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Coronavirus: Crainte du pire en Afrique

Mar 22, 2020
Coronavirus: Crainte du pire en Afrique

Les systèmes de santé déjà sous pression pourraient être rapidement débordés dans la grande majorité des pays africains. Certains redoutent "une bombe prête à exploser" qui guette le continent.

Le directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), Tedros Ghebreyesus, a déjà tiré le signal d'alarme. Face à la menace du Coronavirus qu'il a qualifiée "d'ennemi de l'humanité", les pays africains pourraient être frappés par une catastrophe sanitaire sans précédent.

Si le patron de l'OMS pointe l'Afrique, où la maladie n'est pas encore aussi répandue qu'ailleurs dans le monde, c'est que ce continent est particulièrement fragile. Les systèmes de santé, déjà sous pression, pourraient très rapidement être débordés en cas de nécessité de prise en charge massive de malades souffrant du coronavirus.

Pourquoi faut-il se préparer au pire? Parce que la plupart des pays manquent de médicaments et d'équipements de protection. Parce qu'ils ont un déficit criant d'appareils tels que les concentrateurs d'oxygène ou les appareils de respiration mécanique, nécessaires pour traiter les cas sévères. Dans la plupart des structures hospitalières africaines, la capacité d'accueil est très limitée dans les services des soins intensifs, rappelle le docteur Michel Yao, responsable des opérations d'urgence de l'OMS en Afrique.

Le cas du système hospitalier zimbabwéen illustre bien les propos du directeur général de l'OMS. Dans les hôpitaux de ce pays, qui a décreté l'état de désastre naturel le 16 mars, le personnel hospitalier avoue son impuissance face à une catastrophe annoncée. "Nous ne sommes pas prêts. Nous manquons de tout, personnel, médicament et équipement", s'inquiète un médecin. Son établissement ne dispose que de 300 masques et compte à peine trois lits en réanimation, qui sont déjà occupés.

Les médecins du Zimbabwe ne sont pas les seuls à exprimer leur détresse. Excepté quelques rares pays comme l'Afrique du Sud et les pays du Maghreb à l'instar du Maroc, la majorité des pays africains au sud du Sahara sont logés à la même enseigne. Leurs systèmes de santé sont totalement désarmés face à la crise sanitaire majeure qui se profile. 

Les plus pessimistes comparent l'actuelle crise sanitaire à "une bombe prête à exploser" sur un continent déjà fragilisé, non seulement par des systèmes de santé inopérants, mais aussi par l'insécurité qui perdure dans certains pays.

La combinaison entre "épidémie et conflit" pourrait donc faire des ravages, notamment dans la région sahélienne où les attaques terroristes poussent les personnels de santé à abandonner leurs postes dans les zones rurales. Ce qui se traduit par la fermeture de nombreux centres de santé. Comme le rappelle le site Financing Health in Africa, au Burkina Faso, les terroristes n'hésitent pas à cibler des ambulances. Des attaques qui empêchent les évacuations des malades dans certaines localités du pays. Comment dès lors organiser la riposte face au coronavirus dans une région sahélienne livrée aux jihadistes?

Les spécialistes sont unanimes : le salut pour l'Afrique réside aujourd'hui dans le renforcement des mesures de prévention. Il faut éviter par tous les moyens la propagation du coronavirus dans les communautés, en intensifiant la campagne d'informations sur le respect indispensable des consignes données au grand public. Parmi les recommandations faites aux gouvernements africains, l'Organisation mondiale de la Santé insiste sur la détection rapide des cas de coronavirus et la mise en isolement tout aussi rapide des personnes touchées.
Dans un continent où les familles vivant en zones urbaines sont nombreuses à vivre dans la promiscuité, l'OMS appelle les Etats africains à repenser "les règles de distanciation sociale" pour éviter au maximum les contacts humains et le risque de propagation de la maladie.

Quant aux populations qui ne disposent pas d'eau courante pour se laver les mains, la proposition et l'utilisation des gels hydro-alcooliques devront être fortement encouragées, de même que l'usage des masques, là où cela s'avère nécessaire. "Nous sommes consients des défis qui se présentent, mais nous devons absolument innover pour y faire face", a déclaré le docteur Matshidiso Moeti, directrice régionale de l'OMS pour l'Afrique, au cours d'une conférence de presse. AfricaLog avec agence

Poutine signe la réforme permettant son maintien au pouvoir

Mar 15, 2020
Poutine signe la réforme permettant son maintien au pouvoir

Le président russe Vladimir Poutine a signé samedi la vaste réforme constitutionnelle devant lui donner le droit d’effectuer deux mandats supplémentaires, un amendement ajouté à la surprise générale cette semaine et vivement dénoncé par l’opposition, a indiqué l’agence officielle TASS.

Le service d’information juridique officiel russe a publié sur son site internet une loi de 68 pages récapitulant l’ensemble des changements constitutionnels, signe qu’ils ont été approuvés par le président russe.

La réforme doit maintenant être validée par la Cour constitutionnelle dans un délai d’une semaine, selon la loi russe qui prévoit une procédure législative spécifique pour ce type de mesures.

Le texte doit ensuite être définitivement approuvé lors d’un « vote populaire » prévu le 22 avril.

La présidente de la Chambre haute du Parlement russe, Valentina Matvienko, a assuré samedi à la presse que le vote devait être maintenu « malgré les diverses inquiétudes liées au coronavirus ».

Ces dernières semaines, des spéculations affirmaient que le Kremlin procèderait à un vote en ligne, une éventualité dénoncée par l’opposition qui craint qu’elle ne permette des fraudes massives.  

L’un des amendements, proposé mardi, doit permettre à Vladimir Poutine de remettre à zéro le nombre de ses mandats présidentiels, afin de lui donner le droit de se représenter en 2024 et en 2030.

L’opposition russe a dénoncé une «usurpation du pouvoir».

La réforme a été validée très rapidement par le Parlement.  

Elle renforce aussi les pouvoirs de l’exécutif et entérine une vision conservatrice de la Russie avec la mention de la « foi en Dieu » ainsi que le principe d’un mariage possible uniquement entre un homme et une femme. - AfricaLog avec agence

Alpha Condé reporte son référendum contesté

Feb 28, 2020
Alpha Condé reporte son référendum contesté

Le président guinéen Alpha Condé a annoncé vendredi soir un "report léger" de la date du référendum sur une nouvelle Constitution et des législatives qui devaient se dérouler dimanche, après des mois de protestations meurtrières contre ce que l'opposition considère comme une manœuvre pour rester au pouvoir.

"C'est par responsabilité nationale et sous-régionale que nous avons accepté un report, léger, de la date des élections", a dit M. Condé dans une intervention inopinée à la télévision nationale.

"Nous devons toujours rester dans le cadre de la Cédéao (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest) et de l'Union africaine", a-t-il expliqué.

"Ce n'est ni une capitulation, ni une reculade", a ajouté M. Condé, assurant que "le peuple de Guinée exprimera librement son choix à travers le référendum et choisira librement ses députés", sans fixer de nouvelle date.
Avant ce report surprise, les Guinéens étaient appelés à se prononcer dimanche sur une nouvelle Constitution, défendue comme "moderne" par le chef de l'Etat. Elle codifierait l'égalité des sexes, interdirait la circoncision féminine et le mariage des mineurs. Elle veillerait à une plus juste répartition des richesses en faveur des jeunes et des pauvres, selon lui.

L'opposition n'en croit pas un mot. Pour elle, le projet est le subterfuge d'un ancien opposant historique devenu, à bientôt 82 ans, un autocrate qui, comme bien d'autres dirigeants africains avant lui, entend plier la Constitution à son désir de briguer un troisième mandat à la fin de l'année quand celui en cours aura expiré.

Depuis mi-octobre, la mobilisation contre M. Condé donne lieu à des manifestations massives, à des journées villes mortes qui impactent l'économie d'un des pays les plus pauvres de la planète et à de graves épisodes de brutalité policière.

Au moins 30 civils et un gendarme ont été tués depuis lors.
Ces tensions, les appels de l'opposition à non seulement boycotter mais empêcher le déroulement du référendum et des législatives qui étaient également prévues pour dimanche, ainsi que les attaques des derniers jours contre des bureaux ou du matériel de vote, ont amplifié les craintes d'accès de violence dans un pays coutumier des manifestations et des répressions brutales.
L'armée a été mise en état d'alerte dès mardi. Pure précaution selon les autorités.

Des années d'animosité politique, les soupçons pesant sur le vote, de même que le maintien envers et contre tout de ce rendez-vous malgré le boycott et les appels de la communauté internationale à tout faire pour associer l'opposition, ont laissé la place à une campagne très éloignée d'un exercice démocratique apaisé.

Les signes tangibles de cette campagne étaient rares cette semaine dans la capitale Conakry. Des panneaux portant des slogans tels que "oui à l'égalité" ou "oui à l'investissement dans la jeunesse" surplombent les artères encombrées de voitures. Mais peu ou pas de rassemblements publics en vue.

Le projet de Constitution limite à deux le nombre des mandats présidentiels. Le chef de l'Etat sortant en a déjà deux au compteur. Sauf, redoute l'opposition, que l'adoption d'une nouvelle Constitution lui permettrait de remettre ce compteur à zéro.

"Qu'y a-t-il de mal à ça ?", demande Sékou Condé, un cadre du parti présidentiel. La plupart des Guinéens veulent que le président Condé reste pour développer le pays, assurait-il. - AfricaLog avec agence

En Afrique, Washington met en garde contre la Chine

Feb 22, 2020
En Afrique, Washington met en garde contre la Chine

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a conclu sa tournée en Afrique subsaharienne avec un coup de griffe en direction de la Chine, mettant en garde contre les «promesses creuses» des régimes autoritaires et vantant le secteur privé américain comme une alternative.

«Les pays devraient se méfier des régimes autoritaires aux promesses creuses. Ils engendrent la corruption et la dépendance», a assuré M. Pompeo dans un discours prononcé devant des diplomates et des chefs d’entreprise à la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies, dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba.

«Ils courent le risque que la prospérité, la souveraineté et le progrès dont l’Afrique a tant besoin et qu’elle souhaite désespérément ne se réalisent pas», a-t-il prévenu, sans toutefois citer nommément la Chine, le premier partenaire commercial de l’Afrique.

Pékin a développé une présence massive sur le continent africain : pas moins de 60 milliards de dollars en nouveaux financements ont été promis lors du sommet Chine-Afrique de 2018.

Mais le projet d’infrastructures des «Nouvelles routes de la soie», lancé en 2013 par Pékin pour relier l’Asie, l’Europe et l’Afrique à la Chine, a été accusé de favoriser les entreprises et ouvriers chinois au détriment des économies locales, d’enferrer les pays hôtes dans la dette et de ne pas tenir compte des droits humains et de l’environnement.

Après trois ans d’administration Trump, Mike Pompeo est le plus haut responsable américain à effectuer une tournée en Afrique subsaharienne-au Sénégal, en Angola et en Ethiopie.

Il a ainsi tenté de redorer le blason des États-Unis auprès des Africains, récemment terni par le durcissement des conditions d’obtention de visa pour les Nigérians, Tanzaniens, Soudanais et Erythréens.

Le Pentagone a aussi annoncé un réajustement des forces militaires américaines en Afrique, préférant allouer des ressources ailleurs, pour contrer la Chine, la Russie et l’Iran.  

Mike Pompeo a salué les succès de l’économie de marché, dénonçant les «échecs des expériences socialistes des années passées», au Zimbabwe et en Tanzanie.

Il a aussi critiqué un projet controversé de réforme de la Constitution en Afrique du Sud, qui autoriserait l’expropriation sans indemnisation de terres détenues par la minorité blanche au profit de la majorité noire, qualifié de «désastreux pour l’économie et plus grave encore pour le peuple sud-africain». - AfricaLog avec agence

Un autre massacre de Paul Biya

Feb 18, 2020

L’ONU a réclamé mardi aux autorités camerounaises une enquête«indépendante, impartiale et complète» après la mort de 23 personnes, dont 15 enfants. L’armée évoque un «malheureux accident».

Vendredi matin, des hommes armés portant tous des uniformes de l’armée et certains masqués, selon des témoignages recueillis par des travailleurs humanitaires ont attaqué le quartier de Ngarbuh, dans le village de Ntumbo, dans le nord-ouest du Cameroun, puis ont tué par balle et brûlé des habitants. Dimanche, un représentant de l’ONU dans la province, a précisé que 22 civils, dont 14 enfants, une femme enceinte et deux femmes portant des bébés, avaient été tués par «des hommes armés».

«Les gens nous ont appelés au téléphone pour dire que des militaires sont venus et ont cassé les portes, tiré sur ceux qui se trouvaient sur place et brûlé des maisons», a raconté Louis Panlanjo, habitant de Ntumbo et membre d’une ONG locale. Environ 800 villageois «ont quitté les lieux pour se réfugier dans le centre-ville», a-t-il ajouté.

Un sanglant conflit entre forces de sécurité et groupes armés anglophones séparatistes a fait plus de 3 000 morts et 700 000 déplacés en trois ans dans les régions du nord-ouest et du sud-ouest peuplées principalement par la minorité anglophone camerounaise. L’armée camerounaise comme les séparatistes armés sont accusés par des ONG internationales de défense des droits humains de commettre des exactions et des crimes contre des civils dans les deux régions anglophones.

Juste avant les élections législatives et municipales du 9 février, des séparatistes armés dans les régions anglophones du Cameroun avaient déjà enlevé plus d’une centaine de personnes, incendié des biens et menacé des électeurs. Les forces de sécurité de l’État sont de leur côté accusées de n’avoir pas suffisamment protégé les civils des menaces posées par les séparatistes, et même d’avoir commis de nouveaux abus à leur encontre au cours de la même période.

L’armée a mis trois jours avant de s’exprimer pour la première fois au sujet du drame de Ntumbo, en démentant la version qui voudrait que des militaires aient tué 22 civils en zone anglophone.«Cela nous a pris tout le week-end pour enquêter, c’est pour cela que nous ne réagissons qu’aujourd’hui», a plaidé le colonel Atonfack.«Il s’agit tout simplement d’un malheureux accident, conséquence collatérale des opérations de sécurisation dans la région», a-t-il ajouté.

Selon lui, quatre militaires et deux gendarmes qui effectuaient une «reconnaissance nocturne à pied» près d’une habitation «transformée en camp fortifié» et en stock d’armes, ont essuyé des «tirs nourris». «Sept terroristes» ont alors été mis «hors d’état de nuire» lors de cette opération. Le colonel conclut que «cet incendie a fait 5 victimes, dont une femme et 4 enfants, bien loin de ce qui est relayé dans les réseaux sociaux». Ses propos ont immédiatement provoqué un tollé sur les réseaux sociaux. «Incroyable!!!!!!!!!! Mais qui sont ces monstres?!?!? Qui sont-ils?!?!?», s’est ainsi émue sur Twitter l’opposante Edith Kah Walla, candidate à la présidentielle en 2011. «Après avoir nié le massacre, voilà comment l’armée traite les vies humaines», a-t-elle encore tweeté.

Paul Barthélemy Biya'a bi Mvondo alias Paul Biya est président de la République du Cameroun depuis 1982 - AfricaLog avec agence

Acquitté mais amer, Trump se déchaîne

Feb 08, 2020
Acquitté mais amer, Trump se déchaîne

Au lendemain de son acquittement par le Sénat à l’issue d’un procès en destitution acrimonieux, le président américain Donald Trump s’est déchaîné contre ses opposants politiques, accusés d’être «malhonnêtes» et «corrompus».

«Une honte», «un désastre», «des conneries», «des menteurs», «des méchants»: lors d’une allocution particulièrement décousue, le milliardaire républicain a exprimé son amertume avant de remercier sa famille, en particulier sa fille Ivanka et sa femme Melania, pour leur soutien.

L’allocution du 45e président des États-Unis était très attendue à l’issue d’un procès en destitution historique qui a placé sous une lumière crue les profondes divisions de l’Amérique à l’approche de l’élection présidentielle de novembre.


Depuis les salons de la Maison Blanche, le milliardaire républicain a opté pour une tonalité évoquant surtout celle de ses assemblées électorales.

«Ce n’est pas une conférence de presse, ce n’est pas un discours», a-t-il lancé d’entrée. «C’est une célébration», a-t-il ajouté avant de remercier, un à un, anecdotes personnelles à l’appui, les élus républicains- «des guerriers» -présents dans la pièce.

«J’ai fait des erreurs dans ma vie, je l’admets […] mais le résultat final est là !», a-t-il ajouté, brandissant un exemplaire du Washington Post dont la une se résumait à deux mots «Trump acquitté». «New York Times, Washington Post… j’ai eu tant de titres fantastiques», s’est-il amusé.

Lors d’un vote solennel mercredi suivi en direct à la télévision par des dizaines de millions d’Américains, le Sénat a estimé, par 52 voix sur 100, que Donald Trump ne s’était pas rendu coupable d’abus de pouvoir, ni, avec 53 voix, d’entrave à la bonne marche du Congrès.  

La majorité des deux tiers fixée par la Constitution n’ayant pas été atteinte, «Donald John Trump est de ce fait acquitté», a conclu le chef de la Cour suprême des États-Unis, John Roberts.

Donald Trump était accusé d’avoir utilisé les moyens de l’État, notamment une aide militaire validée par le Congrès, pour tenter de forcer l’Ukraine à «salir» son possible adversaire à la présidentielle Joe Biden.

«Ils veulent détruire notre pays»
Si la mise en accusation de Donald Trump restera comme une tache indélébile sur son mandat, son procès a démontré que l’ancien homme d’affaires de New York pouvait compter sur un parti républicain aux ordres, un atout de taille face à des démocrates qui doivent encore choisir leur candidat.

Le président américain n’avait pas attendu son allocution pour donner le ton, profitant du traditionnel petit-déjeuner annuel de prière en présence d’élus des deux bords pour attaquer avec une extrême virulence le camp adverse.

«Au lieu de vouloir apaiser notre pays, ils veulent détruire notre pays», a-t-il lancé avant de louer «la sagesse, la rigueur morale et la force» des sénateurs républicains qui ont fait bloc derrière lui.

Sans surprise, le milliardaire républicain a aussi pris pour cible l’élu républicain Mitt Romney, seul membre du Grand Old Party à avoir voté en faveur de sa destitution.

«Je n’aime pas les gens qui utilisent leur foi pour justifier leurs mauvaises actions», a-t-il tonné, dans une référence apparente au discours de l’élu républicain qui a expliqué avoir agi en fonction de sa «conscience» et de sa «foi» mormone qui l’obligent à respecter son serment d’impartialité.

«Horrible abus de confiance»
Jugeant le président coupable d’un «horrible abus de confiance», le sénateur de l’Utah avait anticipé un déferlement d’attaques de la part de ce dernier et de ses proches, se disant prêt à y faire face.

«Je n’aime pas non plus les gens qui disent “Je prie pour vous” quand vous savez que cela n’est pas le cas», a ajouté Donald Trump dans une attaque envers Nancy Pelosi, présidente démocrate de la Chambre des représentants, qui avait utilisé cette expression devant la presse il y a quelques semaines.

Le locataire de la Maison Blanche est à couteau tiré avec cette dernière.
Avant le début de son discours sur l’état de l’Union, mardi soir devant le Congrès, il a ostensiblement évité de serrer la main que lui tendait la chef démocrate. Et celle-ci, une fois l’allocution finie, a déchiré dans un geste spectaculaire sa copie du discours.  

Au-delà de Washington, le procès divise autant les Américains que leurs élus: 85 % des électeurs démocrates soutenaient ces derniers jours la destitution du président, moins de 10 % des républicains étaient pour, et la moyenne s’établissait légèrement au-dessous de 50 %.

Son impact sur les élections est donc difficile à prédire, même si Donald Trump se dit convaincu que les électeurs pénaliseront les «démocrates-qui-ne-font-rien».  

Ils ont commis une «erreur politique colossale» en tentant de le destituer, a estimé le chef de la majorité républicaine du Sénat Mitch McConnell, l’un des plus solides défenseurs du président.

Pete Buttigieg, l’un des favoris des primaires démocrates, n’en est pas si sûr. «Le peuple américain aura le dernier mot sur Donald Trump et le trumpisme», a-t-il tweeté. - AfricaLog avec agence

Kobe Bryant meurt dans un accident d’hélicoptère

Jan 26, 2020
Kobe Bryant meurt dans un accident d’hélicoptère

L’ancienne vedette des Lakers de Los Angeles Kobe Bryant a péri dans un écrasement d’hélicoptère.

Quatre autres personnes auraient aussi perdu la vie dans l’accident, qui se serait produit autour de 10 h, heure locale, à Calabasas, dans la région de Los Angeles.
Le site web TMZ rapporte que sa fille Gianna, âgée de 13 ans, a aussi péri dans l’écrasement.

Il s’agissait de l’hélicoptère privé de Bryant. Sa femme Vanessa Bryant n’était pas à bord.

Kobe Bryant était père de quatre filles, dont la plus jeune était âgée de sept mois.

Âgé de 41 ans, Kobe Bryant avait pris sa retraite de la NBA en 2016.
Il avait disputé ses vingt saisons sous les couleurs des Lakers, remportant au passage cinq championnats de la NBA. Il a été nommé joueur le plus utile de la Finale de la NBA à deux reprises, et remporté le titre de joueur le plus utile de la NBA en 2008.
Celui qui aura marqué 33 643 points dans la NBA avait remporté trois Championnats consécutifs en 2000, 2001 et 2002, grâce entre autres à son partenariat avec Shaquille O’Neil.

Les deux autres Championnnats de celui que l’on surnommait « Black Mamba » ont été remportés en 2009 et 2010.

Kobe Bryant avait salué samedi soir, sur Twitter, le fait que LeBron James l’avait dépassé au chapitre du nombre de points marqués dans la NBA. Il s’agit de son dernier gazouillis.

En plus de ses nombreux trophées sportifs, le légendaire joueur de basketball avait remporté en 2018 un Oscar dans la catégorie d’un court métrage animé pour Dear Basketball, basé sur un poème qu’il avait écrit en 2015 avant l’annonce de sa retraite. Le film retrace son parcours, depuis son enfance jusqu’à la fin de sa carrière dans la NBA.

Huit matchs du calendrier de la NBA sont prévus, dimanche, dont l’affrontement entre les Raptors et les Spurs, à San Antonio, qui a débuté à 16 h HE. Les joueurs ont d’ailleurs laissé filer les 24 premières secondes au cadran en l’honneur de Kobe Bryant, qui a porté le #24 pendant la deuxième moitié de sa carrière. Il avait auparavant porté le #8 pendant 10 ans. - AfricaLog avec agence

Assez de preuves pour la destitution de Trump

Jan 12, 2020
Assez de preuves pour la destitution de Trump

La cheffe des démocrates au Congrès américain, Nancy Pelosi, a assuré disposer d’assez de preuves pour destituer Donald Trump, à la veille d’une semaine cruciale dans la perspective de l’ouverture au Sénat, du procès du président des États-Unis.

«Nous pensons qu’il y a assez de preuves pour destituer le président», a martelé l’élue de Californie, interrogée sur la chaîne ABC.

De son côté, Donald Trump n’a pas caché son agacement face à cette procédure de destitution qui empoisonne la fin de son mandat.
«Pourquoi devrais-je avoir le stigmate de l’“immpeachement” collé à mon nom alors que je n’ai RIEN fait de mal», a tempêté dimanche, sur Twitter, l’ancien homme d’affaires new-yorkais.  

Il s’en est pris à nouveau à l’opposition démocrate, exigeant que «la nerveuse Nancy» Pelosi et qu’Adam «Schiff le fourbe», qui a supervisé l’enquête contre M. Trump, soient entendus en tant que témoins.     

Nancy Pelosi avait donné vendredi son feu vert pour l’envoi la semaine prochaine de l’acte d’accusation de Donald Trump à la chambre haute, après plusieurs semaines de bras de fer avec les républicains, ouvrant ainsi la perspective d’un procès en destitution imminent.

Elle a confirmé dimanche qu’elle réunirait ses troupes mardi pour fixer le calendrier.   
L’actuel locataire de la Maison Blanche est devenu le mois dernier le troisième président de l’histoire des États-Unis à être mis en accusation à la Chambre des représentants — «impeached» en anglais — dans l’affaire ukrainienne. Il a néanmoins peu de chances d’être destitué au Sénat, où les élus républicains, majoritaires, lui restent fidèles. 
 
«Nous avons confiance dans l’“impeachment”. Et nous croyons qu’il y a assez de témoignages pour le destituer», a, au contraire, assuré Nancy Pelosi, présidente démocrate de la chambre basse.  
Élus républicains et démocrates croisent le fer sur un autre sujet majeur, le témoignage de John Bolton, ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump.  

M. Bolton s’est dit prêt à témoigner au procès de Donald Trump, à condition d’être formellement convoqué par le Sénat. Or Donald Trump a laissé entendre vendredi, interviewé par la chaîne Fox News, qu’il pourrait empêcher l’un de ses anciens bras droit d’être entendu, invoquant le «privilège exécutif».

De son côté, Nancy Pelosi n’a pas exclu, si la majorité républicaine au Sénat ne convoquait pas M. Bolton, de l’auditionner à la Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates.

Les démocrates accusent Donald Trump d’avoir abusé de son pouvoir en demandant à l’Ukraine d’enquêter sur Joe Biden, un rival potentiel à la présidentielle de novembre.  

Ils ont voté le 18 décembre dernier à la Chambre des représentants deux articles de mise en accusation de Donald Trump, pour «abus de pouvoir» et «entrave à la bonne marche du Congrès».  - AfricaLog avec agence

Le gouvernement français prêt à reculer face à la fronde

Jan 12, 2020
Le gouvernement français prêt à reculer face à la fronde

Le gouvernement français est «disposé à retirer» de son projet de réforme des retraites la mesure incitant à travailler jusqu’à 64 ans, unanimement rejetée par les syndicats, a indiqué le premier ministre Édouard Philippe dans un courrier adressé samedi aux organisations syndicales et patronales.

Le chef du gouvernement avait promis de faire une annonce dans la journée pour tenter de mettre un terme à la grève qui paralyse les transports, notamment en région parisienne, depuis cinq semaines.  

Il précise néanmoins dans son courrier que les partenaires sociaux devront se mettre d’accord sur les mesures à mettre en œuvre pour assurer l’équilibre financier du système des retraites en 2027 faute de quoi cette mesure pourrait être réinstaurée.

Cet «âge pivot» de 64 ans était la mesure la plus contestée du projet de réforme des retraites. Il visait à inciter progressivement les Français à partir à la retraite à 64 ans, sous peine de se voir infliger un malus, alors que l’âge légal de départ est actuellement fixé à 62 ans.

Cette mesure est une ligne rouge pour tous les syndicats et notamment le premier d’entre eux, la Confédération française démocratique du travail (CFDT), pourtant favorable au principe de la réforme voulue par le gouvernement d’un régime universel par points. 

Ce syndicat réformiste a «salué» dans un communiqué «le retrait de l’âge pivot du projet de loi sur les retraites», qui marque à ses yeux « la volonté de compromis du gouvernement».
La CFDT «va poursuivre les discussions dans le cadre proposé pour répondre aux interrogations qui demeurent sur le futur régime universel», écrit-elle.
Patronat et syndicats doivent désormais s’engager dans une conférence sur l’équilibre et le financement des retraites, qui devra remettre ses conclusions «d’ici la fin du mois d’avril», a réclamé le premier ministre.

S’ils ne parviennent pas à cette date à trouver les mesures permettant d’assurer l’équilibre du système, le gouvernement reprendra la main, a-t-il averti.

«Je veux être parfaitement clair sur ce point : je prendrai mes responsabilités», a insisté le premier ministre.

Reste à savoir si ce compromis suffira à mettre fin au mouvement de grève. Les syndicats à la pointe des protestations — la CGT et FO — réclamaient pour leur part le retrait pur et simple du projet de réforme des retraites. - AfricaLog avec agence

RĂ©union de crise de la famille royale britannique

Jan 12, 2020
RĂ©union de crise de la famille royale britannique

La reine d’Angleterre Élisabeth II organisera une réunion avec le prince Harry afin de tenter de résoudre la crise déclenchée par l’annonce-choc du couple Harry-Meghan de se mettre en retrait de ses obligations, selon la presse britannique.

Harry rencontrera sa grand-mère en compagnie de son père, le prince Charles, et de son frère, le prince William, avec lequel il entretient des relations tendues, dans la résidence privée de la souveraine à Sandringham, dans l’est de l’Angleterre, précisent les médias.

Meghan, partie au Canada, participera à la réunion par l’intermédiaire d’une conférence téléphonique.

Parmi les sujets à l’ordre du jour, il y aura le montant de la dotation financière que le prince Charles attribue au couple de sa réserve personnelle, la question de leurs titres royaux, et le périmètre des transactions commerciales que Harry et Meghan seront autorisés à faire, avance le Sunday Times.

Harry, Meghan et leur fils Archie ont passé Noël au Canada, et l’ancienne actrice américaine y est retournée cette semaine. Il y avaient pris des vacances prolongées pour prendre du recul après avoir affiché leur malaise face aux critiques appuyées des tabloïds britanniques sur les supposés caprices de Meghan Markle et son luxueux train de vie.

Non consultée et selon la presse britannique attristée, Élisabeth II, 93 ans, a demandé aux membres de la famille de trouver dans les jours qui suivraient une «solution» face à la volonté de son petit-fils, sixième dans l’ordre de sa succession, de gagner son «indépendance financière» et de vivre une partie de l’année en Amérique du Nord. - AfricaLog avec agence

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