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Mais où est Alpha Condé?

Sep 07, 2021
Mais où est Alpha Condé?

Selon le colonel Mamady Doumbouya chef des putschistes, Alpha Condé serait «dans un lieu sûr». Dans une vidéo tournée et diffusée par les putschistes, on peut voir Alpha Condé assis sur un canapé sans chaussures.

La libération de Jacob Zuma provoque la colère de l’opposition

Sep 07, 2021
La libération de Jacob Zuma provoque la colère de l’opposition

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a salué lundi la mise en liberté conditionnelle pour raisons médicales de son prédécesseur, Jacob Zuma, une décision prise à quelques jours de la reprise du procès pour corruption de l’ex-chef d’État qui a provoqué la colère de l’opposition.

«Nous nous en félicitons» et «lui souhaitons un prompt rétablissement alors qu’il retourne chez lui avec ses proches», a déclaré M. Ramaphosa lors d’un point presse télévisé à la sortie d’une réunion du Congrès national africain (ANC) au pouvoir.

M. Zuma, 79 ans, incarcéré depuis le 8 juillet pour outrage à la justice, est hospitalisé depuis un mois – pour des raisons qui n’ont pas été dévoilées – hors de la prison où il avait commencé à purger une peine de 15 mois ferme.

Il a été condamné pour avoir à maintes reprises refusé de se présenter devant une commission chargée d’enquêter sur la corruption d’État pendant sa présidence (2009-2018).

Dimanche, les autorités pénitentiaires ont annoncé que l’ex-président pourrait rentrer chez lui à sa sortie d’hôpital, mais était susceptible d’avoir à effectuer des travaux d’intérêt général.
Cette annonce, qui a coïncidé avec une réunion au sommet de l’ANC, où Jacob Zuma compte encore de nombreux soutiens, est «extrêmement suspecte», a déclaré John Steenhuisen, du premier parti d’opposition, l’Alliance démocratique (DA). «Cette décision est politique, pas médicale», a-t-il fustigé.

Cyril Ramaphosa a fait de la lutte contre la corruption un cheval de bataille, notamment au sein de l’ANC. Mais le chef d’État a du mal à asseoir son autorité au sein du parti, pris dans une guerre de factions.

Ce dernier rebondissement dans les péripéties judiciaires de M. Zuma prouve que «lorsqu’on a des connexions politiques, la prison n’est pas un endroit pour vous», estime Mmusi Maimane, du groupe de pression One South Africa.

Partis et groupes d’opposition réclament que les autorités dévoilent publiquement les étapes du processus ayant abouti à cette libération conditionnelle.

Les circonstances dans lesquelles cette décision a été prise «sont non seulement profondément suspectes, mais ne sont pas conformes à la procédure prévue par la loi», a estimé la fondation De Klerk dans un communiqué.

Selon une source pénitentiaire, la décision est fondée sur des avis médicaux attestant que la santé de M. Zuma «nécessite une grande attention».
Pour le groupe d’opposition ActionSA, c’est plutôt le fait d’un «système pénal qui traite les plus puissants avec des gants et leur permet d’échapper à la justice».

Le procès pour corruption de M. Zuma doit reprendre jeudi. «Il ne serait pas étonnant que cette libération conditionnelle pour raisons médicales soit maintenant un prétexte pour dire qu’il n’est pas apte à être jugé», estime M. Naidoo.

Dans cette affaire vieille de 20 ans, l’ancien président est accusé d’avoir reçu des pots-de-vin du géant de l’armement français Thalès, inculpé de son côté de corruption et blanchiment d’argent. Il doit répondre de 16 chefs d’accusation de fraude, corruption et racket.

L’incarcération de M. Zuma avait déclenché une vague sans précédent de violences en Afrique du Sud. Cyril Ramaphosa avait dénoncé une tentative orchestrée pour déstabiliser le pays. - AfricaLog avec agence

Le gouvernement guinéen sortant fait allégeance au CNRD

Sep 06, 2021
Le gouvernement guinéen sortant fait allégeance au CNRD

Le Colonel Mamady Doumbouya s’est adressé aux anciens ministres et présidents des grandes institutions, sommés de se présenter au Palais du peuple à 11 heures, sous peine d’être considérés en état de «rébellion».

Mamady Doumbouya a tenté de rassurer les partenaires et investisseurs étrangers ainsi que ses concitoyens en déclarant que les nouveaux maîtres de Conakry respecteraient les contrats économiques et miniers et se garderaient de toute «chasse aux sorcières».

Le comité désormais à la tête de la Guinée, important producteur de bauxite et de minerais «assure les partenaires qu’il respectera toutes ses obligations [ainsi que les] conventions minières, et rappelle son engagement à favoriser les investissements étrangers dans le pays», a déclaré le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya lors de sa première apparition en public au lendemain d’un putsch éclair.
Le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya est un officier aguerri et instruit, soucieux de se démarquer de l’image de soudard incontrôlable accolée à de précédents putschistes dans ce pays à l’histoire mouvementée.
Enveloppé dans un drapeau guinéen, entouré de militaires casqués et armés, il a promis, lors d’une allocution à la télévision nationale, une révision consensuelle de la Constitution imposée au forceps en 2020 par M. Condé et une «transition inclusive et apaisée».

«Il y a eu beaucoup de morts pour rien, beaucoup de blessés, beaucoup de larmes», déplore l’officier, en référence à la répression sanglante des manifestations de l’opposition et de la société civile.

Il a promis l’installation d’un «gouvernement d’union nationale» chargé de conduire une «transition» politique. Ce gouvernement sera issu d’une «concertation» dont il n’a pas précisé les modalités, pas plus que la durée de la «transition». - AfricaLog avec agence

L’acte du Colonel Mamady Doumbouya: “Sauver la Guinée”

Sep 05, 2021
L’acte du Colonel Mamady Doumbouya: “Sauver la Guinée”

Dans un communiqué, la France "condamne la tentative de prise de pouvoir par la force" en Guinée et appelle à "la libération immédiate et sans condition du président Condé”. Paris a dit se joindre “à l'appel de la communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) pour condamner la tentative de prise de pouvoir par la force"

Le communiqué du Colonnel Mamady Doumbouya qui a arrêté le président Alpha Condé:

“Chers compatriotes
Nous n’avons aucune mission prophétique. Ce n’est pas le peuple de Guinée que nous voulons sauver, mais la Guinée.

Chers compatriotes, 
Le geste que nous posons aujourd’hui n’est pas un coup d’État mais une action inaugurale permettant de créer les conditions d’un État. Plus précisément un État de droit. Car l’histoire politique de notre pays, marqué par des violences, des injustices et inégalités, prouve qu’en Guinée la volonté du plus fort a toujours supplanté le droit, et donc que depuis l’accession à l’indépendance l’esprit autoritaire a triomphé sur l’esprit du juste et du raisonnable. Et c’est d’ailleurs parce que nous jugeons cette situation profondément anormale et injustifiable que nous avons décidé d’agir, de poser un geste autour duquel nous voulons mobiliser toutes les bonnes consciences afin de sortir notre pays de la malédiction politique.
Chers compatriotes,
Notre action n’a rien d’un coup d’État. Il traduit seulement l’aspiration légitime des personnes à vouloir vivre dans un environnement où les besoins humains de base peuvent être satisfaits ; où il est possible à chacun, sans crainte, de jouir de la vie, d’étudier, de se soigner, de travailler humblement sans être soumis aux contraintes de réseaux informels ; où enfin le pouvoir est responsable de sa population. Nous voulons ainsi réconcilier la politique et l’humain. Notre geste donc n’est rien d’autre que l’expression de notre désir de dignité que certainement vous partagez avec nous. Or, c’est parce que le respect de notre dignité est bafoué depuis 1958 par une minorité qui confisque le pouvoir et ses avantages économiques que nous avons pris l’initiative, convoqués par le sens du devoir, de créer les conditions d’un nouveau départ politique et social. L’action que nous accomplissons aujourd’hui se veut par ce fait même un premier pas.  Un moment inaugural.
Chers compatriotes
Nous n’avons aucune mission prophétique. Ce n’est pas le peuple de Guinée que nous voulons sauver, mais la Guinée avant tout. Car un peuple ne peut pas être sauvé alors que l’espace dans lequel il vit est un enfer. Il faut éteindre le feu d’abord. C’est ce rôle de pompier que nous avons voulu assumer. Notre pays ne souffre pas d’un manque de ressources humaines, moins encore est-il victime d’une précarité des ressources naturelles. Non: nos maux se nomment manque de courage politique; tyrannie de l’argent; extraversion ; absence de moralité collective. Ce dont nous manquons et que nous avons manqué, ce sont des hommes capables de traduire politiquement et économiquement cette richesse qu’est la Guinée. Notre problème, ce n’est même pas l’absence de démocratie, mais le manque de vision, de valeur politique et sociale. C’est pour mettre fin à cet aveuglement volontaire, qui a rendu misérable la vie du Guinéen, que nous décidons aujourd’hui d’assumer notre responsabilité. Pour que nous autres guinéens accédions enfin à la lucidité, celle qu’exige justement l’état de droit.
Aux partenaires extérieurs de la Guinée, nous ne demandons pas forcément un soutien financier, mais une compréhension de votre part. Avant de brandir l’idée de restauration de l’État, demandez-vous avant s’il n’a jamais existé un État en Guinée. Avant de brandir des sanctions, cherchez à savoir si la sanction n’a toujours pas été le lot infernal des Guinéens, de Sékou Touré à Alpha Condé. Nous, nous contestons notre condition injuste ; nous jugeons que notre situation politique n’est pas acceptable et est condamnable. Nous espérons de votre part donc un soutien moral. 
Nous invitons tous les responsables de la société civile et les différents partis politiques a une rencontre d’urgence pour que collectivement nous sortions de ce moment inaugural et amorcer la seconde étape, celle d’organiser la société guinéenne sous les principes de l’État de droit. Ce qui inclura essentiellement une réorganisation de l’armée afin de mettre un terme à sa longue et tragique politisation.

Colonel Mamady Doumbouya
Fait à Conakry le 5 septembre 2021”

AfricaLog avec agence

Le CNRD convoque le gouvernement guinéen au palais du peuple

Sep 05, 2021
Le CNRD convoque le gouvernement guinéen au palais du peuple

Le CNRD convoque tous les ministres sortants et les présidents des institutions au palais du peuple ce lundi à 11 heures. Tout refus de se présenter sera considéré comme une rébellion contre le CNRD. Tous les militaires sont appélés à rester dans les casernes. De Nzérékoré à Kindia en passant par Kankan et Mamou. Dans toutes les régions du pays on constate un silence de cimetière. Dans les fiefs de l'opposition guinéenne sur l'axe Hamdallaye - Bambeto - Cosa jusqu'à Sonfonia, la population est massivement sortie fêter la “libération”. “Je suis de très près la situation en Guinée. Je condamne avec la plus grande fermeté le renversement du gouvernement par la force des armes, et j’appelle à la libération immédiate du président Alpha Condé.” a declaré le secrètaire général de l’ONU, Antonio Guterres. - AfricaLog avec agence

Le CNRD est passé à l’action en Guinée

Sep 05, 2021
Le CNRD est passé à l’action en Guinée

Ce dimanche 5 septembre 2021, les choses ont changé en Guinée. Le Comité National du Rassemblement et du Développement (CNRD) est passé à l’action. Depuis des mois, le pays est en proie à une profonde crise politique et économique, aggravée par la pandémie de Covid-19.

Alpha Condé entre les mains des forces spéciales

Sep 05, 2021
Alpha Condé entre les mains des forces spéciales

Le président guinéen, Alpha Condé qui est entre les mains des forces  spé

“Le CNRD a pris ses responsabilités” en Guinée

Sep 05, 2021
“Le CNRD a pris ses responsabilités” en Guinée

Dissolution de la constitition et dissolution du gouvernement en Guinée par le Comité Nationale du Rassemblement et du Développement (CNRD). Alpha Condé est entre les mains des pustchistes. Le ministère de la Défense dit avoir repoussé l’attaque des putschistes. Le communiqué du ministère de la défense dans son intégralité

 

“Ce dimanche, 5 septembre 2021, aux premières heures de la journée, Conakry, la capitale, a été le théâtre de tirs nourris de la part d'éléments du Groupement des Forces spéciales.
 
Les insurgés ont semé la peur et troublé la quiétude des paisibles populations avant de se diriger vers le cente-ville aux abords du Palais présidentiel. La Garde présidentielle, appuyée par les forces de défense et de sécurité, loyalistes et républicaines, ont contenu la menace et repoussé le groupe d'assaillants.
 
Les opérations de sécurisation et de ratissage se poursuivent pour rétablir l'ordre et la paix.
Monsieur le Président de la République, Commandant en chef des Forces Armées, son Excellence Professeur Alpha Condé, et le Gouvernement appellent les populations au calme et les invitent à la vigilance pendant toute la durée des opérations militaires.”

AfricaLog avec agence

Des putschistes ont capturé Alpha Condé

Sep 05, 2021
Des putschistes ont  capturé Alpha Condé

Les forces spéciales guinéennes ont affirmé ce dimanche avoir capturé le président Alpha Condé et "dissoudre" les institutions,, tandis que le ministère de la Défense disait avoir repoussé leur attaque contre la présidence.

"Nous avons décidé après avoir pris le président, qui est actuellement avec nous (...) de dissoudre la Constitution en vigueur, de dissoudre les institutions; nous avons décidé aussi de dissoudre le gouvernement et la fermeture des frontières terrestres et aériennes", a déclaré l'un des putschistes en uniforme et en arme.

Cette prise de parole a abondamment circulé sur les réseaux sociaux mais n'a pas été diffusée à la télévision nationale. Sur les images apparaît le président Condé entre leurs mains. Ils lui demandent s'il a été maltraité, et Alpha Condé, en jeans et chemise dans un canapé, refuse de leur répondre. - AfricaLog avec agence

Gbagbo insiste sur la libération des prisonniers politiques

Jul 28, 2021
Gbagbo insiste sur la libération des prisonniers politiques

Le président ivoirien Alassane Ouattara a reçu son prédécesseur Laurent Gbagbo mardi dans une atmosphère de réconciliation, pour leur première rencontre depuis leur duel à l'élection de 2010 qui avait débouché sur une crise meurtrière.

"Comment tu vas Laurent? Content de te voir", a lancé M. Ouattara à M. Gbagbo en l'accueillant sur le perron du palais présidentiel à Abidjan où les deux hommes se sont donné l'accolade et ont avancé main dans la main.
Après un tête à tête d'une trentaine de minutes, ils ont tenu un bref point de presse saluant tous deux une rencontre "fraternelle" et “détendue".

Au-delà de l'ambiance chaleureuse du rendez-vous, Laurent Gbagbo a appelé l'actuel chef de l'Etat à libérer les prisonniers arrêtés pendant la violente crise post-électorale de 2010-2011 qui sont toujours en prison.

"J'étais leur chef de file, je suis dehors aujourd'hui et ils sont en prison. J’aimerais que le président fasse tout ce qu’il peut pour les libérer", a-t-il déclaré.

"Cette crise a créé des divergences mais cela est derrière nous. Ce qui importe c'est la Côte d'Ivoire, c'est la paix pour notre pays", a de son côté affirmé M. Ouattara.
Leur dernier tête-à-tête remonte au 25 novembre 2010, date à laquelle ils s'étaient affrontés dans un débat télévisé quelques jours avant le second tour de la présidentielle.

Cette élection avait débouché sur une grave crise qui avait fait 3.000 morts, née du refus de M. Gbagbo de reconnaître sa défaite.

Ce dernier avait ensuite été arrêté et poursuivi devant la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l'humanité.
Mais depuis le retour, grâce au feu vert du président Ouattara, de son ancien rival, définitivement acquitté par la justice internationale, le mot réconciliation est sur toutes les lèvres.

- Autres rencontres prévues -
Après un premier contact téléphonique au début du mois, la rencontre, qui devrait être suivie d'autres rendez-vous selon les deux hommes, marque un certain apaisement de la vie politique ivoirienne, dans la continuité du retour de M. Gbagbo le 17 juin.
"Nous avons convenu de nous revoir de temps en temps. C’est important de rétablir la confiance et que les Ivoiriens se réconcilient et se fassent confiance également", a notamment déclaré M. Ouattara.

Autre signe de cette décrispation, le gouvernement avait également laissé entendre qu'il ne ferait pas appliquer la condamnation de M. Gbagbo à vingt ans de prison pour le "braquage" de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (BCEAO) pendant les événements de 2010-2011.
Une perspective qui ne plait pas à tout le monde, à l'image d'Issiaka Diaby, président du Collectif des victimes de Côte d’Ivoire.

"Nous sommes ici pour dénoncer l'exécution sélective des décisions de justice en Côte d'Ivoire. Nous estimons que la réconciliation ne peut pas se résumer à la rencontre de deux citoyens, il faut la vérité, la justice", a-t-il déclaré mardi à l'occasion d'un hommage aux victimes de la crise, au cimetière de Williamsville, un quartier d'Abidjan.
L'apaisement entre Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo ne coule toutefois pas de source, tant les relations entre les deux hommes restent marquées par les violences post-électorales de 2010-2011.

"Les deux protagonistes de la crise vont se rencontrer, ce n'est pas totalement anodin! La rencontre ne va pas effacer les divergences abyssales entre eux, mais c'est une évolution de cette relation", soulignait l'analyste politique Rodrigue Koné, en amont de cette rencontre.
Mais Laurent Gbagbo ne compte pas rester discret dans le jeu politique ivoirien. Depuis son retour, il s'est déjà affirmé comme un opposant politique de premier plan à Alassane Ouattara, 79 ans.

Très vite, il était allé rencontrer Henri Konan Bédié, un autre ancien président, désormais poids lourd de l'opposition et n'avait pas manqué d'égratigner M. Ouattara.
Il l'avait notamment appelé à "respecter les textes", en référence à sa réélection en 2020 pour un troisième mandat controversé, au cours d'une présidentielle boycottée par l'opposition qui jugeait ce nouveau mandat inconstitutionnel. - AfricaLog avec agence

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