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Départ pathétique de Trump de la Maison Blanche

Jan 20, 2021
Départ pathétique de Trump de la Maison Blanche

Après un vol de quelques minutes depuis la Maison Blanche, l'hélicoptère Marine One a déposé Donald Trump et son épouse Melania sur le tarmac de la base aérienne Andrews dans le Maryland. Celui qui est encore chef d'Etat pour les trois prochaines heures a aussitôt rejoint le pupitre, tandis que des artilleurs tiraient 21 salves de canon, comme le veut le rituel de la transition présidentielle.

Acclamé par ses supporters, il s'est lancé dans son dernier discours en tant que président des Etats-Unis d'Amérique. "Nous vous aimons, et je vous le dis du fond du cœur!", a-t-il ouvert, à l'américaine. Après une bordée de remerciements, il a laissé la parole à son épouse pour quelques instants.

"Être votre First Lady a été mon plus grand honneur. Vous serez dans mon esprit et mes prières. Que Dieu vous bénisse et bénisse cette belle nation", a déclaré Melania Trump au micro, avant de s'effacer.

Donald Trump a alors entrepris de défendre son bilan: "Que dire de plus? Ce que nous avons fait a été incroyable à tous points de vue. Nous avons reconstruit l’armée des Etats-Unis, nous avons crée la force de l’espace qui sera un succès pour toutes les administrations à venir”.

"Nous n’avons pas été une présidence normale", a-t-il assuré, avant d'enchaîner sur le sujet des anciens combattants: "90% des anciens combattants nous ont donné leur approbation, ça n’avait jamais été le cas auparavant. Ils avaient été si maltraités avant. Nous payons leurs factures, ils peuvent aller chez le médecin.”

"Nous avons accompli les plus grandes diminutions d’impôts de l’Histoire", a-t-il ensuite fanfaronné.

Avec un brin de malice ou d'aigreur, il a ajouté: "J’espère qu’ils ne vont pas les augmenter mais s’ils le font, souvenez-vous: je vous l’avais dit!" Il a aussi vanté sa réussite économique, notamment sur le front de l'emploi, réussite que la pandémie a fait voler en éclat au cours de la dernière année de son mandat. - AfricaLog avec agence

Patrice Lumumba, héros assassiné il y a 60 ans

Jan 17, 2021
Patrice Lumumba, héros assassiné il y a 60 ans

La RDC a commémoré, ce dimanche 17 janvier, le 60e anniversaire de l’assassinat de Patrice Émery Lumumba, le 17 janvier 1961. Patrice Lumumba, surnommé parfois "le destin brisé du Congo", est né sous le nom d'Elias Okitasombo le 2 juillet 1925, à Onalua, un village du Kasaï oriental.

Celui qui est devenu le héros de l'indépendance congolaise n'a jamais eu de sépulture car, après son assassinat, son corps avait été dissous dans de l'acide. Une dent de Patrice Lumumba doit cependant être remise à sa famille d'ici à la fête de l'indépendance, le 30 juin prochain.

Le retour de sa relique est saluée en RDC, notamment à Lubumbashi : "Enfin, au moins nous allons avoir quelques-unes de ses reliques pour que nous les gardions comme grands souvenirs puisqu'une grande personne comme Lumumba ne pouvait partir sans nous laisser des traces", s’est réjoui un habitant de la ville minière.

Aux yeux de certains Congolais, on sait toujours trop peu de choses sur Patrice Lumumba, 60 ans après sa disparition. Si l'ancien lumumbiste Hubert-Felix Kabulo salue la restitution de sa dent à sa famille, l'acteur politique Xavier Kazembe trouve que ce n'est pas assez. "Je ne pense pas qu’une dent vaille quelque chose. Ce qui est mieux c'est rétablir Lumumba dans tout ce qu'il a été. Mais la dent est symbolique car c’est une relique, on est Africain, on a besoin de voir une tombe quelque part pour se recueillir". 

Lumumba a été proclamé héros national par celui qui l’a fait tomber, le maréchal Mobutu, cinq ans après sa mort. Mobutu avait par la même occasion promis de réhabiliter sa mémoire.

Le principal boulevard de Kinshasa, jadis boulevard LĂ©opold III, est ainsi devenu le boulevard Lumumba. Et puis plus rien... Au Congo-ZaĂŻre, pas de manuel scolaire sur la vie, la philosophie et le combat de Lumumba.

C'est finalement à l'avènement de Laurent Désiré Kabila à la tête du pays qu'un monument à sa mémoire sera érigé à l'entrée de la ville de Kinshasa.
Puis en 2013, alors président, Joseph Kabila a créé Lumumbaville,une nouvelle cité située dans centre de la RDC, dans le village qui a vu naitre et grandir Patrice Lumumba.

Qui a tué Lumumba?

Pour le producteur des émissions de reconstitution des histoires intitulées "Mise à jour " Jean-Louis Assani, l'histoire de Lumumba a été déformée. 

"On se souvient que Lumumba est mort le 17 janvier mais c'est à la mi-février environ qu'on a annoncé qu'il était décédé. Les annonces ont été faites de manière que l'on puisse vendre à l'opinion une histoire.”

Et pour l’historien, c’est une histoire montée de toute pièce destinée à l'opinion nationale et internationale : "Comme on le dit, quand les animaux n'écrivent pas, ce sont les chasseurs qui écrivent l'histoire à leur place.

Lumumba n'avait jamais dit qu'il fallait l'indépendance tout de suite, le 30 juin. Lumumba est allé même aux Nations unies dire qu'on nous avait donné l'indépendance dans la précipitation."

Soixante ans après sa mort, sa famille réclame toujours que la lumière soit faite sur l’assassinat de Patrice Lumumba.

En décembre 2012, la justice belge a décidé d’ouvrir une enquête sur sa mort. Onze ans après qu'une commission d’enquête parlementaire belge ait conclu à la "responsabilité morale" de la Belgique dans ce crime. Le gouvernement avait alors présenté les excuses officielles de la Belgique à la RDC.

Mi-décembre, lors de son discours à la nation, devant le Congrès, le président Félix Tshisekedi a annoncé le rapatriement de la relique de Patrice Lumumba et l'organisation de sépultures qui seront, a-t-il promis, dignes de son sacrifice. - AfricaLog avec agence

“Impeachment” historique de Trump qui sera jugé

Jan 13, 2021
“Impeachment” historique de Trump qui sera jugé

C'est historique. Le président américain Donald Trump a été mis en accusation au Congrès ce 13 janvier, un deuxième «impeachment» historique une semaine avant la fin de son mandat qui s'achève dans la confusion et dans un climat d'extrême tension. La Chambre des représentants, dominée par les démocrates, s'est prononcée en faveur de l'impeachement par 232 voix contre 197.

Le milliardaire républicain de 74 ans, qui cèdera la place à Joe Biden le 20 janvier, est accusé d'avoir encouragé l'assaut de ses partisans contre le Capitole qui a fait cinq morts et ébranlé la démocratie américaine. «Il doit partir, il est un danger évident et immédiat contre la nation que nous aimons tous», avait déclaré peu avant Nancy Pelosi, la présidente démocrate de la Chambre, l'accusant solennellement d'avoir «incité à cette insurrection, cette rébellion armée». À quelques jours de son départ pour Mar-a-Lago, en Floride, où il devrait entamer sa nouvelle vie d'ex-président, Donald Trump apparaît extrêmement isolé.

Contrairement à l'acte d'impeachment dans l'affaire ukrainienne il y a plus d'un an, plusieurs républicains - 10 au total - ont voté en faveur du renvoi en procès. Parmi eux, Dan Newhouse a martelé qu'il n'y avait «pas d'excuse pour les actes du président Trump». Ce vote marque l'ouverture formelle de la procédure de destitution contre Donald Trump, et il appartient désormais au Sénat de le juger. - AfricaLog avec agence

Washington sécurisé pour l’investiture de Biden

Jan 11, 2021
Washington sécurisé pour l’investiture de Biden

La Garde nationale aux Etats-Unis a été autorisée à déployer jusqu'à 15.000 membres à Washington pour contribuer au maintien de l'ordre lors de la cérémonie d'investiture du président élu Joe Biden le 20 janvier, a annoncé lundi le chef du bureau de la Garde.

Le général Daniel Hokanson a précisé devant la presse qu'environ 10.000 membres de la Garde nationale devraient déjà être déployés dès samedi.

La fin du mandat de Donald Trump a beau être proche, les démocrates sont bien décidés à précipiter sa sortie par la procédure de destitution.

Le ministre par intérim de la Sécurité intérieure, Chad Wolf, a annoncé sa démission. Il occupait ce poste depuis novembre 2019. Il avait critiqué la semaine dernière l'invasion "tragique" du Capitole par des partisans du président Donald Trump. - AfricaLog avec agence

La démission de Trump "serait la meilleure option”

Jan 11, 2021
La démission de Trump "serait la meilleure option”

A dix jours de la fin de son mandat, Donald Trump est confronté à des appels à la démission de plus en plus nombreux, y compris dans le camp républicain, pour éviter une difficile procédure de destitution en pleine crise politique, sanitaire et économique.
Après les sénateurs républicains Ben Sasse et Lisa Murkowski, le sénateur Pat Toomey a jugé qu'une démission du président "serait la meilleure option”.

Depuis le scrutin présidentiel du 3 novembre qu'il a perdu, Donald Trump "a sombré dans un niveau de folie et a commis des actes absolument impensables et impardonnables", a-t-il ajouté.

"La meilleure chose pour l'unité du pays, ce serait qu'il démissionne", a renchéri Adam Kinzinger, un élu de la Chambre des représentants et premier républicain à avoir appelé dès jeudi à déclarer le président "inapte" à occuper ses fonctions.

Isolé à la Maison Blanche, lâché par plusieurs ministres, en froid avec son vice-président Mike Pence, le milliardaire américain ne donne aucun signe qu'il est prêt à démissionner, selon ses conseillers cités par la presse américaine.
Évincé de Twitter et des autres grands réseaux sociaux qui veulent éviter de nouvelles incitations à la violence, Donald Trump a désormais des alternatives limitées pour communiquer avec le grand public.
Les autorités continuent de leur côté à rechercher les manifestants pro-Trump qui ont proféré des menaces de mort à l'encontre du vice-président Mike Pence et de la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi --les 2e et 3e plus hauts responsables de l'Etat-- lors de l'assaut contre le Capitole mercredi.

Le FBI a reçu plus de 40.000 informations du public sur son site, notamment des vidéos qui sont en cours d'analyse.
Une vidéo circulait notamment dimanche sur Twitter montrant au moins cinq personnes s'acharnant à coup de matraque, de bâton et même de béquille, sur un policier à terre.

Il pourrait s'agir de l'agent de la police du Capitole Brian Sicknick, qui a succombé jeudi à des blessures reçues lors de l'attaque du Congrès et dont la dépouille a été solennellement transférée dimanche, saluée par une haie d'honneur, de la morgue aux pompes funèbres.
Une haute barrière métallique a été érigée autour du bâtiment et les effectifs des forces de l'ordre ont été renforcés jusqu'à l'investiture de Joe Biden le 20 janvier, à laquelle Mike Pence a fait savoir qu'il assisterait.

Nancy Pelosi, qui a promis de passer à l'action si le président sortant ne démissionne pas, a appelé samedi ses troupes à revenir cette semaine à Washington pour décider de la façon de sanctionner M. Trump pour l'assaut meurtrier contre le Capitole, qu'il est accusé d'avoir encouragé.

Dans une lettre ouverte aux élus, elle n'a pas mentionné une possible destitution, mais elle a estimé "absolument essentiel que ceux qui aient mené cet assaut contre notre démocratie en soient tenus responsables". "Il doit être établi que cette profanation a été incitée par le président", a-t-elle ajouté.
Un texte de mise en accusation ("impeachment") introduit à la Chambre des représentants, signé par au moins 200 parlementaires, reproche au président républicain d'avoir "délibérément fait des déclarations" qui ont encouragé l'invasion du bâtiment du Congrès par ses partisans mercredi.
Selon l'élu démocrate James Clyburn, la motion pourrait être discutée cette semaine. "Ce sera peut-être mardi ou mercredi", a-t-il précisé.
Mais il s'agit d'une procédure longue et compliquée et plusieurs voix se sont élevées dans le camp démocrate jugeant qu'elle pourrait freiner les projets du président élu Joe Biden, qui a fait de la réponse à la pandémie de Covid-19 sa priorité.

"Donnons au président élu 100 jours" au début de son mandat pour lui permettre de s'attaquer aux problèmes les plus urgents, a suggéré M. Clyburn. "On pourrait peut-être introduire les articles (de mise en accusation) un peu après".
Le sénateur démocrate Joe Manchin a estimé pour sa part qu'une procédure de destitution après le 20 janvier "n'aurait aucun sens”.

"Je ne suis même pas sûr qu'il soit possible de destituer quelqu'un qui n'est plus au pouvoir", a renchéri M. Toomey.
Reste que le lancement d'un second "impeachment" laisserait une marque indélébile sur le bilan de Donald Trump: aucun président américain n'a subi ce déshonneur.

Au pouvoir depuis 2017, Donald Trump a déjà été visé au Congrès par une infamante procédure de destitution, ouverte par Nancy Pelosi fin 2019 sous l'accusation d'avoir demandé à un pays étranger, l'Ukraine, d'enquêter sur son rival Joe Biden. Il avait été acquitté au Sénat, à majorité républicaine, début 2020. - AfricaLog avec agence

“Trump ne peut rester au pouvoir un jour de plus"

Jan 07, 2021
“Trump ne peut rester au pouvoir un jour de plus"

Trump est devenu fou. Chez les démocrates, mais pas seulement, de nombreuses voix réclament d'utiliser le 25e amendement de la Constitution américaine pour écarter du pouvoir le président Donald Trump, accusé d'avoir incité ses partisans à envahir le Capitole.

Adopté en 1967 après l'assassinat du président John F. Kennedy, il précise les modalités de transfert des pouvoirs exécutifs en cas de démission, de décès, de destitution ou d'incapacité temporaire du locataire de la Maison Blanche.

Il a depuis servi après la démission de Richard Nixon en 1974 et, de manière temporaire, lors d'hospitalisations des présidents Ronald Reagan et George W. Bush.

En octobre, quand Donald Trump a été transféré à l'hôpital après avoir été contaminé par le Covid-19, l'utilisation du 25e amendement avait déjà été évoquée.
Mais le président républicain n'avait pas souhaité confier les rênes du pouvoir à son numéro deux, Mike Pence, et était rapidement revenu aux affaires.

Cette fois, les leaders démocrates du Congrès voudraient que Mike Pence outrepasse le président, pour l'empêcher d'agir dans les deux dernières semaines de son mandat.
Pour eux, le milliardaire républicain est responsable du chaos semé au sein même du temple de la démocratie, mercredi, par des centaines de ses supporteurs.

"Ce qui s'est produit au Capitole était une insurrection contre les Etats-Unis, incitée par le président", a tancé le chef des sénateurs démocrates Chuck Schumer. Il "ne peut pas rester au pouvoir un jour de plus".

Pour l'écarter, les démocrates suggèrent d'utiliser l'article 4 du 25e amendement.
Contrairement à l'article 3, qui permet au président de confier lui-même le pouvoir à son vice-président quand il est physiquement incapable de l'exercer, l'article 4 donne la main au reste de l’exécutif.

Le vice-président, soutenu par une majorité des membres du cabinet, peut déclarer le président "inapte" à remplir ses fonctions. Il doit alors adresser une déclaration écrite aux présidents de la Chambre des représentants et du Sénat.

Il revient au Congrès de lui confier l'intérim de la présidence, par un vote aux deux tiers des deux chambres.

Si l'article 3 a été utilisé par Ronald Reagan en 1985 et par George W. Bush en 2002 et 2007, avant des interventions sous anesthésie générale, l'article 4 n'a jamais servi.

En février 2019, l'ancien directeur adjoint du FBI Andrew McCabe avait affirmé en avoir discuté avec le numéro deux du ministère de la Justice, Rod Rosenstein, en mai 2017. M. Rosenstein avait démenti.

L'hypothèse est cette fois exprimée ouvertement, et pas seulement par des démocrates. "Il est temps d'invoquer le 25e amendement et de mettre un terme à ce cauchemar", a notamment déclaré l'élu républicain de la chambre Adam Kinzinger. "Le président est inapte, le président n'est pas bien", a-t-il estimé.

Si le vice-président refusait de s'engager dans cette voie, le Congrès "pourrait être prêt à avancer vers une procédure de destitution", a menacé la présidente démocrate de la Chambre Nancy Pelosi qui a, en cette qualité, le pouvoir d'ouvrir une telle procédure.

Démettre Donald Trump est pour elle "une urgence de la plus haute importance" après sa "tentative de coup d'Etat".

Au pouvoir depuis 2017, Donald Trump a déjà été visé au Congrès par une infamante procédure de destitution fin 2019. Il avait été acquitté au Sénat, à majorité républicaine, début 2020.

De nouveaux articles d'"impeachment" ont été préparés par l'élue démocrate Ilhan Omar. Mais cette procédure est longue et peu susceptible d'aboutir avant la prestation de serment de Joe Biden le 20 janvier. - AfricaLog avec agence

Le coup d’État de Trump a échoué

Jan 06, 2021
Le coup d’État de Trump a échoué

Le gouverneur de New York, Andrew Cuomo, va déployer 1000 membres de la Garde nationale de New York à Washington D.C, «pour aider et faciliter le transfert pacifique du pouvoir», a déclaré le gouverneur dans un communiqué mercredi.

«Pendant 244 ans, la pierre angulaire de notre démocratie a été le transfert pacifique du pouvoir, et New York est prêt à aider à faire en sorte que la volonté du peuple américain soit exécutée, de manière sûre et décisive», a déclaré Cuomo dans le communiqué. Les troupes seront déployées jusqu'à deux semaines. La décision a été prise à la demande de la Garde nationale américaine. Cuomo a déclaré que le déploiement «n'aura pas d'impact sur les efforts en cours de notre État pour contenir et combattre le virus Covid».

Le chef de la minorité au Sénat, le démocrate Chuck Schumer, a condamné avec force les événements qui se sont déroulés ce mercredi dans le Capitole américain et en a imputé la responsabilité au président Trump. 

«Ce temple de la démocratie a été profané», a-t-il dit, s'exprimant quelques instants après la reprise du Sénat suite aux violences. «Ce sera une tache sur notre pays pas si facilement enlevée, le terrible héritage indélébile, ultime du 45e président des États-Unis, sans aucun doute, notre pire». 

Schumer - qui dirigera le Sénat à partir du 20 janvier après la victoire des démocrates - a ensuite parlé directement du rôle du président Trump dans l'attaque de la foule contre le Capitole. «Le 6 janvier sera désormais l'un des jours les plus sombres de l'histoire américaine récente, un dernier avertissement à notre nation sur les conséquences d'un président démagogue», a-t-il ajouté. - AfricaLog avec agence

Insurrection de Trump contre la constitution, 1 mort par balle

Jan 06, 2021
Insurrection de Trump contre la constitution, 1 mort par balle

Les partisans du président ont bravé les consignes sanitaires pour une démonstration de force ce mercredi dans la capitale, au moment où le Congrès doit certifier sa défaite à la présidentielle. Le président américain a pris la parole devant eux.

«Nous ne concéderons pas cette défaite, ça n'arrivera jamais». Une nouvelle fois, Donald Trump a refusé de reconnaître sa défaite devant la foule de ses partisans rassemblés à Washington. Le président américain a pris la parole devant des milliers de personnes dans le centre de Washington, ce mercredi, pour une démonstration de force au moment où le Congrès doit certifier sa défaite à la présidentielle.

«Aujourd'hui j'ai pu voir les milliers de personnes réunies mais il y a des centaines de milliers de personnes derrière vous, a commencé le président devant ses partisans. Je veux que les médias des 'Fakes news' reconnaissent cela, tournez vos caméras s'il vous plaît, montrez ceux qui sont venus des quatre coins du pays. Ce serait formidable si cet événement pouvait être couvert de manière juste par les médias. C'est notre plus gros problème les médias aujourd'hui, les 'fakes news'. Cette année ils ont truqué les élections, ils ont tout truqué et ils ont fait un très grand travail la nuit dernière».

Remerciant les «centaines de millions d'Américains» présents, selon lui, Donald Trump a de nouveau qualifié cette élection de «volée» promettant d'ailleurs qu'il ne reconnaîtrait jamais la victoire de Joe Biden: «Nous ne concéderons pas cette défaite, ça n'arrivera jamais. Nous allons arrêter le vol». « Nous ne les laisserons pas vous réduire au silence, cela n'arrivera pas », a-t-il encore ajouté. Donald Trump a ensuite appelé son vice-président, Mike Pence, à ne pas entériner la victoire de Biden au Congrès.

«Les États veulent voter à nouveau, ils veulent certifier à nouveau. Tout ce que le vice-président Pence a à faire c'est de demander aux États de recertifier, ensuite je redeviendrai président ». Selon les constitutionnalistes américains, le vice-président n'a toutefois pas ce pouvoir. Le vice-président américain Mike Pence a par la suite fait savoir qu'il ne s'opposerait pas à la certification de la victoire de Joe Biden à la présidentielle, s'abritant derrière les «contraintes» de la Constitution.

Le président américain n'a ensuite pas hésité à s'en prendre à son propre camp. «On a des républicains pathétiques et faibles. Si la même chose arrivait aux démocrates ils seraient déjà aux quatre coins du pays. Mais vous êtes le vrai peuple, le peuple qui a bâti cette nation pas le peuple qui l'a détruit. Ces républicains sont faibles. Ils font l'autruche». Le magnat de l'immobilier a ensuite appelé ses partisans à se rendre directement au Capitole : «Nous ne reprendrons jamais notre pays par la faiblesse. Il faut être fort. Nous exigeons que le congrès fasse ce qu'il faut et qu'il ne compte que les voix légales».

Plus tôt dans la journée, bravant les consignes sanitaires, des hommes et femmes venus de tous les États-Unis se sont massés sans masque dans les métros, convergeant vers une capitale dont les vitrines étaient une fois de plus barricadées par crainte d'éventuels débordements. Donald Trump, qui continue de nier la victoire de son rival démocrate Joe Biden, encourage depuis des jours ses supporteurs à défiler dans la capitale pour cette journée qui sera «folle», avait-il annoncé.

«Ils ont encore utilisé les machines frauduleuses, les gens en Géorgie sont corrompus», a assuré une militante, coiffée d'un chapeau blanc de cow-boy qui agitait un grand drapeau rouge barré de la mention «Trump est mon président». D'autres brandissent des pancartes «Stop au vol», le cri de ralliement de ceux qui sont persuadés que l'élection du 3 novembre était truquée, malgré les dénégations des tribunaux et des responsables électoraux.

Au-delà de la base, des dizaines d'élus républicains de la Chambre et du Sénat restent fidèles à Donald Trump et ont promis de faire retentir leurs doutes dans l'enceinte du Congrès, qui doit officiellement enregistrer mercredi le vote des grands électeurs : 306 pour Joe Biden, 232 pour Donald Trump. Leurs objections ne feront pas dérailler cette procédure, la dernière avant la prestation de serment du démocrate le 20 janvier, mais pourraient la ralentir. - AfricaLog avec agence

L’ex-patron de la banque centrale de Chine condamné à mort

Jan 05, 2021
L’ex-patron de la banque centrale de Chine condamné à mort

Coffres-forts, liasses de billets et tellement d'argent qu'il n'osait pas "le dépenser": un ancien grand patron a été condamné en Chine à la peine capitale, un verdict exceptionnel dans le monde des affaires.

Le jugement survient au moment où le pouvoir communiste serre la vis au secteur de la finance, avec l'interdiction in extremis en novembre de ce qui aurait dû être la plus grosse introduction en Bourse de l’histoire.

L'ancien patron du conglomérat financier China Huarong a été condamné à mort mardi pour "corruption et bigamie", a annoncé la justice chinoise.

Lai Xiaomin a été reconnu coupable d'avoir obtenu 215 millions d'euros de pots-de-vin et tenté d'en obtenir 13 millions supplémentaires. La justice lui a en outre attribué des détournements de fonds publics de 3,1 millions d'euros.

Les montants étaient "extrêmement importants, les circonstances particulièrement graves et les intentions extrêmement malveillantes", a indiqué dans son jugement un tribunal de Tianjin (nord).

Lai Xiaomin a également été reconnu coupable de bigamie, pour avoir "vécu longtemps avec d'autres femmes", en dehors de son mariage, dont il a eu des "enfants illégitimes".
En janvier 2020, M. Lai avait fait des aveux diffusés par la télévision publique CCTV.

Des images d'un appartement de Pékin, censé lui appartenir, avec coffres-forts et armoires remplies de liasses d'argent liquide, avaient alors été diffusées.

Lai Xiaomin, qui avait auparavant travaillé à la banque centrale et pour le gendarme des banques, assurait ne pas avoir "dépensé un seul centime”.

"Je n'ai pas osé dépenser" l'argent, affirmait-il.
Des images avaient également montré des voitures de luxe et des lingots d'or que l'accusé aurait acceptés comme pots-de-vin.

China Huarong Asset Management est l'un des plus grands gestionnaires en Chine de créances douteuses (c'est-à-dire présentant une grande probabilité de non remboursement).
Elle fait partie des quatre entreprises créées par le gouvernement en 1999 afin d'assainir le secteur bancaire. Le groupe s'est depuis diversifié dans l'investissement, les prêts et l'immobilier.

La Chine a lancé une vaste campagne anti-corruption en 2012, après l'arrivée du président Xi Jinping à la tête du Parti communiste chinois (PCC). Depuis, plus d'un million et demi de cadres du PCC ont été sanctionnés.

Cette opération, populaire auprès de l'opinion, est également soupçonnée de servir à écarter les personnalités opposées à la ligne du président.
L'an dernier, un ex-magnat chinois de l'immobilier, Ren Zhiqiang en a fait les frais et a été condamné à 18 ans de prison.

Figure critique au sein des sphères économiques, il avait publié un article acerbe fustigeant la réponse des autorités à l'épidémie de Covid-19, apparu fin 2019 à Wuhan (centre).
En novembre, le milliardaire Jack Ma, le plus célèbre homme d'affaires de Chine, a fait lui aussi face à la vindicte des autorités.

Elles ont stoppé in extremis la colossale entrée en Bourse à Hong Kong du géant du paiement en ligne Ant Group, fondé par Jack Ma.

L'opération aurait dû permettre de lever plus de 34 milliards de dollars et devenir la plus grosse introduction en Bourse de l'histoire.

Jack Ma a pu froisser le régime communiste en critiquant publiquement les régulateurs financiers de brider l'innovation.

Depuis ce faux pas, l'ancien professeur d'anglais devenu le pionnier du commerce en ligne en Chine avec son groupe Alibaba, n'a plus été vu en public.

Depuis l'arrivée au pouvoir de Xi Jinping, un seul haut responsable chinois a été condamné à mort. C'était en 2016 pour une affaire de meurtre. D'autres ont aussi été condamnés à la peine capitale, mais avec sursis -- la sentence n'étant en pratique jamais exécutée sur ce genre de personnalités.

La Chine garde le plus secret sur les exécutions des condamnés à la peine capitale. L'organisation de défense des droits de l'homme Amnesty international estime que des milliers de prisonniers de droit commun sont exécutés chaque année dans le pays. - AfricaLog avec agence

Trump menace son vice-président qui va défendre la Constitution

Jan 05, 2021
Trump menace son vice-président qui va défendre la Constitution

Après trois ans et onze mois de loyaux services, le vice-président Mike Pence se retrouvera mercredi au Congrès sous la pression de Donald Trump qui lui demande de s'opposer à la certification de sa défaite à l'élection du 3 novembre.

"J'espère que notre grand vice-président ne nous décevra pas", a lancé le président sortant en meeting en Géorgie lundi soir. "C'est un type formidable", a-t-il ajouté, "mais s'il nous déçoit, je l'aimerai moins”.

Mardi, il est revenu à la charge sur Twitter: "Le vice-président a le pouvoir de rejeter des grands électeurs choisis de manière frauduleuse", a-t-il assuré. A tort.

Mike Pence présidera bien la séance conjointe de la Chambre des représentants et du Sénat qui doit officialiser, mercredi, le vote de 306 grands électeurs en faveur du démocrate Joe Biden contre 232 pour Donald Trump.

Mais, selon la Constitution, son rôle consiste à "ouvrir" les certificats envoyés par chacun des 50 Etats pour transmettre les votes de leurs grands électeurs. Seuls les élus peuvent contester les résultats dans certains Etats.

Pour avoir le droit d'exprimer leurs objections, il faut qu'elles soient portées à l'écrit par au moins deux élus, un de la Chambre et un du Sénat.

Dans ce cas, les parlementaires peuvent se retirer dans leurs chambres respectives pour en débattre pendant au maximum deux heures, avant de voter à la majorité simple.
Il faut que l'objection soit adoptée dans les deux enceintes pour être retenue, ce qui compte-tenu de la majorité démocrate à la Chambre des représentants n'a aucune chance de se produire.

Malgré tout, le tweet de Donald Trump place son vice-président en position délicate.

D'une grande loyauté jusqu'ici, il doit éviter le courroux du président et de ses fervents supporteurs, s'il veut conserver ses chances de se présenter à la primaire républicaine pour la présidentielle de 2024.

Mais son rôle est "purement protocolaire", a rappelé le sénateur démocrate Chris Van Hollen. "Malgré les menaces de Trump", il "doit défendre la Constitution et confirmer le vote des électeurs", a-t-il estimé.

S'il se tient à ce rôle, à la fin du décompte, il devra annoncer le vainqueur de la présidence, mais aussi de la vice-présidence et admettre du même coup sa défaite face à la colistière de Joe Biden, Kamala Harris. - AfricaLog avec agence

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