www.africalog.com newsletter

Mort de Kofi Annan, les hommages affluent

Aug 19, 2018
Mort de Kofi Annan, les hommages affluent

De son Afrique natale à l'Amérique, les grands dirigeants rendaient hommage samedi à l'ancien secrétaire général de l'ONU et prix Nobel de la paix Kofi Annan, décédé en Suisse à l'âge de 80 ans, après avoir été au centre de la diplomatie mondiale pendant une décennie troublée.

Kofi Annan est "décédé paisiblement samedi 18 août après une courte maladie", a annoncé "avec une immense tristesse" sa fondation dans un communiqué de Genève, indiquant que son épouse et ses enfants étaient à ses côtés pour ses derniers jours en Suisse où il vivait.

Les hommages ont afflué, du Ghana, son pays natal, à l'actuel secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, qui a souligné "une force qui guidait vers le bien", en passant par l'ex-président américain Barack Obama et les grands dirigeants européens.

Koffi Annan "a fait entrer les Nations unies dans le XXIe siècle en définissant un programme ambitieux qui a fait de l'ONU un outil indispensable pour la paix, la prospérité et la dignité humaine partout dans le monde", a déclaré dans un communiqué Ban Ki-moon, qui lui a succédé au secrétariat général.

"Kofi Annan a voué sa vie à faire du monde un endroit plus pacifique", a soutenu l'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley, louant un diplomate ayant "oeuvré inlassablement pour nous unir".

L'ancien président américain Bill Clinton, à la Maison Blanche lors de l'entrée en fonction de Kofi Annan à la tête de l'ONU à la fin des années 90, a loué un homme fidèle "à ses racines ghanéennes", qui a "toujours traité les autres avec respect et dignité".

Barack Obama a lui salué "l'intégrité, la détermination, l'optimisme" de l'ex-N.1 de l'ONU qui a aussi contribué à "motiver et inspirer" la "prochaine génération de leaders".

"Nous n'oublierons jamais son regard calme et résolu, ni la force de ses combats", a tweeté le président français Emmanuel Macron, alors que son homologue russe Vladimir Poutine a déclaré avoir "sincèrement admiré la sagesse et le courage" du diplomate.

La Première ministre britannique Theresa May a rendu hommage à "un grand leader et réformateur de l'ONU" tandis que la chancelière allemande Angela Merkel a insisté sur une "voix" qui "va beaucoup nous manquer à une époque où la recherche en commun de solutions aux problèmes mondiaux est plus urgente que jamais".

"Il ne tient qu'à nous de continuer le travail qu'il a commencé", a renchéri le Premier ministre canadien Justin Trudeau.

Kofi Annan fut le premier secrétaire général issu de l'Afrique sub-saharienne, et le Ghana, où il était né, a décrété une semaine de deuil à partir de lundi.

"Il a considérablement contribué au renom de notre pays par sa position, par sa conduite et son comportement dans le monde", a déclaré le président ghanéen Nana Akufo-Addo.

En Afrique du Sud, le parti au pouvoir, l'ANC, s'est souvenu d'un "fils éminent de l'Afrique" qui a oeuvré "en faveur (des pays) du Sud en développement".

Un autre prix Nobel de la paix, l'archevêque anglican sud-africain Desmond Tutu, a de son côté évoqué "un remarquable être humain qui a représenté notre continent et le monde avec une immense grâce, intégrité et distinction". "Mon ami, mon héros, mon inspiration", a résumé la Nigériane Amina J. Mohammed, vice-secrétaire général de l'ONU.

La Ligue arabe a aussi rendu hommage à Kofi Annan, tandis que le ministère égyptien des Affaires étrangères l'a qualifié d'"icône et source de fierté pour tous les Africains et les amoureux de la paix".

Diplomate de carrière, Kofi Annan a contribué à rendre l'ONU plus présente sur la scène internationale pendant ses deux mandats, de 1997 à 2007.

Il a dirigé l'organisation pendant la période troublée de la guerre en Irak, avant de voir son bilan terni par des accusations de corruption dans l'affaire "pétrole contre nourriture”.
A son départ, il était cependant un des dirigeants de l'ONU les plus populaires. Conjointement avec l'organisation, il a reçu en 2001 le Prix Nobel de la Paix pour ses "efforts en faveur d'un monde mieux organisé et plus pacifique".

"J'ai essayé de placer l'être humain au centre de tout ce que nous entreprenons: de la prévention des conflits au développement et aux droits de l'homme", avait-il déclaré en acceptant le Nobel.

Lorsqu'il dirigeait le département de maintien de la paix, l'ONU a connu deux des épisodes les plus sombres de son histoire: le génocide rwandais et la guerre en Bosnie.

Les Casques bleus se sont retirés en 1994 du Rwanda en proie au chaos et aux violences ethniques. Et un an plus tard, l'ONU n'a pas su empêcher les forces serbes de massacrer plusieurs milliers de musulmans à Srebrenica, en Bosnie.

Kofi Annan s'était vite adapté à son nouveau rôle, multipliant les apparitions à la télévision et les participations aux dîners mondains à New York. Jusqu'à devenir une vedette, qualifié par certains de "rock star de la diplomatie".

Il avait irrité Washington en estimant "illégale" l'invasion de l'Irak en 2003, qui n'avait pas été entérinée par le Conseil de sécurité.

Né en avril 1938 à Kumasi, au Ghana, fils d'un cadre d'une filiale du groupe anglo-hollandais Unilever, Kofi Annan avait étudié à l'université de Kumasi, puis dans une université américaine, avant d'entrer à l'Institut des hautes études internationales de Genève.

En février 2012, il est choisi pour mener une médiation dans la guerre en Syrie, mais il jette l'éponge après cinq mois. Il accusera les grandes puissances, qui lui rendent hommage aujourd'hui, d'avoir par leurs dissensions transformé sa médiation en "mission impossible”. - AfricaLog avec agence

Le président sortant du Mali, réélu

Aug 16, 2018
Le président sortant du Mali, réélu

Le président sortant du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, a été réélu pour un nouveau mandat de cinq ans avec 67,17% des voix au second tour, contre 32,83% à l'opposant Soumaïla Cissé, a annoncé jeudi le ministre de l'Administration territoriale, Mohamed Ag Erlaf.

Selon ces résultats officiels complets, qui devront encore être validés par la cour constitutionnelle, M. Keïta a obtenu 1 798 632 voix, pour 879 235 au chef de file de l’opposition.

Le taux de participation au scrutin du 12 août a été de 34,54%, a précisé le ministre sur la télévision publique ORTM.

Avec ses 41,70% des suffrages récoltés au premier tour le 29 juillet, M. Keïta disposait d'une confortable avance sur Soumaïla Cissé, qui n'avait été crédité que de 17,78% des voix et n'a pas su réunir l'opposition derrière sa bannière.

M. Keïta entrera en fonction le 4 septembre avec la lourde tâche de relancer l'accord de paix conclu en 2015 avec l'ex-rébellion à dominante touareg, dans un pays toujours confronté à la menace djihadiste malgré cinq années d'interventions militaires internationales.

En 2013, les deux hommes s'étaient déjà affrontés au second tour et M. Keïta, dit «IBK», l'avait emporté avec 77,6%» des suffrages.

Dans les heures qui ont précédé l'annonce des résultats, l'accès à Internet était inaccessible à Bamako sur les réseaux mobiles des principaux opérateurs du pays. - AfricaLog avec agence

«Chienne», «crapule», lance Trump contre son ex-conseillère

Aug 14, 2018
«Chienne», «crapule», lance Trump contre son ex-conseillère

Le président des États-Unis a lancé une nouvelle bordée d'injures contre une ex-conseillère qui dans un livre à paraître ce mardi l'accuse de racisme et de misogynie, la traitant de «chienne» et de «crapule».

«Quand tu donnes sa chance à une crapule foldingue et pleurnicheuse et que tu lui donnes un boulot à la Maison Blanche, je me dis que ça n'a simplement pas marché. Une bonne chose que le général Kelly ait rapidement viré cette chienne!», a tweeté le président tôt mardi matin.

La colère de Donald Trump est dirigée contre Omarosa Manigault Newman, 44 ans, une ancienne candidate à l'émission de téléréalité du président devenue ensuite une de ses conseillères à la Maison Blanche. Elle a été limogée par John Kelly, le secrétaire général du 1600 Pennsylvania Avenue.

La virulence du ton de Donald Trump est frappante, même pour un président qui a pour habitude d'insulter régulièrement ses adversaires.

L'équipe de campagne de M. Trump entend quant à elle poursuivre en justice Omarosa Manigault Newman pour avoir violé un accord de confidentialité, ont rapporté des médias américains.


«Raciste», «intolérant», «misogyne», souffrant d'une «grave déficience mentale» et inapte à tenir la fonction suprême: Mme Manigault, dont la personnalité abrasive avait fait les délices de l'émission de téléréalité The Apprentice du milliardaire, n'épargne pas son ancien mentor dans son livre à venir.

Elle a provoqué un tollé ce week-end en dévoilant l'enregistrement de sa conversation avec le général Kelly quand il l'a licenciée, alors qu'ils se trouvaient dans une des salles ultra-sécurisées de la Maison Blanche.

Lundi, elle n'a pas hésité à rendre public un bref enregistrement d'une conversation avec M. Trump après son limogeage pour démontrer, selon elle, que le président ne sait pas ce qui se passe dans son équipe.

Le président l'avait déjà traitée de «foldingue» lundi et procédé à une attaque en règle, tout en reconnaissant que son ton n'était pas «présidentiel». Il s'est justifié en affirmant que c'est pour contrecarrer les médias «Fake News». - AfricaLog avec agence

Lavage de cerveau et blanchiment de la peau persistent en Afrique

Aug 09, 2018
Lavage de cerveau et blanchiment de la peau persistent en Afrique

Lorsque, sur les bancs de la fac de médecine, Isima Sobande avait entendu parler de mères décolorant la peau de leurs bébés, elle avait cru à une légende urbaine. Mais elle ne tarda pas à le voir de ses propres yeux.

Peu de temps après son affectation dans un centre médical de Lagos, capitale économique du Nigeria, un nourrisson de deux mois, se tordant de douleurs, a été admis "avec de très gros furoncles sur tout le corps".

La jeune médecin découvre alors que sa mère lui appliquait une crème de stéroïdes mélangée à du beurre de karité, une "recette de base" connue de nombreux Nigérians.

"J'étais horrifiée", raconte-t-elle. "Cela m'a vraiment atterrée."

"Notre société est conditionnée par le fait qu'avoir la peau claire est une manière de trouver un bon travail, d'avoir une relation amoureuse,... et pour beaucoup, c'est très important", poursuit la jeune femme de 27 ans avec une voix douce. "Ca nous ronge de l'intérieur."

En Afrique, le blanchiment de la peau n'a rien de nouveau. Les experts médicaux mettent en garde contre les risques pour la santé de ces méthodes d'éclaircissements cutané depuis de nombreuses années.

Les chantres de la conscience noire s'indignent depuis bien longtemps contre cet héritage néfaste et ce lavage de cerveau du à des siècles d'esclavage et de colonisation.

Mais paradoxalement, ils ont sans doute plus d'échos et d'influence dans le reste du monde que sur le continent africain et le phénomène ne cesse d'amplifier.

"L'utilisation de produits pour se blanchir la peau est croissante, en particulier chez les adolescents et les jeunes", explique Lester Davids, professeur de biologie humaine à l'Université de Pretoria en Afrique du Sud.

"L'ancienne génération utilisait des crèmes, la nouvelle génération utilise des pilules et des injections", note-t-il.

Des nouveaux modes d'administration encore plus inquiétants: "Nous ne savons même pas ce que ces produits, encore plus concentrés, vont avoir comme conséquence sur le long terme."

Avec une population en pleine expansion et très jeune, le marché africain est en pleine expansion. Deuxième spécificité du continent, le marché est très peu réglementé et n'importe quelle compagnie, artisanale ou multinationale peut y accéder.

"De plus en plus de nos clients (marques cosmétiques, ndlr) veulent avoir des informations sur le marché du blanchiment de la peau", confie Rubab Abdoolla, analyste chez Euromonitor International, cabinet de conseil en consommation.

Rien qu'au Nigeria, géant de quelque 180 millions d'habitants, 77% des femmes - soit plus de 60 millions de personnes - utilisent régulièrement des produits éclaircissant (OMS, 2011).

Si les consommateurs les plus aisés peuvent se permettre d'acheter des produits testés, les autres achètent des crèmes qui contiennent des niveaux dangereux de produits freinant la production de mélanine.

Ceux-ci incluent l'hydroquinone (dérivé du glucide interdit dans les produits cosmétiques dans l'Union européenne), les stéroïdes, et même le plomb, qui a d'ailleurs tué nombre de courtisans de la reine Elizabeth, adeptes en leur temps des poudres blanches et du teint blême.

Les autorités peinent souvent à encadrer les innovations en matière de blanchiment, qui sont de plus en plus souvent prises sous forme d'injections ou de pilules.

L'organisme de surveillance pour les consommateurs américains Food and Drug Administration n'a autorisé aucune de ces injections aux Etats-Unis, arguant que ces produits "sont potentiellement dangereux et pourraient contenir des ingrédients nocifs inconnus".

Le Nigeria, l'Afrique du Sud et le Kenya ont totalement interdit ceux à forte concentration d'hydroquinie et de mercure, et l'Etat sud-africain du Kwazulu-Natal a demandé à ses habitants de "rejeter toute forme de la beauté coloniale".

En juillet, le gouvernement du Ghana a également publié un message préventif pour avertir des dangers que courent les foetus lorsque les femmes enceintes prennent ces traitements, notamment pour que la peau de l'enfant soit plus claire à la naissance.

Mais les traitements restent facilement accessibles et peu contrôlés dans les marchés, sur internet ou dans des cliniques spécialisées et les

consommateurs deviennent "totalement accro sans mĂŞme s'en rendre compte".

Dabota Lawson, icône nigériane des réseaux sociaux, a monté sa propre marque de cosmétique et vante les mérites de ses crèmes et injections qui soignent également l’acné.

"En fait c'est comme la chirurgie esthétique... Ce n'est jamais assez", reconnaît-elle.

De son côté, Pela Okiemute, ou "le roi de la Beauté" tel qu'il se surnomme lui-même, est devenue la grande star des produits de blanchiment de peau sur Internet avec sa crème "Blancheur russe", promettant une "meilleure tenue de la peau, une beauté infinie et un teint de métisse".

Sa crème "Royale Cléopâtre", qui est présentée par la photo d'Elizabeth Taylor dans le rôle de la reine d'Egypte, rend la peau "claire et radieuse" avec des résultats visibles dès deux semaines.

"Beaucoup de mes clients ont utilisé de mauvais produits avant", raconte-t-il, assurant que ses produits ne sont pas nuisibles pour la santé, bien que très efficaces. "Ils viennent vers nous parce qu'ils ont des problèmes, et nous leur offrons des solutions", poursuit-il en faisant glisser des photos "avant-après" sur son téléphone.

Aranmolate Ayobami est lui, chirurgien esthétique. "Maître es. fessiers" plus exactement. Mais dans sa clinique à la périphérie de Lagos, derrière un restaurant chinois abandonné, il propose également un traitement de cinq semaines à base d'injections de glutathion pour 150.000 nairas (350 euros).

Il est catégorique: le produit qu'il utilise, importé des Emirats Arabes Unis et des Etats-Unis, n'est pas dangereux pour la santé, et surtout, il ne dépasse jamais les cinq semaines de traitement.

"Parfois, les clients me ramènent des produits de moins bonne qualité et me supplient de leur inculquer", dit-il. "Ils me disent 'mais Docteur, je suis prêt à prendre ce risque!'. Nous tentons vraiment de décourager ces pratiques", assure la médecin.

"Le blanchiment de la peau est une manière d'accéder au pouvoir et aux privilèges associés aux Blancs", analyse Yaba Blay, professeure auxiliaire en sciences politiques à l'Université centrale de Caroline du Nord, et spécialiste de la question.

"Les gens veulent être perçus comme ayant plus de valeur, et cela passe par la couleur de la peau", poursuit-elle. En Afrique, au-delà de la comparaison avec l'ancien colon, la peau claire suggère un travail dans un bureau, non exposé au soleil, et est donc un signe de richesse.

Les récents mouvements de "conscience noire" tentent de changer ces perceptions. Le hashtag #Melaninpoppin ('La mélanine, c'est tendance') célèbre la peau noire sur les réseaux sociaux, le film "Black Panther" avec son casting presque exclusivement noir, avec des costumes inspirées des tenues traditionnelles et des cheveux afro naturels, a fait évoluer les consciences et sont des signes de recul de la vision très euro-centrée des canons de beauté.
Mais nous sommes encore loin d'un phénomène de masse.
"La vérité c'est que ma beauté était davantage acceptée à l'étranger que dans mon propre pays", regrette Ajuma Nasenyana, mannequin kényane, qui a représenté les marques de Victoria's Secret ou encore Vivienne Westwood.

"Dans l'univers de la mode en Afrique, plus ta peau est claire, plus tu es considérée comme jolie", se confie-t-elle. "Mais heureusement, les choses sont un peu en train d'évoluer."

La jeune médecin Dr Sobande, perçoit aussi ce changement "positif" de l'autre côté du continent, au Nigeria.

"Mais il va falloir faire beaucoup d'efforts pour changer les mentalités.” - AfricaLog avec agence

La coalition au pouvoir en Côte d’Ivoire éclate

Aug 09, 2018
La coalition au pouvoir en Côte d’Ivoire éclate

Le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) a annoncé dans un communiqué jeudi mettre fin à son alliance avec le Rassemblement des Républicains (RDR) du président Alassane Ouattara, les deux partis gouvernant le pays ensemble depuis 2010.

Le PDCI "se retire du processus de mise en place d'un Parti unifié dénommé RHDP" (Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix) et "présentera des candidats pour les élections municipales et régionales sous (sa) bannière", selon le communiqué diffusé au lendemain d'une rencontre entre M. Ouattara et le président du PDCI Henri Konan Bédié.

Le parti unifié RHDP, créé par le président Ouattara à la mi-juillet, visait à unir le RDR et le PDCI dans un même mouvement. Les deux partis étaient alliés depuis 2005 dans une coalition électorale qui a permis l'élection d'Alassane Ouattara à la présidence en 2010 et sa réélection en 2015.

Le PDCI "se réserve le droit de promouvoir une plate-forme de collaboration avec les Ivoiriens qui partagent sa vision d'une Côte d’Ivoire réconciliée et soucieuse des droits, des libertés et du bien-être de ses populations", selon le communiqué.

Les élections locales sont prévues le 13 octobre, la prochaine élection présidentielle en 2020.

Le PDCI a annoncé par ailleurs que la Commission électorale indépendante serait réformée avant les élections locales.

Le "Président de la République a marqué son accord pour une réforme de la Commission Electorale Indépendante (CEI) avant la tenue des prochaines élections municipales et régionales", selon le communiqué.

La réforme de la CEI fait l'objet d'une polémique politique depuis plusieurs années en Côte d'Ivoire, l'opposition la jugeant déséquilibrée en faveur du pouvoir. - AfricaLog avec agence

Kabila s'engage Ă  quitter le pouvoir, le vent souffle

Aug 08, 2018
Kabila s'engage Ă  quitter le pouvoir, le vent souffle

Le président congolais Joseph Kabila a désigné mercredi un candidat à sa succession à l'élection présidentielle prévue en décembre en République démocratique du Congo, une première dans ce pays qui n'a jamais connu de transition pacifique.

Le choix de M. Kabila s'est porté sur un fidèle, le patron du parti présidentiel PPRD et ex-ministre de l'Intérieur, Emmanuel Ramazani Shadary, originaire comme lui de l'est du pays swahilophone.

M. Ramazani Shadary, 57 ans, figure parmi les personnalités congolaises sanctionnées par l'Union européenne (UE) en 2017 pour violations des droits de l'homme. L'UE le considérait alors responsable d'un "recours disproportionné à la force et à la répression".

"Le peuple a besoin de la paix, le peuple a besoin de la reconstruction, il a besoin du social, c'est ce que nous allons faire", a-t-il déclaré dans ses premières déclarations de candidat.

M. Ramazani avait été nommé en février "secrétaire permanent" du PPRD au terme d'une réforme des statuts qui prévoit la création d'un poste de président devant revenir à M. Kabila.

"Ramazani Shadary a très peu, voire aucun soutien au niveau national. Sa base politique se trouve dans la province du Maniema (...) qui représente moins de 5% de l'électorat congolais", analyse la société d'études des risques pour investisseurs Verisk Maplecroft.

Les adversaires de M. Kabila ont qualifié de "victoire" le fait que M. Kabila s'engage finalement "à quitter le pouvoir".

"Pour la première fois, un peuple d’Afrique centrale est parvenu à empêcher un chef d’Etat puissamment soutenu par les forces armées de modifier la Constitution et l’a forcé à quitter le pouvoir", avance Christophe Lutundula, porte-parole d'Ensemble, la coalition de l'opposant Moïse Katumbi.

"Nous avons gagné une bataille importante mais la lutte continue: celle pour une vraie alternance", a réagi le mouvement citoyen pro-démocratie Lutte pour le changement (Lucha).

La décision de Kabila "doit être suivie par des avancées concrètes en matière des droits de l'homme", a réagi Amnesty International, qui cite l'autorisation des "manifestations pacifiques" et la libération de militants des droits de l'homme.

"Nous sommes encore très loin d'un processus électoral crédible, et beaucoup de choses peuvent se passe d'ici décembre, y compris des délais supplémentaires", a commenté l'ONG Human ritgh watch, en invitant au maintien des pressions sur Kinshasa.

L'organisation rappelle que l'opposant Moïse Katumbi n'a pas pu rentrer pour déposer sa propre candidature.

L'opposition dénonce aussi la volonté de la commission électorale d'utiliser des "machines à voter" pour l'élection du 23 décembre - des "machines à tricher" pour ses détracteurs.

Des polémiques portent également sur la validité du fichier électoral et ses quelque 40 millions d’inscrits.

Les "partenaires" étrangers suivent de près la situation dans l'immense RDC, que les diplomates perçoivent comme un risque de déstabilisation régionale avec ses 2,3 millions de km2, ses neuf frontières, ses ressources minérales très convoitées et ses multiples zones de tensions.

Les Etats-Unis ont salué la décision de M. Kabila de respecter la Constitution. "Ce développement est une autre avancée mais il y a bien davantage à faire", a déclaré l'ambassadrice aux Nations unies Nikki Haley.

La commission électorale "doit prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir au peuple congolais le droit d'exercer son (droit de) vote lors d'élections libres, justes et crédibles le 23 décembre 2018", a-t-elle ajouté.

Washington avait envisagé de nouvelles sanctions ciblées pour obliger M. Kabila à quitter le pouvoir, a affirmé lundi le Financial Times. Au moins un membre de sa famille aurait été privé de visa pour les Etats-Unis en juin, selon la même source.

Une source diplomatique française a salué "une décision historique en Afrique centrale, même si elle ne règle pas tout".

Le président Emmanuel Macron a évoqué la RDC avec son homologue sud-africain Cyril Ramaphosa, a indiqué Paris. M. Ramaphosa est attendu vendredi à Kinshasa.

Le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders a déclaré qu'il "prend acte" tout en souhaitant un climat "apaisé" pour les prochaines élections afin que les résultats soient "crédibles".

Première productrice mondiale de cobalt, exportatrice de cuivre, la RDC figure malgré ses richesses minérales parmi les pays les plus pauvres d'Afrique.

La majorité de ses quelque 80 millions d'habitants vivent dans le secteur informel avec quelques dollars par jour.

Fin 2016, l'agence Bloomberg avait au terme d'une enquête indiqué que le président Joseph Kabila et sa famille possédaient des participations dans "au moins 70 entreprises" ( banque, l'agriculture, distribution de carburant, transport aérien, construction de routes, hôtellerie…). Un réseau d'affaire qui leur rapporterait "des centaines de millions de dollars".

Les ONG enquêtent régulièrement sur des affaires de corruption en RDC. - AfricaLog avec agence

Match Keïta-Cissé au second tour de la présidentielle malienne

Aug 08, 2018
 Match Keïta-Cissé au second tour de la présidentielle malienne

Le président malien sortant, Ibrahim Boubacar Keïta, et le chef de file de l'opposition, Soumaïla Cissé, seront bien opposés au second tour de l'élection présidentielle le 12 août, a confirmé mercredi la Cour constitutionnelle malienne, en rejetant les recours introduits par l'opposition.

La communauté internationale, présente militairement avec la force française Barkhane, qui a pris le relais de l'opération Serval déclenchée en 2013 contre les jihadistes, et avec les Casques bleus de l'ONU, attend du vainqueur une relance de l'accord de paix signé en 2015 par le camp gouvernemental et l'ex-rébellion à dominante touareg, dont l'application accumule les retards.

Malgré cet accord, les violences jihadistes ont non seulement persisté, mais se sont propagées du nord vers le centre et le sud du Mali, puis au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits intercommunautaires.

M. Keïta, qui brigue un second mandat à 73 ans, termine largement en tête du premier tour, qui s'est tenu le 29 juillet, avec 41,70% des suffrages, selon les résultats définitifs proclamés lors d'une audience retransmise à la télévision par la présidente de la cour constitutionnelle, Manassa Danioko, alors que des résultats provisoires annoncés la semaine dernière lui attribuaient 41,42%.

Son rival comme en 2013, Soumaïla Cissé, 68 ans, qui clamait depuis lors que ces résultats n'étaient "ni sincères, ni crédibles", a vu son score très légèrement revu à la baisse à 17,78%, contre 17,8% annoncés précédemment.

Il y a cinq ans, Ibrahim Boubacar Keïta, dit "IBK", l'avait emporté avec plus de 77% des suffrages.

"Nous sommes satisfaits de la bonne dynamique en faveur du président", s'est félicité son porte-parole, Mahamadou Camara. Au cours d'une campagne "très courte" de deux jours à peine, le camp d'IBK ira "à la rencontre des Maliens" pour leur expliquer son programme, soit "de consolider les acquis, amplifier les réussites et corriger les manques", a-t-il indiqué.

Des rassemblements sont prévus jeudi "dans l'ensemble du pays" et, vendredi, "des caravanes" partiront des différents quartiers de la capitale pour converger vers 17H00 (locale et GMT) place du Cinquantenaire. Le président sortant s'adressera alors à ses militants et aux électeurs, a noté M. Camara.

Les 18 candidats de l'opposition, dont Soumaïla Cissé, qui ont constitué un "front démocratique contre la fraude" et ont vu leurs espoirs d'une révision des résultats balayés par la cour constitutionnelle, étaient réunis mercredi soir pour envisager la suite, selon une source.

"Cette proclamation de la cour constitutionnelle est sans surprise", a déclaré un membre de l'entourage de M. Cissé. "Nous continuons à dénoncer les fraudes manifestes du premier tour et en appelons à la mobilisation et au rassemblement du camp du changement, majoritaire dans le pays", a ajouté ce proche du leader de l'opposition.

L'opposition avait déposé plus d'une vingtaine de requêtes, dont certaines demandaient l'annulation totale du premier tour, en raison d'allégations de "bourrages d'urnes", surtout dans le centre et le nord du pays, ou encore car "des bandits armés" ont attaqué plusieurs bureaux de vote, en saccageant le matériel électoral.

Le gouvernement malien avait reconnu lundi que quelque 245.888 Ă©lecteurs "n'ont pas pu voter pour diverses raisons", en publiant une liste de 871 bureaux de vote oĂą le scrutin n'avait pas pu se tenir.

La plus haute juridiction du pays a déclaré "irrecevables" la plupart de ces requêtes, faute d'avoir été déposées dans les délais, et en a rejeté trois. Elle a également retoqué les demandes de récusation déposées contre plusieurs de ses membres par les trois principaux candidats de l'opposition, expliquant qu'il n'existait "aucune procédure constitutionnelle de récusation".

"Nous alertons la communauté internationale pour qu'elle prenne ses responsabilités face à ce hold-up électoral", a plaidé l'entourage de M. Cissé, au lendemain d'un appel adressé par l'Union européenne pour davantage de transparence et pour que l'accès aux bureaux de vote soit garanti lors du second tour. - AfricaLog avec agence

Kabila désigne son “dauphin”, se retire selon la Constitution

Aug 08, 2018
Kabila désigne son “dauphin”, se retire selon la Constitution

Le président congolais Joseph Kabila a désigné l'ex-ministre de l'Intérieur Emmanuel Ramazani Shadary comme son dauphin à l'élection présidentielle prévue en décembre en République démocratique du Congo, a annoncé mecredi le porte-parole du gouvernement.

M. Ramazani Shadary doit aller déposer son dossier de candidature au siège de la commission électorale, a ajouté le porte-parole Lambert Mende en conférence de presse. La clôture est prévue mercredi à 15h30 GMT.

"Il s'agit du camarade Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire permanent du PPRD né en 1960 dans la province du Maniema (est de la RDC) marié et père de huit enfants", a déclaré M. Mende en présentant brièvement le "dauphin" du président Kabila, 47 ans, qui ne pouvait pas se représenter d'après la Constitution.

M. Ramazani Shadary "va représenter notre famille politique à l'élection présidentielle", a ajouté M. Mende. C'est le candidat "derrière lequel nous allons tous nous aligner", a-t-il insisté.

M. Mende présentait "la conclusion des consultations que le président Joseph Kabila Kabanga, autorité morale du Front commun pour le Congo, a menées pour dégager le nom de l'oiseau rare".

M. Ramazani Shadary fait partie des personnalités congolaises frappées en 2017 par des sanctions de l'UE pour violations des droits de l'Homme.

"M. Emmanuel Ramazani Shadary, notre candidat, est catholique pratiquant", a insisté M. Mende.

Un collectif catholique avait annoncé trois jours de mobilisation à partir de dimanche si M. Kabila se présentait. La répression de ses trois marches interdites en début d'année avait fait une quinzaine de morts.

"Que les médiocres dégagent", avait déclaré en début d'année l'archevêque de Kinshasa Mgr Laurent Monsengwo en condamnant la répression.

M. Ramazani Shadary avait quitté le ministère de l'Intérieur il y a quelques mois pour occuper le nouveau poste de secrétaire permanent du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD).

Il avait permuté avec l'actuel ministre et ancien responsable du PPRC, Henry Mova Sakanyi. - AfricaLog avec agence

Sous pression, Ouattara relâche Simone Gbagbo

Aug 06, 2018
Sous pression, Ouattara relâche Simone Gbagbo

A deux ans de la fin de son mandat, le président ivoirien Alassane Ouattara a annoncé lundi une large amnistie pour favoriser la réconciliation nationale, annonçant la libération prochaine de l'ex-Première dame Simone Gbagbo et de deux ministres de l'ancien régime.

"J'ai procédé ce lundi à la signature d'une ordonnance d'amnistie qui bénéficiera à environ 800 concitoyens poursuivis ou condamnés pour des infractions en lien avec la crise post-électorale de 2010 ou des infractions contre la sûreté de l'Etat commises après le 21 mai 2011" (date de la prise effective de pouvoir de M. Ouattara), a déclaré le président sur la télévision nationale, dans sa traditionnelle allocution à la veille de la fête de l'Indépendance.

"Environ 500 sont déjà en liberté provisoire ou en exil, et verront leurs condamnations pénales effacées. Il sera mis fin aux poursuites" contre eux. "Il en sera de même pour les 300 autres personnes détenues qui seront libérées prochainement", a annoncé M. Ouattara, sans donner de date.

Il a cité Mme Gbagbo, qui purge actuellement une peine de 20 ans de prison pour "atteinte à la sûreté de l'Etat" prononcée en 2015, l'ancien ministre de la Défense Lida Kouassi, détenu depuis 2014 et condamné début 2018 à 15 ans de prison pour "complot", ainsi que l'ancien ministre de la Construction Assoa Adou, condamné en 2017 à quatre ans de prison.

L'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo est quant à lui détenu à la Haye depuis sept ans par la Cour pénale internationale, qui le juge depuis 2016 pour crimes contre l'humanité, pour des faits remontant à la crise de 2010-2011, qui a fait 3.000 morts.

La question de la réconciliation nationale en Côte d'Ivoire, après la décennie de crise politico-militaire des années 2000 qui a déchiré le pays, était considérée jusqu'à présent par les observateurs comme un point noir du bilan d'Alassane Ouattara, dont le régime est accusé par l'opposition d'avoir pratiqué une "justice des vainqueurs".

Dans un rapport confidentiel, les ambassadeurs de l'Union européenne en Côte d'Ivoire qualifiaient la question de la réconciliation de "faille majeure" des sept ans de pouvoir du président Ouattara.

"La réconciliation nationale, si nécessaire dans ce pays longtemps divisé, et en dépit de la création d'une commission dédiée à ce sujet mais aux résultats vides de sens, semble avoir été sacrifiée sur l'autel de l'impunité et de l'amnésie", écrivaient les chefs de missions diplomatiques de l'UE.

Une inquiétude largement partagée en Côte d'Ivoire, qui fait craindre une possible résurgence de violence lors de l'élection présidentielle de 2020, tant les blessures de la crise sont encore vives.

Consacrant une partie importante de son discours de 18 minutes à ce thème, M. Ouattara a affirmé son "attachement à la paix et à une réconciliation vraie". L'amnistie est "une mesure de clémence de la Nation toute entière". "J'invite tous (ses) bénéficiaires à faire en sorte que notre pays ne revive plus jamais de tels événements et ne sombre plus jamais dans la violence", a-t-il insisté.

"Une soixantaine de militaires ayant commis des crimes de sang ne sont pas concernés" par cette amnistie, a-t-il précisé.

Il a annoncé aussi la libération de Souleymane Kamaraté (dit "Soul to Soul"), chef du protocole du président de l'Assemblée Nationale Guillaume Soro, emprisonné l'an dernier après la découverte d'une cache d'armes dans une de ses maisons, une affaire qui avait fait grand bruit.

Evoquant les prochaines élections, Alassane Ouattara a dit avoir demandé au gouvernement de "réexaminer la composition de la Commission électorale indépendante", une pomme de discorde depuis des années entre le régime et l'opposition, qui juge cette instance partiale. Un avis d'ailleurs partagé par la Cour africaine des droits de l'Homme. Une partie de l'opposition exige la réforme de cette Commission pour participer aux élections. Les prochaines, municipales et régionales couplées, sont prévues le 13 octobre.

Sensible aux critiques sur son régime, le président Ouattara a par ailleurs promis de "renforcer les programmes sociaux dès septembre" et d'"intensifier la lutte contre la corruption". Les fruits de la forte croissance économique du pays depuis 2011 sont en effet jugés inégalement partagés et largement captés par une "élite" politico-économique.

Evoquant en conclusion de son discours la présidentielle de 2020, qui focalise déjà toutes les attentions, Alassane Ouattara a répété qu'il fallait "travailler à transférer le pouvoir à une nouvelle génération", mais sans dire clairement qu'il ne serait pas candidat pour un troisième mandat, prohibé par la constitution. - AfricaLog avec agence

Le président élu du Zimbabwe défend la présidentielle “libre”

Aug 03, 2018
Le président élu du Zimbabwe défend la présidentielle “libre”

L'élection présidentielle au Zimbabwe a été "libre, juste et crédible", a affirmé vendredi le chef de l'Etat élu Emmerson Mnangagwa, en dépit des accusations de fraude de l'opposition.

"On a assisté à une célébration de la démocratie au Zimbabwe, un festival de liberté sans entraves. Alors que les yeux du monde étaient tournés vers nous, nous avons organisé une élection libre, juste et crédible, comme nous l'avions promis", a déclaré Emmerson Mnangagwa au cours d'un point de presse au palais présidentiel à Harare.

"Je suis fier et humble d'avoir été élu (...). Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour être à la hauteur des attentes de ceux qui ont voté pour moi", a-t-il ajouté, affichant sur son costume sombre une écharpe aux couleurs du Zimbabwe

Emmerson Mnangagwa a remporté l'élection présidentielle de lundi avec 50,8% des voix, devant son principal rival et opposant Nelson Chamisa qui a obtenu 44,3% des voix, selon des résultats officiels.

Ce dernier a rejeté vendredi les résultats, jugeant l'élection "frauduleuse, illégale et illégitime".
Emmerson Mnangagwa a assuré à son opposant qu'il avait "un rôle crucial à jouer au Zimbabwe, maintenant et dans l'avenir".
Depuis son indépendance en 1980, le Zimbabwe n'a connu que deux présidents, tous les deux issus de la Zanu-PF: Robert Mugabe, qui a dirigé d'une main de fer le pays pendant trente-sept ans, et Emmerson Mnangagwa, son ancien bras droit, arrivé au pouvoir après un coup de force de l'armée.
Ce dernier a confirmé cette semaine dans les urnes, à l'occasion des premières élections de l'ère post-Mugabe, son emprise sur le pays. - AfricaLog avec agence

Liens Sponsorisés