour au fédéralisme. Une minorité de contestataires réclamait l'indépendance et la proclamation d'un nouvel État, l'Ambazonie.

Face à l'intransigeance de Yaoundé et à la répression des manifestations pacifiques, le conflit s'est durci. Fin 2017, une partie des séparatistes a pris les armes et des combats les opposent depuis à l’armée.

Aujourd'hui, «500 000 personnes sont des déplacés internes, la plupart restant cachées dans des forêts» et «plus de 600 000 enfants sont privés d'éducation» dans les régions anglophones du nord et du sud concernées, a indiqué Mark Lowcock, en dressant un tableau sombre de la situation.

Face à la dégradation humanitaire, «nous avons besoin d'une riposte plus globale», notamment de financement international, a-t-il souligné. Les besoins sont de 300 millions de dollars mais seulement 38 millions ont été mis à disposition, a indiqué le responsable de l’ONU.

Dans un communiqué, le ministère camerounais des Relations extérieures a minimisé l'importance de la réunion de l'ONU. Il ne s'agit que d'un «échange de vues» n'engageant «en rien» le Conseil, ajoute le communiqué en critiquant «l'obsession» de pays «à agiter et exagérer le spectre d'une crise humanitaire» au Cameroun.

«Nous faisons face à la sécession, au terrorisme, à l'insurrection, et nous y ferons face», a insisté l'ambassadeur camerounais à l'ONU, Michel Tommo Monthe. Si de l'aide est apportée, elle ne doit pas s'effectuer «pour mais avec» le Cameroun, a-t-il dit.

Selon le centre d'analyses géopolitiques International Crisis Group, le conflit a fait 1850 morts en vingt mois.

Le Nigeria accueille 35 000 réfugiés, pour la plupart des femmes et des enfants, selon l’ONU.

Pour l'ONG Human Rights Watch, les Européens notamment ne sont pas assez actifs sur le dossier du Cameroun.

Il faut que ce dernier entre dans le programme de travail formel du Conseil de sécurité, que le gouvernement camerounais lutte contre l'impunité pour les crimes commis et qu'un accès humanitaire bien plus large soit accordé, estime Ilaria Allegrozzi, une chercheuse de HRW dont l'entrée au Cameroun a été récemment refusée, sans explications. - AfricaLog avec agence

Bloqué sur Facebook, Farrakhan nie tout antisémitisme

May 12, 2019
Bloqué sur Facebook, Farrakhan nie tout antisémitisme

Antisémite et anti-Blancs pour certains, défenseur des droits des Noirs pour d'autres, le très controversé leader religieux Louis Farrakhan, dirigeant de l'organisation Nation of Islam, a été obligé de se défendre cette semaine des nombreuses accusations portées contre lui.

Déjà interdit d'entrée au Royaume-Uni pendant plusieurs années et persona non grata à la télévision américaine, Louis Farrakhan, 86 ans, a été bloqué par Facebook la semaine dernière, le réseau social mettant en avant ses propos homophobes et antisémites.

«Qu'ai-je fait pour que vous me détestiez de la sorte ?», a interrogé le leader musulman dans une église de Chicago jeudi.  

«Je ne déteste pas les Juifs. Personne parmi les miens n'a commis de crime contre les Juifs», a-t-il ajouté niant également tout racisme, misogynie ou homophobie.  

Le leader de la Nation of Islam, mouvement mélangeant panafricanisme et religion musulmane et dont Malcom X a été l'un des visages les plus célèbres, est notamment connu pour avoir organisé la «Million Man March», au cours de laquelle des centaines de milliers d'hommes noirs ont marché sur Washington en 1995.  

Il a également comparé les Juifs à des «termites», appelé Hitler «un grand Homme» et expliqué que les Blancs avaient été créés par un sorcier maléfique.  

Jeudi soir, dans l'église de Chicago où il prenait la parole, alors qu'il tentait de se dédouaner des accusations d'antisémitisme, il a déclaré: «Je n'ai pas d'armée. Je connais juste la vérité. Et je suis juste là pour séparer les bons Juifs des Juifs sataniques».

Selon ses soutiens, ses propos sont souvent déformés.  
«S'ils avaient vraiment écouté ce qu'il a à dire, et pas seulement des bouts de discours, cela aiderait», a argué Enoch Muhammad, 40 ans, membres de la Nation of Islam.
Mais les déclarations, passées ou présentes, de Louis Farrakhan font grincer des dents à l'heure où les actes antisémites sont en augmentation aux États-Unis.
Fin avril, une fusillade survenue dans une synagogue californienne au dernier jour des festivités de la Pâque juive a fait un mort et trois blessés.
Six mois auparavant, onze personnes avaient été fauchées par les balles dans une synagogue de Pittsburgh, en Pennsylvanie.
Dans les deux cas, les tireurs Ă©taient blancs et d'extrĂŞme droite.

Né dans les années 30 à New York et élevé dans la tradition chrétienne, Louis Farrakhan est populaire dans certaines communautés noires, mettent en avant ses soutiens.  
Dans les ghettos, ses fidèles diffusent des messages de prévention contre la violence et le leader politico-religieux s'est assuré le soutien de nombreuses vedettes noires américaines, notamment dans le rap.
Snoop Dogg est ainsi monté au créneau quand Facebook a annoncé la suspension de sa page, noyant le réseau social sous un torrent d'insultes dans une vidéo postée sur Instagram.
Louis Farrakhan était au premier rang lors des hommages funèbres à Aretha Franklin, l'année dernière, et au rappeur de Los Angeles Nipsey Hussle cette année.

«L'ennemi veut qu'on continue à s'entretuer», a-t-il déclaré à l'endroit où le rappeur a été assassiné. «Parce que tant qu'on continue à s'entretuer, il peut continuer à exercer son pouvoir avec la tyrannie de ce qu'on appelle la suprématie blanche».

Les mots de Farrakhan résonnent «avec la douleur ressentie par de nombreux Noirs américains», estime Misbahudeen Ahmed-Rufai, professeur spécialisé dans l'histoire afro-américaine à l'Université Malcolm X de Chicago.

«Farrakhan est peut-être l'antisémite le plus populaire des États-Unis», assure pour sa part Oren Segal de l'Anti-Defamation League (ADL), association de lutte contre l’antisémitisme.

«On excuse souvent son venin à cause de la manière dont il montre sa solidarité avec la communauté» noire, ajoute-t-il.  
Lors des funérailles d'Aretha Franklin à Detroit en décembre, le leader politico-religieux était assis à seulement quelques sièges de l'ancien président Bill Clinton. Qui n'avait pas manqué d'être critiqué pour cette proximité physique avec Louis Farrakhan. - AfricaLog avec agence

Trump anticipait la fin de sa présidence

Apr 18, 2019
Trump anticipait la fin de sa présidence

Le procureur général des États-Unis, William Barr, a dévoilé jeudi matin une version expurgée du rapport du procureur spécial Robert Mueller.

On y lit notamment que le président Donald Trump a réagi à la nomination de M. Mueller en prédisant «la fin de (sa) présidence».

Le document contient aussi les réponses écrites fournies par M. Trump à M. Mueller. Le président a ainsi répondu n'avoir aucun souvenir de plusieurs événements centraux à l'enquête de M. Mueller, notamment une rencontre survenue en 2016 avec une avocate russe qui offrait d'aider sa campagne.

M. Trump a aussi tenté à de multiples reprises de prendre le contrôle de l'enquête Mueller, selon le rapport.



M. Trump a aussi dit ne pas se souvenir d'avoir été informé que le président russe Vladimir Poutine ou un autre leader étranger souhaitait aider sa campagne ou nuire à celle de Hillary Clinton.

Lors d'une conférence de presse jeudi matin, avant la publication du rapport, M. Barr a indiqué que le document recense dix incidents potentiels d'entrave à la justice impliquant le président Trump et sur lesquels M. Mueller s'est penché.

M. Mueller et le procureur général adjoint Rod Rosenstein ont toutefois conclu que les preuves n'étaient pas suffisantes pour affirmer que le président avait commis un crime.

M. Barr a aussi révélé que les avocats du président Trump ont révisé la version expurgée du rapport plus tôt cette semaine. Ils n'auraient demandé aucune édition supplémentaire du document.

L'avocat de la Maison Blanche a lui aussi révisé le rapport expurgé. Le président Trump a ensuite décidé de ne pas invoquer son privilège exécutif pour demander le retrait d'éléments additionnels.

Les démocrates réclament une version complète et non expurgée du rapport.

M. Barr s'est dit prêt à remettre au Congrès une version moins expurgée du document. Il ne s'oppose pas non plus à ce que M. Mueller témoigne devant le Congrès. - AfricaLog avec agence

Béchir destitué après des semaines de contestation

Apr 12, 2019
Béchir  destitué après des semaines de contestation

Le président Omar el-Béchir, qui dirigeait le Soudan d'une main de fer depuis 30 ans, a été renversé par un coup d'État de l'armée, dans le sillage d'un soulèvement populaire, et remplacé par un «conseil militaire de transition» pour deux ans.

Plusieurs pays, dont les États-Unis et l'Union européenne (UE), ont exhorté les militaires à intégrer les civils pour cette transition.

Le ministre de la Défense Awad Ahmed Benawf a été nommé à la tête du Conseil militaire de transition, après avoir annoncé à la télévision d'État «la chute du régime et le placement en détention dans un lieu sûr de son chef» Omar el-Béchir.

Des milliers de manifestants ont marqué leur rejet de la mise en place d'instances militaires de transition en se rassemblant devant le QG de l'armée malgré le début d'un couvre-feu, imposé par M. Benawf pour un mois de 22h à 4h locales.

L'armée a ordonné en début de soirée aux manifestants de «respecter (le couvre-feu) pour (leur) propre sécurité», laissant planer le risque de violences.

Tôt ce matin, la télévision nationale a interrompu ses programmes et une immense foule s'est rassemblée dans le centre de Khartoum, anticipant la destitution du président de 75 ans, au pouvoir depuis un coup d'État en 1989.

Après de longues heures d'attente, les Soudanais ont accueilli en liesse l'annonce de M. Benawf. «Le régime est tombé!», ont scandé les milliers de manifestants qui campent depuis samedi devant le QG de l'armée.

Mais la joie est vite retombée. Car, outre la destitution du président, M. Benawf a annoncé l'instauration d'un «conseil militaire de transition» pour deux ans.

«Les gens ne veulent pas d'un conseil militaire de transition» mais «un conseil civil» a déclaré dans un tweet Alaa Salah, l'étudiante devenue «l'icône» du mouvement.

Malgré l'instauration du couvre-feu et l'avertissement de l'armée, des milliers de manifestants se sont rassemblés devant le QG de l'institution militaire, qui abrite aussi le ministère de la Défense et la résidence officielle du président.

«Le sang de nos frères ne doit pas avoir coulé pour rien», a dit un manifestant, décidé à braver le couvre-feu, alors que le mouvement de contestation au Soudan, débuté le 19 décembre après la décision du gouvernement de tripler le prix du pain, a été marqué par la mort de 49 personnes, selon un bilan officiel.

L'armée a proposé «des alternatives» mais s'est «heurtée à une volonté de résoudre le problème en utilisant l'appareil de sécurité qui peut conduire à de grosses pertes», a expliqué M. Benawf.

L'espace aérien a été fermé pour 24 heures et les frontières terrestres jusqu'à nouvel ordre, a-t-il dit.

Pour beaucoup de Soudanais, la nouvelle donne politique n'est qu'une «photocopie du régime», comme le résume un manifestant devant le QG de l'armée.

«Le régime a mené un coup d'État militaire en présentant encore les mêmes visages [...] contre lesquels notre peuple s'est élevé», a réagi l'Alliance pour la liberté et le changement (ALC). «Nous appelons notre peuple à continuer son sit-in devant le QG de l'armée et à travers le pays».

Les États-Unis, qui maintiennent des sanctions contre le Soudan, pays sur leur liste d'États soutenant «le terrorisme», ont exhorté l'armée soudanaise à intégrer les civils au gouvernement.

L'UE a aussi appelé l'armée à un transfert «rapide» du pouvoir aux civils.

Six capitales, dont Washington et Paris, ont demandé une session d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU sur le Soudan, a priori pour vendredi. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a réclamé que la transition au Soudan respecte les «aspirations démocratiques» du peuple.

Un cessez-le-feu a aussi été annoncé à travers le pays, notamment au Darfour, où un conflit a fait plus de 300 000 morts depuis 2003 selon l’ONU.
Ces dernières années, le niveau de violence a toutefois largement diminué au Darfour, M. Béchir ayant annoncé plusieurs trêves unilatérales.

«Nous rejetons entièrement cette "révolution de palais"», a réagi Abdel Wahid Nur, chef d'un groupe rebelle du Darfour, «l'Armée de libération du Soudan», appelant à «un gouvernement civil de transition».

En 2009, la Cour pénale internationale (CPI), basée à La Haye, a lancé un mandat d'arrêt contre Omar el-Béchir pour «crimes de guerre» et «contre l'humanité» au Darfour, ajoutant en 2010 l'accusation de «génocide».

L'ONG Amnistie internationale a appelé à «remettre» M. Béchir à la CPI afin qu'il soit jugé pour ses «crimes innommables».

Devant le QG de l'armée, les contestataires continuent de brandir des drapeaux du Soudan. La scène semble faire écho à celle observée pendant des semaines à Alger, à des milliers de kilomètres de là, où les manifestants ont obtenu le 2 avril la démission du président algérien Abdelaziz Bouteflika, après 20 ans au pouvoir.

L'Union africaine a critiqué la «prise de pouvoir par l'armée» au Soudan, estimant qu'elle «n'est pas la réponse appropriée aux défis» du pays.

De son côté, l'Égypte voisine, où l'armée avait également éjecté Hosni Moubarak du pouvoir en 2011 sous la pression de la rue, s'est dit «confiante dans la capacité du peuple et de son armée» à mener à bien cette transition.

La Turquie a dit elle espérer voir le Soudan renouer avec un «processus démocratique normal». L'Allemagne, par la voix de sa ministre de la Défense, a jugé que la situation donnait une «chance» de parvenir à «une forme de gouvernement démocratique».

Jusque là fer de lance de la répression, le puissant service de renseignement au Soudan (NISS) a fait état de la libération de tous les prisonniers politiques.

À Kassala, le refus d'officiers de relâcher des prisonniers détenus là-bas a suscité un raid des manifestants dans les locaux du NISS, selon un témoin. Une attaque similaire a été menée à Port-Soudan par des manifestants antirégime, selon des témoins.

Des foules étaient aussi rassemblées dans les villes de Madani, Gadaref, Port-Soudan et Al-Obeid.

L'ALC a appelé en cours de journée la population à «ne pas attaquer quiconque ou les biens gouvernementaux et privés». «Notre révolution est pacifique», a-t-elle martelé dans un communiqué.

M. Béchir a tenté de réprimer la contestation par la force avant d'instaurer le 22 février l'état d'urgence à l'échelle nationale.

Béchir parti, l'ONG Amnistie internationale a appelé jeudi les nouvelles autorités à «mettre fin définitivement à une ère de massacres et d'oppression» au Soudan. - AfricaLog avec agence

Déchu, Bouteflika «demande pardon» aux Algériens

Apr 04, 2019
Déchu, Bouteflika «demande pardon» aux Algériens

Le président démissionnaire Abdelaziz Bouteflika «demande pardon» aux Algériens dans une lettre «d'adieux», tout en assurant avoir gouverné avec «sincérité et loyauté», au lendemain de son départ du pouvoir sous la pression de la rue.

«Je quitte la scène politique sans tristesse ni peur pour l'avenir de notre pays» et «je vous exhorte à demeurer unis, à ne jamais vous diviser», indique notamment M. Bouteflika dans cette lettre adressée à «ses chères soeurs» et «chers frères» algériens.

«Je ne puis achever mon parcours présidentiel sans vous adresser un ultime message» et «demander pardon à ceux, parmi les enfants de ma patrie, envers lesquels j'aurais, sans le vouloir, manqué à mon devoir en dépit de mon profond attachement à être au service de tous les Algériens et Algériennes», poursuit l'ancien président, qui se présente comme «désormais simple citoyen».

À la tête de l'État pendant 20 ans, plus qu'aucun de ses prédécesseurs, M. Bouteflika se dit «fier» de sa «contribution à ce que l'Algérie ait amorcé le 21e siècle en étant dans une situation meilleure» et des «progrès notables, réalisés dans tous les domaines, en faveur du peuple algérien».

«J'ai consacré ces 20 dernières années à votre service, et Dieu est témoin de ma sincérité et de ma loyauté», poursuit M. Bouteflika, évoquant ses actions «certaines satisfaisantes et d'autres moins, le propre de l'action humaine étant qu'elle est toujours à parfaire».  

«L'erreur étant humaine, je vous demande pardon pour tout manquement, par une parole ou un geste, à votre égard» et «comme toute chose a une fin, je vous fais mes adieux même s'il n'est pas facile pour moi de vous exprimer toute la sincérité de mes sentiments», ajoute le chef de l'État déchu.

Confronté à près d'un mois d'une contestation inédite, et défié ces derniers jours par l'armée, M. Bouteflika a finalement remis mardi soir sa démission.

Dans sa lettre, il indique se «retirer désormais chez (lui)», sans autre précision. - AfricaLog avec agence

«Afrique soulève-toi» a dit Ousseynou Sy

Mar 23, 2019
 «Afrique soulève-toi» a dit Ousseynou Sy

Le chauffeur ayant dérouté son bus scolaire vers l'aéroport de Milan voulait se servir des 51 élèves qui étaient à bord comme «bouclier» humain, puis s'envoler vers l'Afrique, a-t-il confié aux enquêteurs, cités par les médias.

«Je voulais aller sur la piste de l'aéroport de Linate avec les enfants que j'aurais utilisés comme un bouclier, et de là partir en avion pour l'Afrique de manière éclatante», a-t-il expliqué lors de l'un de ses premiers interrogatoires, cité par le journal Corriere della Sera.

«Je ne voulais faire de mal à personne», a assuré le chauffeur d'origine sénégalaise Ousseynou Sy, qui a été bloqué par des carabiniers sur la route avant de mettre le feu au bus. Tous les enfants étaient parvenus in extremis à s'échapper par des vitres arrières brisées par les militaires.

Il a justifié son geste en affirmant vouloir attirer l'attention sur le drame des migrants morts en Méditerranée.  

Vendredi, il a réitéré cette volonté de ne pas faire de mal aux enfants, lors d'un nouvel interrogatoire, selon les médias italiens.

«J'entendais les voix des enfants en mer qui me disaient : "Fais quelque chose d'éclatant pour nous mais sans faire de mal aux enfants», a-t-il déclaré aux enquêteurs, selon ces sources.

Paroles délirantes laissant penser à un moment de folie? L'avocat d'Ousseynou Sy a en tout cas demandé une expertise psychiatrique pour son client.

L'homme de 47 ans aurait selon le Corriere della Sera exprimé sa haine «des blancs» qui ont «envahi et colonisé» l'Afrique, obligeant aujourd'hui les Africains à émigrer et «mourir en Méditerranée».

Le chef de la cellule antiterrorisme de Milan, Alberto Nobili, a d'ailleurs indiqué que l'homme avait posté sur YouTube une vidéo avec pour message «Afrique soulève-toi».

Le chauffeur a aussi confié aux enquêteurs que la saisie mardi par l'Italie du navire humanitaire Mare Jonio, bloqué au large de l'île italienne de Lampedusa avec 48 migrants à bord, avait constitué pour lui un facteur déclenchant.

Citoyen italien depuis 18 ans, il n'a exprimé aucun regret pour son action. «C'était une chose que je devais faire et que je referais. Cent fois. Pourquoi l'ai-je fait ? Pour envoyer un signal à l'Afrique. Les Africains doivent rester en Afrique».  

Il confirme en outre avoir mûri sa décision depuis quelque temps.

Le quotidien Messagero rapporte d'ailleurs vendredi qu'il aurait fait une première tentative deux jours avant les faits. «Il a essayé de changer de parcours, mais un professeur est intervenu et a dit "Qu'est-ce que tu fais ? Prends la bonne route"», ont rapporté trois élèves au journal. Ce jour là, le chauffeur leur était apparu particulièrement nerveux et aurait insulté un jeune.

Luigi di Maio, vice-premier ministre et chef de file du Mouvement Cinq Étoiles, a dû une nouvelle fois se défendre vendredi de jeter de l'huile sur le feu dans son pays, aux côtés de son partenaire au gouvernement Matteo Salvini, chef de La Ligue.

«Il faut que le ton reste mesuré, je suis d'accord, mais les partis d'opposition se livrent eux-mêmes à une instrumentalisation en parlant de haine quand cela n'est pas nécessaire», a-t-il affirmé.

Pour lui, le chauffeur est avant tout «un criminel» et «même si sa naissance avait eu lieu en Italie, il resterait un criminel».

Le ministre de l'Intérieur du gouvernement sortant, Marco Minniti, avait estimé jeudi qu'un «continuel bombardement médiatique (était) dangereux, car les mots ont un poids».

En février 2018, avant les élections qui ont mené au pouvoir la coalition populiste, un militant italien d'extrême droite, Luca Traini, avait tiré sur une dizaine d'Africains à Macerata pour venger le meurtre d'une jeune femme attribué à un dealer nigérian.  

Brenton Tarrant, qui vient d'être inculpé en Nouvelle-Zélande pour le massacre de 49 fidèles dans des mosquées de Christchuch, avait inscrit le nom de Luca Traini sur l'une des ses armes.

«Baisser le ton me paraît fondamental» a estimé vendredi le procureur national anti-mafia Cafiero de Raho, à La Stampa. «N'oublions pas l'existence d'un fort extrémisme de droite qui se nourrit de haine raciale et d'un dangereux terrorisme anarco-insurrectionnel qui surfe sur les thèmes de l'immigration», a-t-il insisté. - AfricaLog avec agence

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