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Londres refuse de livrer des armes aux rebelles libyens comme la France

Jun 29, 2011

La Grande-Bretagne n'est pas favorable à la livraison d'armes aux rebelles libyens, contrairement à la France qui a indiqué leur avoir parachuté des armes légères début juin, a déclaré mercredi le secrétaire d'Etat britannique à la Défense, Gerald Howarth.

Non, la Grande-Bretagne n'envisage pas de fournir des armes à l'opposition en Libye. Nous pensons que cela soulève un certain nombre de questions, à commencer par la résolution des Nations unies (autorisant l'intervention en Libye, NDLR), même si dans certaines circonstances cela pourrait être justifié, a-t-il déclaré lors d'une conférence à Bruxelles.

C'est quelque chose qui regarde la France, mon intention n'est pas de critiquer la France, a-t-il dit, en soulignant que Paris et Londres étaient partenaires en Libye. Mais ce n'est pas quelque chose que nous devrions faire, a-t-il ajouté.

L'état-major des armées françaises a indiqué mercredi à Paris que des avions français ont parachuté des armes légères à destination des rebelles libyens et de la population, début juin dans les montagnes du Djebel Nafusa, au sud-est de Tripoli.

Paris a ainsi confirmé une information du journal Le Figaro qui indiquait mercredi que la France avait procédé à des parachutages d'armes pour donner un coup de pouce à la rébellion. Le quotidien, qui cite une source française haut placée, fait notamment état de lance-roquettes, fusils d'assaut, mitrailleuses et de missiles antichar Milan.

Début juin, la situation humanitaire était précaire dans la zone du djebel Nafusa, a indiqué l'état-major des armées. On a procédé à des largages d'aide humanitaire, des vivres, de l'eau et des fournitures médicales, a expliqué à l'AFP le porte-parole de l'état-major, le colonel Thierry Burkhard.

Pendant les opérations, la situation des civils au sol s'est dégradée. Nous avons également largué des armes et des moyens pour leur permettre de se défendre, essentiellement des munitions, a-t-il précisé.

La décision aurait été prise à la suite d'une réunion mi-avril entre le président français Nicolas Sarkozy et le chef d'état-major des rebelles libyens, le général Abdelfatah Younès, accompagné d'autres membres de la rébellion, a précisé cette source.

La source haut placée interrogée par Le Figaro avait précisé que l'armée française avait agi sans l'appui de ses alliés, en particulier la Grande-Bretagne.

Les deux pays sont à l'origine d'une intervention militaire déclenchée le 19 mars pour stopper les troupes de Mouammar Kadhafi qui étaient sur le point de reprendre Benghazi (est), deuxième ville du pays et fief de la rébellion. Mais trois mois après son lancement, la coalition, désormais conduite par l'Otan, paraît s'enliser et ne parvient pas à faire partir le dirigeant libyen. – avec AFP
 

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