Le coup de force de militaires, jeudi en Guinée-Bissau, qui s'apparente à un "putsch" au sein des forces armées, intervient sur fond de trafic de cocaïne, ce petit pays instable étant devenu un important point de transit et de stockage de la drogue sud-américaine.
"Le mécontentement est général. (...) Si ça continue comme ça, on va au coup d'Etat avant la fin de l'année. Un coup d'Etat à la nigérienne. Voilà peu, plus de 300 militaires ont donné 24 heures au gouvernement pour que leur soit enfin versée la solde due. Et ils ont obtenu gain de cause", affirmait notamment M. André Mba Obame, ex-ministre de l'Intérieur et arrivé en 3e position à la présidentielle, dans un entretien publié par L'Express.
Le gouvernement centrafricain a annoncé samedi avoir déjoué un projet de coup d'Etat, qui devait intervenir le 15 mars pour aboutir à l'installation cinq jours plus tard du président putschiste, dans une déclaration radiophonique dont l'AFP a obtenu l'enregistrement.
Tandja est tombé sans que personne ne s’en émeuve véritablement. Lui, le bien aimé du peuple nigérien qui déclarait à ses visiteurs qu’il vivait une expérience inédite dans la vie d’un président de la république. Il aurait tellement bien travaillé que le peuple nigérien lui impose de rester encore à la tête du pays. Le problème, c’est qu’à force de répéter ce mensonge à ses interlocuteurs, il avait fini par y croire lui-même. Sur un mensonge devenu vérité officielle, Tandja a entrepris son règne à vie.
Au Niger, la plupart des habitants de Niamey semblent avoir accueilli le récent d'état militaire plutôt favorablement. Un putsch pour la démocratie? Notre confrère Caspar Leighton rappelle que ce ne serait pas la première fois.
"Nous avons déjà eu des coups d'état par le passé, et d'habitude, il n'y a que peu de morts" note Mohamed Bazoum, vice-président du parti d'opposition PNDS Taraya. Ce qui explique pourquoi selon lui "ce putsh n'est pas aussi traumatisant pour nous qu'il aurait pu l'être ailleurs".