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Un autre massacre de Paul Biya

Feb 18, 2020

L’ONU a réclamé mardi aux autorités camerounaises une enquête«indépendante, impartiale et complète» après la mort de 23 personnes, dont 15 enfants. L’armée évoque un «malheureux accident».

Vendredi matin, des hommes armés portant tous des uniformes de l’armée et certains masqués, selon des témoignages recueillis par des travailleurs humanitaires ont attaqué le quartier de Ngarbuh, dans le village de Ntumbo, dans le nord-ouest du Cameroun, puis ont tué par balle et brûlé des habitants. Dimanche, un représentant de l’ONU dans la province, a précisé que 22 civils, dont 14 enfants, une femme enceinte et deux femmes portant des bébés, avaient été tués par «des hommes armés».

«Les gens nous ont appelés au téléphone pour dire que des militaires sont venus et ont cassé les portes, tiré sur ceux qui se trouvaient sur place et brûlé des maisons», a raconté Louis Panlanjo, habitant de Ntumbo et membre d’une ONG locale. Environ 800 villageois «ont quitté les lieux pour se réfugier dans le centre-ville», a-t-il ajouté.

Un sanglant conflit entre forces de sécurité et groupes armés anglophones séparatistes a fait plus de 3 000 morts et 700 000 déplacés en trois ans dans les régions du nord-ouest et du sud-ouest peuplées principalement par la minorité anglophone camerounaise. L’armée camerounaise comme les séparatistes armés sont accusés par des ONG internationales de défense des droits humains de commettre des exactions et des crimes contre des civils dans les deux régions anglophones.

Juste avant les élections législatives et municipales du 9 février, des séparatistes armés dans les régions anglophones du Cameroun avaient déjà enlevé plus d’une centaine de personnes, incendié des biens et menacé des électeurs. Les forces de sécurité de l’État sont de leur côté accusées de n’avoir pas suffisamment protégé les civils des menaces posées par les séparatistes, et même d’avoir commis de nouveaux abus à leur encontre au cours de la même période.

L’armée a mis trois jours avant de s’exprimer pour la première fois au sujet du drame de Ntumbo, en démentant la version qui voudrait que des militaires aient tué 22 civils en zone anglophone.«Cela nous a pris tout le week-end pour enquêter, c’est pour cela que nous ne réagissons qu’aujourd’hui», a plaidé le colonel Atonfack.«Il s’agit tout simplement d’un malheureux accident, conséquence collatérale des opérations de sécurisation dans la région», a-t-il ajouté.

Selon lui, quatre militaires et deux gendarmes qui effectuaient une «reconnaissance nocturne à pied» près d’une habitation «transformée en camp fortifié» et en stock d’armes, ont essuyé des «tirs nourris». «Sept terroristes» ont alors été mis «hors d’état de nuire» lors de cette opération. Le colonel conclut que «cet incendie a fait 5 victimes, dont une femme et 4 enfants, bien loin de ce qui est relayé dans les réseaux sociaux». Ses propos ont immédiatement provoqué un tollé sur les réseaux sociaux. «Incroyable!!!!!!!!!! Mais qui sont ces monstres?!?!? Qui sont-ils?!?!?», s’est ainsi émue sur Twitter l’opposante Edith Kah Walla, candidate à la présidentielle en 2011. «Après avoir nié le massacre, voilà comment l’armée traite les vies humaines», a-t-elle encore tweeté.

Paul Barthélemy Biya'a bi Mvondo alias Paul Biya est président de la République du Cameroun depuis 1982 - AfricaLog avec agence

Acquitté mais amer, Trump se déchaîne

Feb 08, 2020
Acquitté mais amer, Trump se déchaîne

Au lendemain de son acquittement par le Sénat à l’issue d’un procès en destitution acrimonieux, le président américain Donald Trump s’est déchaîné contre ses opposants politiques, accusés d’être «malhonnêtes» et «corrompus».

«Une honte», «un désastre», «des conneries», «des menteurs», «des méchants»: lors d’une allocution particulièrement décousue, le milliardaire républicain a exprimé son amertume avant de remercier sa famille, en particulier sa fille Ivanka et sa femme Melania, pour leur soutien.

L’allocution du 45e président des États-Unis était très attendue à l’issue d’un procès en destitution historique qui a placé sous une lumière crue les profondes divisions de l’Amérique à l’approche de l’élection présidentielle de novembre.


Depuis les salons de la Maison Blanche, le milliardaire républicain a opté pour une tonalité évoquant surtout celle de ses assemblées électorales.

«Ce n’est pas une conférence de presse, ce n’est pas un discours», a-t-il lancé d’entrée. «C’est une célébration», a-t-il ajouté avant de remercier, un à un, anecdotes personnelles à l’appui, les élus républicains- «des guerriers» -présents dans la pièce.

«J’ai fait des erreurs dans ma vie, je l’admets […] mais le résultat final est là !», a-t-il ajouté, brandissant un exemplaire du Washington Post dont la une se résumait à deux mots «Trump acquitté». «New York Times, Washington Post… j’ai eu tant de titres fantastiques», s’est-il amusé.

Lors d’un vote solennel mercredi suivi en direct à la télévision par des dizaines de millions d’Américains, le Sénat a estimé, par 52 voix sur 100, que Donald Trump ne s’était pas rendu coupable d’abus de pouvoir, ni, avec 53 voix, d’entrave à la bonne marche du Congrès.  

La majorité des deux tiers fixée par la Constitution n’ayant pas été atteinte, «Donald John Trump est de ce fait acquitté», a conclu le chef de la Cour suprême des États-Unis, John Roberts.

Donald Trump était accusé d’avoir utilisé les moyens de l’État, notamment une aide militaire validée par le Congrès, pour tenter de forcer l’Ukraine à «salir» son possible adversaire à la présidentielle Joe Biden.

«Ils veulent détruire notre pays»
Si la mise en accusation de Donald Trump restera comme une tache indélébile sur son mandat, son procès a démontré que l’ancien homme d’affaires de New York pouvait compter sur un parti républicain aux ordres, un atout de taille face à des démocrates qui doivent encore choisir leur candidat.

Le président américain n’avait pas attendu son allocution pour donner le ton, profitant du traditionnel petit-déjeuner annuel de prière en présence d’élus des deux bords pour attaquer avec une extrême virulence le camp adverse.

«Au lieu de vouloir apaiser notre pays, ils veulent détruire notre pays», a-t-il lancé avant de louer «la sagesse, la rigueur morale et la force» des sénateurs républicains qui ont fait bloc derrière lui.

Sans surprise, le milliardaire républicain a aussi pris pour cible l’élu républicain Mitt Romney, seul membre du Grand Old Party à avoir voté en faveur de sa destitution.

«Je n’aime pas les gens qui utilisent leur foi pour justifier leurs mauvaises actions», a-t-il tonné, dans une référence apparente au discours de l’élu républicain qui a expliqué avoir agi en fonction de sa «conscience» et de sa «foi» mormone qui l’obligent à respecter son serment d’impartialité.

«Horrible abus de confiance»
Jugeant le président coupable d’un «horrible abus de confiance», le sénateur de l’Utah avait anticipé un déferlement d’attaques de la part de ce dernier et de ses proches, se disant prêt à y faire face.

«Je n’aime pas non plus les gens qui disent “Je prie pour vous” quand vous savez que cela n’est pas le cas», a ajouté Donald Trump dans une attaque envers Nancy Pelosi, présidente démocrate de la Chambre des représentants, qui avait utilisé cette expression devant la presse il y a quelques semaines.

Le locataire de la Maison Blanche est à couteau tiré avec cette dernière.
Avant le début de son discours sur l’état de l’Union, mardi soir devant le Congrès, il a ostensiblement évité de serrer la main que lui tendait la chef démocrate. Et celle-ci, une fois l’allocution finie, a déchiré dans un geste spectaculaire sa copie du discours.  

Au-delà de Washington, le procès divise autant les Américains que leurs élus: 85 % des électeurs démocrates soutenaient ces derniers jours la destitution du président, moins de 10 % des républicains étaient pour, et la moyenne s’établissait légèrement au-dessous de 50 %.

Son impact sur les élections est donc difficile à prédire, même si Donald Trump se dit convaincu que les électeurs pénaliseront les «démocrates-qui-ne-font-rien».  

Ils ont commis une «erreur politique colossale» en tentant de le destituer, a estimé le chef de la majorité républicaine du Sénat Mitch McConnell, l’un des plus solides défenseurs du président.

Pete Buttigieg, l’un des favoris des primaires démocrates, n’en est pas si sûr. «Le peuple américain aura le dernier mot sur Donald Trump et le trumpisme», a-t-il tweeté. - AfricaLog avec agence

Kobe Bryant meurt dans un accident d’hélicoptère

Jan 26, 2020
Kobe Bryant meurt dans un accident d’hélicoptère

L’ancienne vedette des Lakers de Los Angeles Kobe Bryant a péri dans un écrasement d’hélicoptère.

Quatre autres personnes auraient aussi perdu la vie dans l’accident, qui se serait produit autour de 10 h, heure locale, à Calabasas, dans la région de Los Angeles.
Le site web TMZ rapporte que sa fille Gianna, âgée de 13 ans, a aussi péri dans l’écrasement.

Il s’agissait de l’hélicoptère privé de Bryant. Sa femme Vanessa Bryant n’était pas à bord.

Kobe Bryant était père de quatre filles, dont la plus jeune était âgée de sept mois.

Âgé de 41 ans, Kobe Bryant avait pris sa retraite de la NBA en 2016.
Il avait disputé ses vingt saisons sous les couleurs des Lakers, remportant au passage cinq championnats de la NBA. Il a été nommé joueur le plus utile de la Finale de la NBA à deux reprises, et remporté le titre de joueur le plus utile de la NBA en 2008.
Celui qui aura marqué 33 643 points dans la NBA avait remporté trois Championnats consécutifs en 2000, 2001 et 2002, grâce entre autres à son partenariat avec Shaquille O’Neil.

Les deux autres Championnnats de celui que l’on surnommait « Black Mamba » ont été remportés en 2009 et 2010.

Kobe Bryant avait salué samedi soir, sur Twitter, le fait que LeBron James l’avait dépassé au chapitre du nombre de points marqués dans la NBA. Il s’agit de son dernier gazouillis.

En plus de ses nombreux trophées sportifs, le légendaire joueur de basketball avait remporté en 2018 un Oscar dans la catégorie d’un court métrage animé pour Dear Basketball, basé sur un poème qu’il avait écrit en 2015 avant l’annonce de sa retraite. Le film retrace son parcours, depuis son enfance jusqu’à la fin de sa carrière dans la NBA.

Huit matchs du calendrier de la NBA sont prévus, dimanche, dont l’affrontement entre les Raptors et les Spurs, à San Antonio, qui a débuté à 16 h HE. Les joueurs ont d’ailleurs laissé filer les 24 premières secondes au cadran en l’honneur de Kobe Bryant, qui a porté le #24 pendant la deuxième moitié de sa carrière. Il avait auparavant porté le #8 pendant 10 ans. - AfricaLog avec agence

Assez de preuves pour la destitution de Trump

Jan 12, 2020
Assez de preuves pour la destitution de Trump

La cheffe des démocrates au Congrès américain, Nancy Pelosi, a assuré disposer d’assez de preuves pour destituer Donald Trump, à la veille d’une semaine cruciale dans la perspective de l’ouverture au Sénat, du procès du président des États-Unis.

«Nous pensons qu’il y a assez de preuves pour destituer le président», a martelé l’élue de Californie, interrogée sur la chaîne ABC.

De son côté, Donald Trump n’a pas caché son agacement face à cette procédure de destitution qui empoisonne la fin de son mandat.
«Pourquoi devrais-je avoir le stigmate de l’“immpeachement” collé à mon nom alors que je n’ai RIEN fait de mal», a tempêté dimanche, sur Twitter, l’ancien homme d’affaires new-yorkais.  

Il s’en est pris à nouveau à l’opposition démocrate, exigeant que «la nerveuse Nancy» Pelosi et qu’Adam «Schiff le fourbe», qui a supervisé l’enquête contre M. Trump, soient entendus en tant que témoins.     

Nancy Pelosi avait donné vendredi son feu vert pour l’envoi la semaine prochaine de l’acte d’accusation de Donald Trump à la chambre haute, après plusieurs semaines de bras de fer avec les républicains, ouvrant ainsi la perspective d’un procès en destitution imminent.

Elle a confirmé dimanche qu’elle réunirait ses troupes mardi pour fixer le calendrier.   
L’actuel locataire de la Maison Blanche est devenu le mois dernier le troisième président de l’histoire des États-Unis à être mis en accusation à la Chambre des représentants — «impeached» en anglais — dans l’affaire ukrainienne. Il a néanmoins peu de chances d’être destitué au Sénat, où les élus républicains, majoritaires, lui restent fidèles. 
 
«Nous avons confiance dans l’“impeachment”. Et nous croyons qu’il y a assez de témoignages pour le destituer», a, au contraire, assuré Nancy Pelosi, présidente démocrate de la chambre basse.  
Élus républicains et démocrates croisent le fer sur un autre sujet majeur, le témoignage de John Bolton, ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump.  

M. Bolton s’est dit prêt à témoigner au procès de Donald Trump, à condition d’être formellement convoqué par le Sénat. Or Donald Trump a laissé entendre vendredi, interviewé par la chaîne Fox News, qu’il pourrait empêcher l’un de ses anciens bras droit d’être entendu, invoquant le «privilège exécutif».

De son côté, Nancy Pelosi n’a pas exclu, si la majorité républicaine au Sénat ne convoquait pas M. Bolton, de l’auditionner à la Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates.

Les démocrates accusent Donald Trump d’avoir abusé de son pouvoir en demandant à l’Ukraine d’enquêter sur Joe Biden, un rival potentiel à la présidentielle de novembre.  

Ils ont voté le 18 décembre dernier à la Chambre des représentants deux articles de mise en accusation de Donald Trump, pour «abus de pouvoir» et «entrave à la bonne marche du Congrès».  - AfricaLog avec agence

Le gouvernement français prêt à reculer face à la fronde

Jan 12, 2020
Le gouvernement français prêt à reculer face à la fronde

Le gouvernement français est «disposé à retirer» de son projet de réforme des retraites la mesure incitant à travailler jusqu’à 64 ans, unanimement rejetée par les syndicats, a indiqué le premier ministre Édouard Philippe dans un courrier adressé samedi aux organisations syndicales et patronales.

Le chef du gouvernement avait promis de faire une annonce dans la journée pour tenter de mettre un terme à la grève qui paralyse les transports, notamment en région parisienne, depuis cinq semaines.  

Il précise néanmoins dans son courrier que les partenaires sociaux devront se mettre d’accord sur les mesures à mettre en œuvre pour assurer l’équilibre financier du système des retraites en 2027 faute de quoi cette mesure pourrait être réinstaurée.

Cet «âge pivot» de 64 ans était la mesure la plus contestée du projet de réforme des retraites. Il visait à inciter progressivement les Français à partir à la retraite à 64 ans, sous peine de se voir infliger un malus, alors que l’âge légal de départ est actuellement fixé à 62 ans.

Cette mesure est une ligne rouge pour tous les syndicats et notamment le premier d’entre eux, la Confédération française démocratique du travail (CFDT), pourtant favorable au principe de la réforme voulue par le gouvernement d’un régime universel par points. 

Ce syndicat réformiste a «salué» dans un communiqué «le retrait de l’âge pivot du projet de loi sur les retraites», qui marque à ses yeux « la volonté de compromis du gouvernement».
La CFDT «va poursuivre les discussions dans le cadre proposé pour répondre aux interrogations qui demeurent sur le futur régime universel», écrit-elle.
Patronat et syndicats doivent désormais s’engager dans une conférence sur l’équilibre et le financement des retraites, qui devra remettre ses conclusions «d’ici la fin du mois d’avril», a réclamé le premier ministre.

S’ils ne parviennent pas à cette date à trouver les mesures permettant d’assurer l’équilibre du système, le gouvernement reprendra la main, a-t-il averti.

«Je veux être parfaitement clair sur ce point : je prendrai mes responsabilités», a insisté le premier ministre.

Reste à savoir si ce compromis suffira à mettre fin au mouvement de grève. Les syndicats à la pointe des protestations — la CGT et FO — réclamaient pour leur part le retrait pur et simple du projet de réforme des retraites. - AfricaLog avec agence

RĂ©union de crise de la famille royale britannique

Jan 12, 2020
RĂ©union de crise de la famille royale britannique

La reine d’Angleterre Élisabeth II organisera une réunion avec le prince Harry afin de tenter de résoudre la crise déclenchée par l’annonce-choc du couple Harry-Meghan de se mettre en retrait de ses obligations, selon la presse britannique.

Harry rencontrera sa grand-mère en compagnie de son père, le prince Charles, et de son frère, le prince William, avec lequel il entretient des relations tendues, dans la résidence privée de la souveraine à Sandringham, dans l’est de l’Angleterre, précisent les médias.

Meghan, partie au Canada, participera à la réunion par l’intermédiaire d’une conférence téléphonique.

Parmi les sujets à l’ordre du jour, il y aura le montant de la dotation financière que le prince Charles attribue au couple de sa réserve personnelle, la question de leurs titres royaux, et le périmètre des transactions commerciales que Harry et Meghan seront autorisés à faire, avance le Sunday Times.

Harry, Meghan et leur fils Archie ont passé Noël au Canada, et l’ancienne actrice américaine y est retournée cette semaine. Il y avaient pris des vacances prolongées pour prendre du recul après avoir affiché leur malaise face aux critiques appuyées des tabloïds britanniques sur les supposés caprices de Meghan Markle et son luxueux train de vie.

Non consultée et selon la presse britannique attristée, Élisabeth II, 93 ans, a demandé aux membres de la famille de trouver dans les jours qui suivraient une «solution» face à la volonté de son petit-fils, sixième dans l’ordre de sa succession, de gagner son «indépendance financière» et de vivre une partie de l’année en Amérique du Nord. - AfricaLog avec agence

Soro promet d’organiser la résistance en Côte d'Ivoire

Dec 30, 2019
Soro promet d’organiser la résistance en Côte d'Ivoire

Visé par un mandat d'arrêt émis en Côte d'Ivoire, l'opposant ivoirien Guillaume Soro a réfuté dans un entretien accordé au Journal du Dimanche les accusations selon lesquelles il projetait d'organiser un coup d'Etat dans son pays.

Le mandat d'arrêt visant Guillaume Soro a été délivré lundi, juste avant son retour prévu en Côte d'Ivoire, conduisant le vol privé dans lequel il se trouvait a être dérouté vers le Ghana voisin "pour des raisons de sécurité”.

L'opposant a quitté le Ghana lundi après-midi pour retourner en Europe.

"C'est ridicule. Je suis en France depuis six mois et jusqu'alors aucun mandat n'avait été émis contre moi. Et subitement, alors que je suis dans le ciel pour arriver à Abidjan, il tombe !", a déclaré Guillaume Soro, accusant le président Alassane Ouattara "d'instrumentaliser la justice pour écarter un candidat sérieux à l'élection présidentielle”.

"Je suis et reste candidat à la présidence de la République. Je vais organiser la résistance comme le général de Gaulle l'a fait depuis Londres.” - AfricaLog avec agence

Mort programmée du Franc CFA

Dec 22, 2019
Mort programmée du Franc CFA

Emmanuel Macron veut dépoussiérer la relation de la France avec l'Afrique. Symbole le plus frappant: l'annonce faite samedi lors de sa visite en Côte d'Ivoire: la fin du «franc des colonies françaises d'Afrique». Cette monnaie est perçue sur le continent comme l'un des derniers vestiges de ce qu'il est de coutume d'appeler la "Françafrique".

La décision a été actée par le président ivoirien Alassane Ouattara. Le président français en a profité pour rappeler sa position sur le colonialisme.

"Trop souvent aujourd'hui la France est perçue avec un regard d'hégémonie où les oripeaux d'un colonialisme qui a été et qui fut une erreur profonde, une faute de la République" a déclaré le chef de l'État français. Le Franc CFA est utilisé aujourd'hui dans treize pays d'Afrique francophone. Huit d'entre eux vont passer à une nouvelle monnaie, l'Éco : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. Mais c'est plus qu'un changement de nom. Ces pays ne seront plus obligés de déposer la moitié de leurs réserves auprès de la Banque de France. Par ailleurs, la France ne siègera plus dans les instances de gouvernance de l'Union monétaire ouest-africaine. En revanche, l'Eco restera arrimé à l'euro avec une parité fixe. Devant la pression de Patrice Talon, Alassane Ouattara a suivi.

Restent des incertitudes sur le calendrier du lancement de l'Éco. L'année 2020 est évoquée. Mais beaucoup jugent cette perspective peu réaliste.

Les pays de la Cémac que sont le Cameroun, la République centrafricaine, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad sont entrain de suivre le leadership de l’Afrique de l’Ouest sur la question en pressant le pas pour avoir une nouvelle monnaie commune stable et forte. - AfricaLog avec agence

“Les présidents ne sont pas des rois”

Nov 27, 2019
“Les présidents ne sont pas des rois”

Donald Trump «n’est pas un roi», a lancé une juge fédérale américaine affirmant que les hauts responsables et ex-employés de la Maison Blanche devaient se plier aux convocations du Congrès, dans un jugement qui pourrait peser sur l’enquête en destitution visant le président américain.

La décision de la juge Ketanji Jackson concerne l’ancien avocat de la Maison Blanche Don McGahn, dans une enquête séparée – l’ingérence russe dans l’élection de 2016 – .

Comme pour la procédure de destitution en cours sur des pressions qui auraient été exercées sur l’Ukraine, cette enquête est menée par les démocrates à la Chambre des représentants, qu’ils contrôlent.

Dans les deux affaires – Ukraine et ingérence russe –, Donald Trump a usé de ses prérogatives présidentielles pour empêcher d’anciens collaborateurs ou responsables de la Maison Blanche de coopérer avec les enquêtes parlementaires.  




Mais pour la juge fédérale, «dit simplement, la conclusion fondamentale des dernières 250 années d’Histoire américaine est que les présidents ne sont pas des rois».  

Par conséquent, «il va sans dire que la loi s’applique à l’ancien avocat de la Maison Blanche Don McGahn comme elle s’applique aux autres hauts responsables actuels ou passés de la Maison Blanche», écrit-elle.  

«Personne, pas même le chef de l’éxécutif, n’est au-dessus de la loi», ajoute-t-elle.

Ceux appelés à témoigner devant le Congrès «doivent se présenter en personne» et ne «peuvent pas ignorer ou défier» ces convocations «sur ordre du président ou de tout autre».  

Une fois devant le Congrès, ils sont libres de s’abstenir de témoigner, explique-t-elle toutefois.  

Le ministère de la Justice a de son côté indiqué qu’il comptait faire appel de la décision du juge. - AfricaLog avec agence

L’ex-président bolivien “parti par la fenêtre”

Nov 11, 2019
L’ex-président bolivien “parti par la fenêtre”

L’ex-président bolivien Evo Morales, qui a démissionné dimanche au terme de trois semaines de protestations contre sa réélection, a annoncé qu’un mandat d’arrêt «illégal» avait été émis contre lui.  

«Je dénonce devant le monde et le peuple bolivien qu’un officier de police a annoncé publiquement qu’il a reçu instruction d’exécuter un mandat d’arrêt illégal émis contre ma personne», a écrit l’ancien dirigeant socialiste sur Twitter.

«De la même manière, des groupes violents ont attaqué mon domicile. Les putschistes détruisent l’État de droit », a ajouté Evo Morales, 60 ans, dont on ignorait dimanche soir où il se trouvait.

Le commandant de la police, Vladimir Yuri Calderon, a démenti l’existence d’un tel mandat d’arrêt à la télévision locale Unitel. Seuls sont visés les magistrats du Tribunal suprême électoral (TSE), a-t-il déclaré.  


En début de soirée, la police a arrêté la présidente du TSE, Maria Eugenia Choque, sur ordre du parquet, qui enquête sur des irrégularités commises dans le scrutin d’octobre, ainsi que le vice-président du TSE, Antonio Costas.

Des milliers d’habitants ont déferlé dans les rues du pays pour célébrer cette annonce, agitant le drapeau bolivien entre rires et larmes après la violente vague de contestation au cours de laquelle trois personnes ont été tuées et 383 blessées.

«Cet imbécile (Morales), qui ne sait pas réfléchir, est parti par la fenêtre, quelle bonne nouvelle, on est heureux», confiait Reggina Sojas, commerçante de 61 ans, venue faire la fête sur l’avenue El Prado, principal axe de La Paz.

«Quel moment de gloire pour nous, on est vraiment contents, vive la démocratie», se réjouissait aussi Ricardo Revilla, employé de banque de 37 ans.

«Nous avons donné une leçon au monde, demain la Bolivie sera un nouveau pays», s’est exclamé Luis Fernando Camacho, dirigeant le plus visible et radical de l’opposition, qui s’était rendu plus tôt au siège du gouvernement à La Paz pour y remettre symboliquement une lettre de démission à signer par Evo Morales, ainsi qu’un exemplaire de la Bible. - AfricaLog avec agence

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