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Enquête internationale reclamée sur les circonstances de la mort de Khashoggi 

Oct 20, 2018
Enquête internationale reclamée sur les circonstances de la mort de Khashoggi 

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, est «profondément troublé par la confirmation de la mort de Jamal Khashoggi», indique un communiqué des Nations unies publié peu après la reconnaissance par l'Arabie saoudite de la mort du journaliste saoudien.

Antonio Guterres «souligne la nécessité d'une enquête rapide, approfondie et transparente sur les circonstances de la mort» de Jamal Khashoggi, qui avait disparu le 2 octobre au consulat saoudien d'Istanbul. Que «ceux qui en sont responsables rendent pleinement compte» de leurs actes, ajoute le communiqué de l’ONU.

La rapidité de la réaction d'Antonio Guterres vendredi après l'aveu saoudien tranche avec la prudence observée jusqu'alors à l'ONU depuis début octobre.

Antonio Guterres s'était borné jusqu'à présent à réclamer la «vérité» sur le sort du journaliste saoudien, en dépit des multiples informations pointant du doigt la responsabilité de l'Arabie saoudite dans sa disparition.

Jeudi encore, après un appel de plusieurs ONG à l'ONU pour qu'une enquête internationale soit ouverte sur les circonstances de la disparition de Jamal Khashoggi, le porte-parole de l'ONU, Stéphane Dujarric, avait souligné que des enquêtes par la Turquie et l'Arabie saoudite étaient déjà en cours.


«Si toutes les parties sont d'accord», une enquête internationale des Nations unies peut être engagée par Antonio Guterres, avait ajouté le porte-parole. Pour qu'elle soit efficace, une enquête « a besoin de la coopération des parties» impliquées dans le dossier, avait-il insisté.

De leur côtés, les États-Unis sont «attristés» d'apprendre la mort du journaliste, a indiqué la Maison Blanche.

«Les États-Unis prennent note de l'annonce par le royaume d'Arabie saoudite que l'enquête sur le sort de Jamal Khashoggi progresse et qu'il [NDLR : le royaume] a entrepris des actions à l'encontre des suspects qui ont été pour l'instant identifiés», a affirmé la porte-parole de l'exécutif américain, Sarah Sanders.
«Nous sommes attristés d'apprendre que la mort de M. Khashoggi a été confirmée, et nous présentons nos condoléances les plus sincères à sa famille, à sa fiancée et à ses amis», a-t-elle ajouté.

«Nous continuerons à suivre de près les enquêtes internationales sur cet événement tragique et à appeler à ce que justice soit rendue dans les meilleurs délais et de manière transparente, et en accord avec l'état de droit», a-t-elle encore dit.

L'Arabie saoudite a affirmé samedi que le journaliste saoudien avait été tué à l'intérieur de son consulat à Istanbul lors d'une rixe.
Des élus américains se sont montrés nettement plus durs que la Maison Blanche concernant l'annonce saoudienne.

Le sénateur Lindsey Graham, un proche allié du président Donald Trump, a mis en doute la crédibilité des autorités saoudiennes, qui ont assuré pendant deux semaines que le journaliste avait quitté le consulat vivant.

«Dire que je suis sceptique sur la nouvelle version saoudienne sur M. Khashoggi est un euphémisme», a gazouillé le sénateur républicain.

Bob Menendez, membre démocrate de la commission des Affaires étrangères au Sénat, a lui estimé que les États-Unis devaient sanctionner les Saoudiens impliqués.

«Même si Khashoggi est mort en raison d'une altercation, rien n'excuse son meurtre, a-t-il gazouillé. C'est loin d'être la fin [de l'affaire], et il faut que nous maintenions la pression internationale.» - AfricaLog avec agence

Qui gagnera la guerre commerciale USA-Chine?

Oct 13, 2018
Qui gagnera la guerre commerciale USA-Chine?

Comme un parfum de guerre froide? Face à la Chine, les États-Unis de Donald Trump ont lancé une offensive frontale sur tous les fronts, jamais tentée auparavant, mais dont l'issue reste incertaine.

La scène se passe aux Nations unies. Comme chaque année en septembre, un petit déjeuner réunit les cinq membres permanents du Conseil de sécurité. "C'était glacial", raconte un témoin, décrivant "une diatribe terrible" du chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo contre Pékin, "une confrontation globale, dense", et une réponse tout aussi "violente" de son homologue chinois Wang Yi.

La charge, dans ce huis clos d'ordinaire feutré, préfigure un discours, public celui-là, prononcé le 4 octobre par le vice-président Mike Pence.

Compétition commerciale déloyale, expansionnisme diplomatique et militaire notamment en mer de Chine du Sud, atteintes massives aux libertés publiques et aux minorités religieuses... Dans ce réquisitoire d'une dureté inédite, tout y passe. Jusqu'à cette étonnante accusation d'ingérence électorale pour se débarrasser du président Trump.

"La Chine n'avait jamais été attaquée publiquement de cette manière auparavant", dans "une attaque frontale tous azimuts", explique Elizabeth Economy, chercheuse au Council on Foreign Relations.

Selon elle, l'approche est "nouvelle" car Washington "met désormais explicitement sur la table tous les défis chinois auxquels sont confrontés les États-Unis et les pays européens".

L'administration républicaine "a choisi de suivre une voie différente par rapport aux précédents gouvernements, mettant l'accent sur la pression publique au détriment de la diplomatie", estime aussi Ryan Hass, ancien de la précédente administration démocrate de Barack Obama, aujourd'hui expert à la Brookings Institution.

Les paroles sont accompagnées d'actes: le président Trump a engagé une vraie guerre commerciale, imposant des tarifs douaniers supplémentaires sur 250 milliards de dollars d'importations chinoises et menaçant de nouvelles taxes.

Et d'autres mesures sont annoncées, comme ce tour de vis aux transferts de technologies nucléaires civiles pour lutter contre leur "détournement" à "des fins militaires".

Depuis le dégel des relations avec la Chine de Mao engagé par Richard Nixon en 1972, les États-Unis avaient toujours fait en sorte de maintenir le dialogue, dans l'espoir qu'une plus grande ouverture économique aboutirait à une plus grande ouverture diplomatique et politique. Mais au sein du pouvoir, le choix du bras de fer gagne des partisans.

"Il y a un sentiment général à Washington que la Chine et son économie sont désormais trop importants pour qu'on leur permette de continuer à enfreindre toutes les règles internationales", constate Elizabeth Economy. D'autant que le président chinois Xi Jinping est "porteur d'une Chine très différente sur la scène mondiale, avec une politique étrangère beaucoup plus ambitieuse et expansionniste".

Outre le différend sur la mer de Chine du Sud, deux initiatives réveillent les craintes: les "nouvelles routes de la soie", mégaprojet d'infrastructures pour relier le géant asiatique au reste du monde, et le plan "Made in China 2025" pour en faire un leader technologique.

"Les États-Unis ont peur de voir la Chine lui disputer son leadership mondial", explique à Pékin l'universitaire indépendant Hua Po.

Un tel face-à-face entre les deux premières économies de la planète semble ramener les relations internationales plusieurs décennies en arrière.

Pour Hua Po, "Trump veut clairement mener une nouvelle guerre froide" et utilise pour cela tous les outils de la puissance américaine. Il met le paquet pour "gagner un cent mètres, mais la Chine veut disputer un marathon avec les États-Unis".

D'après cet expert, "les Européens n'ont pas particulièrement envie de suivre cette guerre froide de Trump car ils ne considèrent pas que la Chine représente une menace substantielle pour l'Europe comme l'ex-Union soviétique".

Or, les États-Unis seuls ont peu de chances de changer la Chine.

"L'administration Trump fait le pari" que son approche va faire évoluer Pékin, car elle pense que la Chine veut "éviter toute confrontation", décrypte Ryan Hass. Mais selon lui, les Chinois "voient peu d'intérêt à accéder aux demandes de Trump sur le commerce ou autres, car cela ne résoudra pas l'origine de la rivalité croissante, à savoir les efforts américains pour contenir la montée en puissance de la Chine".

Reste à savoir ce que veulent vraiment les États-Unis.

Initialement, le président semblait prêt à se satisfaire d'une offre chinoise visant à gonfler les importations de biens américains pour rééquilibrer la balance commerciale – une promesse-clé de sa campagne.

Son entourage semble l'avoir persuadé de passer à une vision plus stratégique pour obtenir un changement en profondeur du comportement chinois. Ce qui s'annonce plus que difficile.

Il n'est pas exclu pour autant que "le président Trump se contente d'un petit succès pour revendiquer une grosse victoire", d'autant qu'il a besoin de l'aide de Pékin pour aboutir à la dénucléarisation nord-coréenne, nuance Elizabeth Economy. Dans ce cas, les tensions retomberaient. - AfricaLog avec agence

L’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU démissionne

Oct 09, 2018
L’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU démissionne

L'ambitieuse ambassadrice des Etats-Unis aux Nations unies, Nikki Haley, la femme la plus en vue du gouvernement de Donald Trump, a annoncé mardi sa démission à la surprise générale tout en réaffirmant sa loyauté au président américain.

"Elle m'a dit il y a environ six mois qu'elle souhaitait prendre une pause", a justifié le milliardaire républicain, louant le "travail fantastique" de son "amie", présente à ses côtés, tout sourires, dans le Bureau ovale.

"Elle a été très spéciale pour moi", a-t-il insisté, soucieux de minimiser le choc politique créé par le départ de cette personnalité populaire à moins d'un mois de législatives délicates pour son camp, notamment au moment où les électrices semblent se détourner de plus en plus des candidats républicains.

Donald Trump a précisé que la démission serait effective "à la fin de l'année" et qu'il dévoilerait le nom d'un successeur "d'ici deux ou trois semaines".

Il a ensuite évoqué l'hypothèse d'une nomination de sa propre fille Ivanka Trump --"ce serait de la dynamite"-- mais "je serais accusé de népotisme", a-t-il aussitôt regretté. L'intéressée a elle-même exclu cette possibilité dans un tweet.

"Il est important de savoir quand il est temps de faire un pas de côté", a seulement expliqué l'ex-gouverneure de Caroline du Sud.

Ses motivations restent donc un mystère.

Ambitions politiques? Désaccords de fond au lendemain de l'arrivée du juge Brett Kavanaugh à la Cour suprême malgré des accusations d'abus sexuels? Besoin de se ressourcer dans le privé alors que ses déclarations d'intérêts font apparaître d'importantes dettes?

Ou alors le risque soulevé par une enquête potentielle, réclamée lundi, à la veille de sa démission, par une association de défense de l'éthique sur sept vols en avions privés offerts l'an dernier à l'ambassadrice par des hommes d’affaires?

Quoi qu'il en soit, son départ a pris de court des collègues à Washington et à l'ONU, où son bilan a été globalement salué.

Nikki Haley, 46 ans, à qui l'on prête régulièrement des vues sur la Maison Blanche, a assuré qu'elle ne serait pas candidate à la présidentielle de 2020 et qu'elle soutiendrait Donald Trump. - AfricaLog avec agence

"J'invite Biya à organiser les conditions d'une transition pacifique” dit Kamto

Oct 08, 2018
"J'invite Paul Biya à organiser les conditions d'une transition pacifique” dit K

Un des principaux candidats à la présidentielle de dimanche au Cameroun, Maurice Kamto, a revendiqué lundi la victoire face à Paul Biya, président sortant, se mettant "hors-la-loi", selon le gouvernement.

"J'ai reçu mission de tirer le penalty, je l'ai tiré et je l'ai marqué", a déclaré M. Kamto à la presse à Yaoundé. "J'ai reçu du peuple un mandat clair que j'entends défendre jusqu'au bout".

Il n'a pas cependant donné de chiffre, de pourcentage et n'a pas indiqué sur quoi il basait ses affirmations.

Par cette proclamation avant les résultats officiels, M. Kamto est "manifestement hors-la-loi", a déclaré le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary. "Quiconque se met en travers (des institutions nationales) rencontrera naturellement la rigueur de la loi, parce que la force appartient à la loi".

"M. Kamto n'aura pas le gouvernement en face, mais toute la nation qui n'accepte pas qu'on déstabilise la seule religion qui nous soit commune, à savoir la paix", a-t-il prévenu.

Ancien ministre délégué à la Justice (2004-2011) et avocat au barreau de Paris, Maurice Kamto, 64 ans, est président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC).

Il avait reçu vendredi le soutien d'un autre candidat de poids, Akere Muna, également avocat, qui s'était retiré de la course en sa faveur et était présent lundi à la conférence de presse.

Maurice Kamto a dénoncé de "multiples cas de fraude orchestrée par le pouvoir" auquel il a néanmoins tendu la main : "Mes bras leur restent ouverts pour qu'on œuvre ensemble à la renaissance nationale".

"J'invite le président de la République à organiser les conditions d'une transition pacifique afin de mettre le Cameroun à l'abri d'une crise électorale dont notre pays n'a nullement besoin", a poursuivi le président du MRC.

"Comme je m'y suis engagé, je lui assure à lui-même et à sa famille toutes les garanties de sécurité, d'immunité et de respect dû à son statut", a-t-il affirmé.

Grégoire Owona, ministre du Travail et secrétaire-général adjoint du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir), a accusé M. Kamto d'avoir invité "insolemment le président Paul Biya à organiser la passation du pouvoir!".

Vendredi soir, Paul Atanga-Nji, ministre de l'Administration territoriale (Intérieur), avait affirmé que "toute forme de remise en cause du verdict des urnes en dehors des voies légales ne serait pas tolérée".

Légalement, le Conseil constitutionnel, composé de proches du président Biya, est le seul habilité à proclamer des résultats, au plus tard deux semaines après le scrutin.

M. Kamto faisait partie des sept candidats opposés au favori Paul Biya, 85 ans, dont près de 36 au pouvoir, qui briguait un 7e mandat consécutif.

Malgré le long délai de publication officielle, des résultats de centaines de bureaux de vote sur 25.000 installés dans tout le pays, circulaient sur les réseaux sociaux dès vendredi soir.

Dans le Sud-Ouest et le Nord-Ouest, les deux régions anglophones frappées depuis un an par un conflit meurtrier entre des séparatistes et l'armée, des troubles ont émaillé le scrutin, auquel très peu de votants ont participé. Des coups de feu ont été entendus dans les deux capitales régionales, Buea et Bamenda, toute la journée et trois hommes armés, séparatistes présumés qui tiraient sur des passants, ont été abattus par les forces de l'ordre à Bamenda.

Selon Hans de Marie Heungoup, chercheur à l'International Crisis Group (ICG), "quasiment tous les retours nous parvenant situent le taux de participation en deça de 5%" dans ces régions anglophones du Sud-Ouest et du Nord-Ouest où plus de 300.000 personnes ont dû fuir leur domicile.

Dans le reste du pays, le vote s'est déroulé sans incident majeur rapporté, notamment à Yaoundé et Douala, capitales politique et économique.

Dans la région de l'Extrême-Nord, "verrou" de l'élection car la plus peuplée du Cameroun, il n'y a eu que très peu de représentants de partis d'opposition, censés surveiller le bon déroulement du vote, selon des témoignages concordants. - AfricaLog avec agence

Quelle élection présidentielle au Cameroun?

Oct 07, 2018
Quelle élection présidentielle au Cameroun?

Une énorme abstention et des violences ont marqué dimanche l'élection présidentielle dans l'ouest anglophone du Cameroun où les séparatistes armés avaient annoncé leur volonté d'empêcher le scrutin.

A Buea, capitale du Sud-Ouest anglophone quadrillée par d'imposantes forces de sécurité, les bureaux de vote ont été désertés tout au long de la journée, ont constaté des journalistes.

"On s'ennuie, personne ne vient voter, les gens sont restés chez eux parce qu'ils avaient peur", a déclaré Georges Fanang, scrutateur d'un parti d'opposition dans un bureau de la ville.

Dans ce bureau, seuls 7 électeurs sur 420 inscrits avaient fait le déplacement environ une heure avant la clôture officielle du vote à 18H00 (17H00 GMT).

Les 25.000 bureaux de vote avaient ouvert à 08H00 (07H00 GMT). La diffusion de tendances électorales est interdite au Cameroun et les résultats ne sont pas attendus avant au moins une semaine. Le Conseil constitutionnel dispose de deux semaines légalement pour les proclamer.

Selon Hans de Marie Heungoup, chercheur à l'International Crisis Group (ICG), "quasiment tous les retours nous parvenant situent le taux de participation en deça de 5%" dans les régions anglophones du Sud-Ouest et du Nord-Ouest où plus de 300.000 personnes ont dû fuir leur domicile.

"Cette tres faible participation illustre l'emprise qu'ont désormais les séparatistes armés sur ces deux regions', a-t-il dit. "Elle exprime en même temps la rupture symbolique entre une partie des populations anglophones et la Republique du Cameroun".

De nombreux bureaux de vote n'avaient pu être installés dans des villages de ces régions, par crainte d'attaques séparatistes.

Des séparatistes qui avaient promis la "guerre" le jour du scrutin, menaçant de s'en prendre aux électeurs qui iraient voter.

Trois hommes armés, séparatistes présumés, qui tiraient sur des passants à Bamenda, capitale du Nord-Ouest, ont été abattus dimanche matin après avoir été traqués par les forces de sécurité.

Des coups de feu d'origine inconnue ont été entendus à la mi-journée par des journalistes de à Buea. Une voiture du quotidien gouvernemental Cameroon Tribune et celle du sous-préfet ont également été prises pour cibles.

Dans la nuit de samedi à dimanche, dans la ville de Kumba dans le Sud-Ouest, un tribunal a été incendié par "des hommes armés", selon des témoins.

"Ce n'est pas impossible qu'il y ait des fauteurs de troubles" dans les régions anglophones, a déclaré dans la matinée le ministre de la Communcation, Issa Tchiroma Bakary, à des journalistes. "Mais je peux vous assurer que la large majorité des habitants sont prêts et veulent voter".

A la mi-journée, sous un grand ciel bleu, le président Biya, 85 ans dont près de 36 au pouvoir et qui briguuait un 7e mandat consécutif, a voté à Yaoundé.

Vêtu d'un costume bleu marine et accompagné de son épouse Chantal qui portait un ensemble jaune vif, il s'est réjoui du climat "de sérénité" dans lequel s'est déroulée la campagne et a espéré que le "peuple camerounais continuait à (lui) faire confiance".

Face à sept candidats, M. Biya est favori du scrutin, malgré la guerre qui s'est installée fin 2017 au Cameroun anglophone, après plus d'un an de crise socio-politique qui a lentement dégénéré en conflit armé.

Des centaines de séparatistes armés, regroupés en groupes épars dans la forêt équatoriale, combattent désormais violemment et quotidiennement l'armée camerounaise.

Plus de 175 membres des forces de défense et sécurité camerounaises ont été tués dans ce conflit en zone anglophone, ainsi que plus de 400 civils, selon les ONG. Aucun bilan n'est disponible du côté séparatiste.

Dans la région de l'Extrême-Nord, l'armée est également déployée pour combattre les jihadistes de Boko Haram qui lancent des assauts répétés depuis 2014 sur les populations camerounaises.

Juste avant le vote et pour la première fois depuis la présidentielle de 1992, deux opposants de poids se sont alliés contre Paul Biya: Akere Muna et Maurice Kamto.

Elecam, l'organe qui organise l'élection, a cependant refusé que les bulletins portant le nom de M. Muna soient retirés au profit de M. Kamto, estimant que le retrait vendredi de sa candidature avait été trop tardif et n'était pas prévu par la loi.

Deux autres candidats peuvent espérer un score significatif: Joshua Osih, candidat du Social democratic front (SDF, principal parti d'opposition) et Cabral Libii, benjamin de l'élection à 38 ans, qui a fortement mobilisé dans ses meetings. - AfricaLog avec agence

L’homme qui “répare" les femmes a reçu le prix Nobel de la Paix

Oct 05, 2018
L’homme qui “répare" les femmes  a reçu le prix Nobel de la Paix

Travailler sans relâche et ne jamais se résigner à l'horreur. Le Dr Denis Mukwege, qui a reçu vendredi le prix Nobel de la Paix, "répare" depuis des années les femmes violées victimes des guerres oubliées dans l'est de la République démocratique du Congo.

A deux mois et demi d'élections cruciales en RDC, les jurés du prix Nobel ont aussi récompensé une voix parmi les plus sévères envers le régime du président Joseph Kabila, davantage entendue à l'étranger qu'au pays.

"L'homme cesse d'être homme lorsqu'il ne sait plus donner l'amour et ne sait plus donner l'espoir aux autres", déclarait-il en 2015 au personnel de l'hôpital de Panzi qu'il dirige à Bukavu, capitale de la province du Sud-Kivu.

Âgé de 63 ans, marié et père de cinq enfants, le Dr Mukwege aurait pu rester en France après ses études à Angers (centre-ouest). Il a fait le choix de retourner dans son pays, et d'y rester aux heures les plus sombres.

Profondément croyant, ce fils de pasteur pentecôtiste "vit ses valeurs dans tout ce qu'il fait", et surtout, il "n'abandonne jamais", témoigne une Européenne qui a travaillé avec lui pendant plusieurs années à Panzi.

Par son combat pour la dignité des femmes du Kivu, il est aussi de fait le porte-parole des millions de civils menacés par les exactions des groupes armés ou des grands délinquants du Kivu, région riche en coltan.

Lui-même dans le viseur, il échappe de peu un soir d'octobre 2012 à une tentative d'attentat. Après un court exil en Europe, il rentre en janvier 2013 à Bukavu.

Entre deux voyages à l'étranger, comme cette année en Irak pour lutter contre la stigmatisation des femmes violées yazidies, le docteur Mukwege vit dans fondation de Panzi, qui se trouve sous la protection permanente de soldats de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco).

"C'est un homme droit, juste et intègre mais intraitable avec la médiocrité" qui veut faire de Panzi un pôle de référence "aux normes internationalement reconnues", dit de lui le Dr Levi Luhiriri, médecin de l'hôpital. Sa fondation est largement soutenue par l'Union européenne.

Né en mars 1955 à Bukavu, dans ce qui est alors le Congo belge, Denis Mukwege est le troisième de neuf enfants. Après des études de médecine au Burundi voisin, il rentre au pays pour exercer à l'hôpital de Lemera, sur les Moyens Plateaux du Sud-Kivu.
Il découvre alors les souffrances de femmes qui, faute de soins appropriés, sont régulièrement victimes de graves lésions génitales post-partum les condamnant à une incontinence permanente.

Après une spécialisation en gynécologie-obstétrique en France, il rentre à Lemera en 1989, pour animer le service gynécologique. Lorsqu'éclate la première guerre du Congo, en 1996, l'hôpital est totalement dévasté.

En 1999, le Dr Mukwege crée l'hôpital de Panzi. Conçu pour permettre aux femmes d'accoucher convenablement, le centre devient rapidement une clinique du viol à mesure que le Kivu sombre dans l'horreur de la deuxième guerre du Congo (1998-2003) et de ses viols de masse.

Cette "guerre sur le corps des femmes", comme l'appelle le médecin, continue encore aujourd'hui. "En 2015, on avait observé une diminution sensible des violences sexuelles. Malheureusement, depuis fin 2016-2017, il y a une augmentation", confiait-il en mars.

Déjà récompensé en Europe, aux États-Unis et en Asie pour son action, ce colosse débordant d'énergie à la voix grave et douce a lancé en 2014 un mouvement féministe masculin, V-Men Congo.

Il prête son image à une campagne mondiale incitant les grandes multinationales à contrôler leurs chaînes d'approvisionnement pour s'assurer qu'elles n'achètent pas des "minerais du sang", qui contribuent à alimenter la violence dans l'est du Congo.

Depuis 2015, alors que la RDC s'enfonce dans une crise politique émaillée de violences, "L'Homme qui répare les femmes", comme le décrit un documentaire sur son combat a dénoncé à plusieurs reprises "le climat d'oppression [...] et de rétrécissement de l'espace des libertés fondamentales" dans son pays.

Le nouveau prix Nobel a encouragé fin juin les Congolais "à lutter pacifiquement" contre le régime du président Joseph Kabila plutôt que de miser sur les élections prévues le 23 décembre "dont on sait d'avance qu'elles seront falsifiées".

"Nous sommes dirigés par des gens qui ne nous aiment pas", s'était-il emporté en mars en réaction au boycott par Kinshasa d'une conférence humanitaire sur la RDC.

A ceux qui le croient tenté par la politique, il rétorque néanmoins que seuls comptent pour lui les malades de Panzi, mais qu'il n'entend en rien renoncer à sa liberté d'expression. - AfricaLog avec agence

Kamto et Muna, 2 opposés se coalisent contre Paul Biya

Oct 05, 2018
Kamto et Muna, 2 opposés se coalisent contre Paul Biya

Deux candidats d'opposition camerounais ont formé vendredi soir une coalition, à moins de 48h de l'élection présidentielle prévue dimanche, a annoncé le porte-parole de l'un d'eux, Akere Muna, dans un communiqué reçu vendredi soir.

"Akere Muna accepte de retirer sa candidature à la Présidence de la République (...) et de soutenir Maurice Kamto", indique un communiqué signé du porte-parole d'Akere Muna, Paul Mahel.

M. Muna faisait partie des huit candidats qui affronteront dimanche le président sortant, Paul Biya, 85 ans, en poste depuis 1982 et qui brigue un 7ème mandat consécutif.

C'est la première fois depuis l'élection présidentielle de 1992 que deux opposants à Paul Biya forment une coalition contre le président sortant.

"Ce ralliement, intéressant pour la vitalité de la vie politique camerounaise, pourrait arriver trop tardivement pour créer une dynamique de fond", a déclaré Hans de Marie Heungoup, chercheur au centre d'analyses International Crisis Group (ICG).

Maurice Kamto, ancien ministre délégué à la Justice entre 2004 et 2011, a fondé son parti politique en 2012. Il fait figure d'opposant de poids selon les analystes.

Avocat au barreau de Paris, il a notamment négocié avec succès pour son pays le contentieux territorial avec le Nigeria sur la presqu'île de Bakassi.

Ses partisans estiment que son expérience au sein de l'appareil d'Etat est un atout quand ses détracteurs n'hésitent pas à critiquer son soutien passé à Paul Biya.

Akere Muna est l'ancien bâtonnier du Cameroun et fondateur de la branche camerounaise de l'ONG de lutte contre la corruption Transparency International.

Il faisait aussi figure d'opposant de poids à Paul Biya, malgré une campagne plus timorée.

Le président Biya, invisible physiquement durant la campagne hormis un meeting dans la région de l'Extrême-Nord samedi, est néanmoins omniprésent : des milliers d'affiches à son effigie ont été collées partout dans le pays depuis le début de la campagne.

Cela faisait plusieurs jours que des rumeurs couraient sur la formation d'une coalition de plusieurs candidats de l'opposition.

D'autres candidats à l'élection présidentielle ont évoqué l'idée d'une coalition, notamment le candidat du principal parti d'opposition Joshua Osih, sans que cela se concrétise pour l'heure.

Vendredi matin, le camp de Kamto a accusé le pouvoir en place de préparer une "fraude massive" en vue du scrutin de dimanche.

"Nous n'accepterons aucun résultat si ce type de fraude continue", a indiqué le directeur de campagne de Maurice Kamto, Paul-Eric Kingue.

"En tentant d'organiser le chaos, ils risquent d'être désagréablement surpris", a réagi le ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary.

L'élection présidentielle se tiendra dans un contexte sécuritaire tendu, avec un conflit armé dans les deux régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest et les assauts répétés des jihadistes de Boko Haram dans la région de l’Extrême-Nord. - AfricaLog avec agence

Melania Trump dans quatre pays africains

Sep 26, 2018
Melania Trump dans quatre pays africains

La Première dame américaine Melania Trump a annoncé mercredi qu'elle se rendrait début octobre dans quatre pays africains, son premier grand voyage en solo dédié à la cause du bien-être des enfants.

«Le 1er octobre marquera le premier jour de ma visite en solo dans quatre pays d'Afrique magnifiques et très différents: Ghana, Malawi, Kenya et Égypte», a déclaré l'épouse du président Donald Trump lors d'une réception pour les conjoints des dirigeants présents à New York pour l'Assemblée générale annuelle de l’ONU.

L'ex-mannequin de 48 ans a souligné que ces pays avaient travaillé avec l'agence américaine pour le développement (USAID) afin d'aider les enfants.

«Je suis si fière du travail de cette administration, via l'USAID et d'autres moyens», a-t-elle ajouté, expliquant que ce voyage lui permettrait de mettre l'accent notamment sur les soins aux nouveaux-nés et l'éducation.

«Que ce soit pour l'éducation, la dépendance des drogues, la faim, la sécurité sur internet, les intimidations, la pauvreté ou les maladies, ce sont trop souvent les enfants qui sont les premières victimes dans le monde», a-t-elle souligné, en présence des Premières dames du Ghana, du Kenya et du Malawi.

Slovène d'origine, Melania Trump, troisième épouse de Donald Trump et mère de leur fils Barron, avait déjà voyagé seule en septembre 2017. Elle s'était alors rendu à Toronto, où elle avait rencontré le prince Harry et assisté à l'ouverture des jeux qu'il organise pour les anciens combattants blessés ou handicapés.

Elle a aussi participé à plusieurs déplacements à l'étranger avec son mari.
Donald Trump, lui, n'est pas encore allé en Afrique depuis son arrivée à la Maison Blanche en janvier 2017. Mais il a reçu, avec Melania, le président kenyan Uhuru Kenyatta et sa femme à Washington en août.

Par le passé, le milliardaire républicain avait dénoncé, selon des médias américains, l'immigration en provenance de «pays de merde», une allusion qui renvoyait notamment à des pays africains et qui avait fait polémique.

Peu avant l'annonce de mercredi, Donald Trump avait évoqué le voyage de son épouse en Afrique devant des journalistes. «Elle va faire un grand voyage en Afrique. Nous aimons tous les deux l'Afrique. L'Afrique est si belle», avait-il lancé. - AfricaLog avec agence

La capacité de Trump à gouverner mise en doute

Sep 22, 2018
La capacité de Trump à gouverner mise en doute

Donald Trump faisait face vendredi à une nouvelle polémique explosive sur sa capacité à gouverner, un haut responsable de l'administration ayant évoqué en 2017 la possibilité de le mettre à l'écart du pouvoir, selon des informations du New York Times que ce dernier dément fermement.

Au coeur de ces nouvelles révélations: Rod Rosenstein, numéro deux du ministère de la Justice qui supervise l'enquête du procureur spécial Robert Mueller sur les soupçons de collusion entre l'équipe de campagne de Donald Trump en 2016 et le Kremlin.

Le New York Times s'appuie sur plusieurs sources, notamment des notes prises par des agents du FBI. Or l'un des auteurs de ces compte-rendus, Andrew McCabe, ex-directeur par intérim du FBI, n'a pas démenti leur contenu vendredi. "Il ignore comment un journaliste peut avoir obtenu ces notes", a simplement écrit son avocat, Michael R. Bromwich.

Selon le Washington Post, M. McCabe explique dans ses notes qu'en mai 2017, un Rod Rosenstein très inquiet après le limogeage choc du chef du FBI, James Comey, par le président américain, a suggéré devant témoins qu'il faudrait enregistrer Donald Trump à son insu pour rendre compte du "chaos" régnant à la Maison Blanche.

Il aurait alors discuté d'une mise à l'écart de M. Trump, en activant une procédure encore jamais utilisée aux Etats-Unis, prévue par le 25e amendement de la Constitution en cas d'inaptitude du président à gouverner.

L'article du New York Times prend un écho particulier après plusieurs publications récentes qui décrivent une Maison Blanche dysfonctionnelle, où de hauts responsables vont jusqu'à contourner les ordres présidentiels: le livre du journaliste d'investigation Bob Woodward et la tribune d'un haut responsable anonyme de l'administration Trump.

Ce dernier texte, publié par le même New York Times, affirmait également que certains membres du cabinet avaient brièvement envisagé d'écarter Donald Trump de la présidence peu après son arrivée à la Maison Blanche, en janvier 2017.

Rod Rosenstein a catégoriquement nié vendredi estimer que Donald Trump n'était pas en mesure d'exercer ses fonctions.

"Je veux être clair sur ce point: sur la base de mes échanges personnels avec le président, il n'existe aucun fondement pour invoquer le 25e amendement de la Constitution", a-t-il écrit.

"L'article du New York Times est inexact et incorrect", a-t-il ajouté, dénonçant des "sources anonymes qui sont évidemment partiales contre le ministère".

"Je n'ai jamais envisagé ou autorisé un enregistrement du président", a-t-il martelé dans un nouveau communiqué publié dans la soirée.

"Aucune des propositions de M. Rosenstein n'a apparemment abouti", souligne le New York Times. Mais "il a dit à M. McCabe qu'il pourrait parvenir à convaincre" le ministre de la Justice, Jeff Sessions ainsi que John Kelly, alors ministre de la Sécurité intérieure, de se joindre à ses efforts.

Le ministère de la Justice a laissé entendre qu'une plaisanterie de M. Rosenstein avait en fait été mal comprise, en publiant le témoignage, sous couvert d'anonymat, d'un ex-haut responsable qui se trouvait "dans la salle" lorsqu'il a évoqué le sujet.

"Son commentaire était sarcastique et n'a jamais été débattu avec une quelconque intention d'enregistrer une conversation avec le président", dit-il.

L'avocat d'Andrew McCabe, Michael R. Bromwich, explique lui que son client a bien mis sur papier la teneur de ses rencontres avec de hauts responsables du gouvernement Trump. Il les a toutes livrées au procureur Mueller il y a "plus d'un an". Une autre copie de ces notes était encore conservée au FBI en janvier 2018.

Ces révélations vont en tout cas dans le sens du scénario, martelé sans relâche par Donald Trump, de forces à l'oeuvre contre lui au sein même de son administration.

Son fils, Donald Junior, a d'ailleurs rapidement ironisé sur Twitter: "Personne n'est choqué que ces gars fassent tout ce qui est en leur pouvoir pour saper" la présidence Trump.

De quoi inquiéter les démocrates et autres défenseurs de l'enquête du procureur Mueller que Donald Trump n'a de cesse d'attaquer en dénonçant une "chasse aux sorcières".

Puisque le ministre de la Justice, Jeff Sessions, s'est récusé dans l'affaire russe, Rod Rosenstein est le seul rempart censé protéger la bonne marche des investigations.

Le chef de l'opposition démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a d'ailleurs rapidement averti vendredi: "cet article ne doit pas être pris comme prétexte pour servir l'objectif vil de limoger" Rod Rosenstein "afin de nommer un responsable qui autorisera le président à s'immiscer dans l'enquête du procureur spécial". - AfricaLog avec agence

L’opposante rwandaise Victoire Ingabire libérée

Sep 16, 2018
L’opposante rwandaise Victoire Ingabire libérée

Une des principales figures de l'opposition rwandaise, Victoire Ingabire, est sortie de prison samedi dans le cadre de la libération anticipée de plus de 2.000 prisonniers décidée la veille par le président Paul Kagame.

"Je remercie le président qui a permis cette libération", a-t-elle dit alors qu'elle quittait la prison de Mageragere dans la capitale rwandaise, Kigali. "J'espère que cela marque le début de l'ouverture de l'espace politique au Rwanda", a-t-elle ajouté, appelant M. Kagame à "libérer d'autres prisonniers politiques".

La libération surprise de 2.140 détenus, dont Mme Ingabire et le musicien Kizito Mihigo, a été décidée lors d'un conseil des ministres vendredi, au cours duquel une mesure de "clémence" présidentielle a été approuvée.

Mme Ingabire avait été arrêtée en 2010 peu de temps après son retour au Rwanda alors qu'elle voulait se présenter à la présidentielle contre Paul Kagame comme candidate du parti des Forces démocratiques unifiées (FDU-Inkingi), une formation d'opposition non reconnue par les autorités de Kigali.

Cette économiste hutu, qui n'était pas au Rwanda pendant le génocide, avait avant cela passé 17 ans en exil aux Pays-Bas.

Elle purgeait une peine de 15 ans de prison prononcée en 2013 par la Cour suprême pour "conspiration contre les autorités par le terrorisme et la guerre" et "minimisation du génocide de 1994" qui a fait 800.000 morts entre avril et juillet 1994, essentiellement parmi la minorité tutsi.

Kigali l'avait accusée d'avoir nié la réalité du génocide en demandant que les auteurs de crimes contre les Hutu soient eux aussi jugés.

Le musicien Kizito Mihigo avait été arrêté en 2015 et condamné à dix ans de prison pour conspiration en vue d'assassiner le président.

Réélu en août 2017 pour un troisième mandat de 7 ans, Paul Kagame est crédité de l'important développement d'un pays exsangue au sortir du génocide. Mais il est aussi régulièrement accusé de bafouer la liberté d'expression et de museler toute opposition.

Paul Manafort plaide coupable et va coopérer dans l'enquête russe. - AfricaLog avec agence

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