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Décès du PM ivoirien Hamed Bakayoko

Mar 10, 2021
Décès du PM ivoirien Hamed Bakayoko

Surnommé "Golden Boy" pour ses réussites en affaires, Hamed Bakayoko a ensuite connu une ascension politique qui l'a mené au poste de Premier ministre, qu'il n'aura occupé que neuf mois, avant son décès mercredi à 56 ans d'un cancer foudroyant.

Personnalité atypique et charismatique, bon vivant, Hamed Bakayoko avait gravi les échelons pour devenir un pilier du régime du président Alassane Ouattara, jusqu'au poste de chef de gouvernement où il avait été nommé le 30 juillet 2020, après la mort, elle aussi brusque, de son prédécesseur Amadou Gon Coulibaly.

Beaucoup voyaient "HamBak" , populaire y compris au-delà de son camp, comme un possible successeur au président Ouattara dans l'avenir.
Rendant hommage à son "fils", le chef de l'Etat l'a qualifié de "grand homme d'Etat", saluant sa "loyauté exemplaire”.

D'abord militant politique, puis homme de médias dans les années 1990, Hamed Bakayoko était devenu ministre au début des années 2000. Il avait été ensuite de tous les gouvernements pendant près de 20 ans.

Né le 8 mars 1965 à Abidjan, dans une famille de la classe moyenne, ce musulman originaire du Nord de la Côte d'Ivoire, au physique athlétique, s'était intéressé dès sa jeunesse au journalisme et à la politique.

A 25 ans, il avait créé le journal "Le Patriote", qui deviendra le quasi-organe du Rassemblement des Républicains (RDR), le parti d'Alassane Ouattara, auquel il avait adhéré dès sa fondation en 1994.

Il avait ensuite, en 1993, pris les commandes de Radio Nostalgie Côte d'Ivoire, la première radio commerciale du pays, en plein printemps de la presse ivoirienne. Ce qui l'avait rapproché du milieu de la musique et du showbiz, dans lequel il aimait s’afficher.

Après la mort en 2019 de la star du coupé-décalé DJ Arafat, dont il était proche, il s'était montré aux premières loges des funérailles.

Son ascension politique avait vraiment commencé dans les années 2000. En 2003, à 38 ans, il était devenu ministre des Télécommunications et des nouvelles technologies, un poste qu'il gardera dans tous les gouvernements d'union nationale, sous le régime de l'ex-président Laurent Gbagbo.

Selon son ancien collaborateur au Patriote, Meïté Sindou, c'était "un homme de défi", qui allait "jusqu'au bout" de ses idées.

Avec l'arrivée au pouvoir d'Alassane Ouattara en 2011, Hamed Bakayoko avait hérité du stratégique ministère de l'Intérieur, qu'il avait conservé sous trois gouvernements jusqu'en 2017, réussissant à maintenir l'ordre dans un pays revenant à la paix, notamment grâce à ses nombreuses relations dans tous les milieux, aussi bien parmi les anciens chefs de la rébellion que dans l’opposition.

En juillet 2017, il avait été nommé ministre d'Etat, ministre de la Défense, et numéro deux du gouvernement, où il avait eu la lourde tâche de gérer plusieurs mutineries dans l’armée.

En 2018 il avait été élu maire d'Abobo, l'une des deux grandes communes populaire d'Abidjan, au terme d'un scrutin cependant terni par des violences.
En 2020 son nom avait circulé comme présidentiable, avant la désignation du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly comme candidat du parti au pouvoir pour la présidentielle d’octobre.

Après la mort inattendue de ce dernier d'un infarctus, qui a conduit M. Ouattara a revenir sur son engagement et à se faire réélire, M. Bakayoko avait d'abord été désigné pour assurer l'intérim, puis nommé Premier ministre.

Après l'élection présidentielle du 31 octobre marquée par le boycott de l'opposition et des violences ayant fait une centaine de morts, "HamBak" avait ramené l'opposition à la table des négociations, ce qui a permis des élections législatives apaisées, avec la participation de toutes les forces politiques.

Quatre jours avant sa mort, il avait lui-même été largement réélu député dans son fief de Séguéla (Nord) aux législatives du 6 mars.

Hamed Bakayoko était marié à une avocate, avec laquelle il a eu quatre enfants. - AfricaLog avec agence

Ousmane Sonko a séduit les jeunes Sénégalais

Mar 10, 2021
Ousmane Sonko a séduit les jeunes Sénégalais

Principal opposant au président Macky Sall, Ousmane Sonko a séduit les jeunes Sénégalais avec des idées antisystèmes. Son inculpation dans une affaire de viol présumé et son arrestation ont déclenché une crise politique inédite. De nouveau libre, mais sous contrôle judiciaire, il a appelé ses partisans à poursuivre de manière "pacifique" la contestation qui secoue le Sénégal depuis le 3 mars.

"Il faut garder cette mobilisation. Il faut qu'elle soit beaucoup plus importante même, mais il faut surtout qu'elle soit pacifique." Ousmane Sonko s'est exprimé lundi 8 mars, face à la presse, quelques heures après avoir été libéré et placé sous contrôle judiciaire. Le député de 46 ans a également déclaré que le président Macky Sall n'était plus "légitime à diriger le Sénégal".

Convoqué le 3 mars au tribunal de Dakar pour répondre aux accusations de viol d'une jeune employée d'un salon de beauté, Ousmane Sonko a été arrêté à la suite de heurts entre ses partisans et les forces de l'ordre. Les violences se sont ensuite propagées dans plusieurs villes du pays, faisant au moins cinq morts.

Quasiment inconnu avant l'élection présidentielle de 2019, Ousmane Sonko s'est imposé comme le principal opposant du chef de l'État en arrivant troisième du scrutin avec 15 % des voix (derrière Macky Sall et Idrissa Seck).

Alors qu'il a affirmé sa position auprès des jeunes électeurs, les principaux rivaux du chef de l'État ont, eux, été écartés de la vie politique ces dernières années. Karim Wade, fils et ancien ministre de l'ex-président Abdoulaye Wade, et Khalifa Sall, maire déchu de Dakar, ont tous deux été condamnés pour malversations financières. Et l'ancien Premier ministre Idrissa Seck a, lui, préféré rejoindre les rangs de la majorité.

Fils de parents fonctionnaires, et originaire de Casamance dans le sud du Sénégal, Ousmane Sonko s'est lancé en politique en 2014 en créant son propre parti, le Pastef (Patriotes du Sénégal pour le travail, l'éthique et la fraternité).

Élu député trois ans plus tard, il se montre à l'aise à la télévision et souriant lors de ses rencontres avec les militants. Avec des phrases souvent percutantes, il s'inscrit en faux contre le récit officiel d'un Sénégal "sur la voie de l'émergence", mantra du président Macky Sall.
"Ousmane Sonko a une personnalité différente de celles de l'establishment politique sénégalais. C'est quelqu'un qui a un discours de rupture par rapport au système et qui est très populaire auprès de la jeunesse sénégalaise. Le Sénégal, comme tous les pays de la région, est très jeune et cela constitue un poids électoral important", analyse l'économiste et politologue sénégalais Olakounlé Gilles Yabi.

Parmi les thèmes régulièrement abordés par le député, et qui lui valent l'étiquette d'anti-système : la défense de la souveraineté économique et le plaidoyer pour une sortie du franc CFA, présenté comme un symbole post-colonial.

Ousmane Sonko a également fait de la dénonciation de la fraude fiscale et de la critique du train de vie de l'État et de l'endettement son cheval de bataille. Diplômé en finances publiques et employé comme fonctionnaire pendant quinze ans, il a été radié en 2016 de son poste d'inspecteur des impôts après avoir dénoncé l'opacité de certains contrats publics ainsi que les privilèges indus selon lui de la classe politique.

Deux ans plus tard, il a publié l'ouvrage "Pétrole et gaz au Sénégal - Chronique d'une spoliation", dans lequel il accuse le président Macky Sall et son entourage de malversations dans la gestion des ressources naturelles du pays.

"Théoriquement, aucun homme politique au Sénégal ne devrait être très, très riche, puisque nous savons d'où provient la richesse, souvent, des hommes politiques en Afrique. C'est de la richesse qui provient des détournements de deniers publics", dénonçait-il en 2018.

Malgré son contrôle judiciaire, Ousmane Sonko n'entend pas baisser les armes face à Macky Sall. Il a appelé lundi à poursuivre la mobilisation. "La révolution est déjà lancée, rien ni personne ne pourra l'arrêter", a-t-il déclaré face à la presse.

"Il est très clair qu'Ousmane Sonko est dans une logique d'utilisation de la mobilisation de ces derniers jours comme un élément important dans une bataille politique contre le pouvoir en place", estime Olakounlé Gilles Yabi.

Une analyse que partage, le politologue Papa Fara Diallo, enseignant-chercheur à l'université Gaston-Berger, à Dakar. "Ousmane Sonko a tout intérêt à politiser cette affaire pour ne pas laisser prospérer le débat sur une accusation de viol qui n'arrange pas son image.”

L'opposant a bien compris que les manifestations de ces derniers jours avaient largement dépassé les accusations qui le visent. La pandémie de Covid-19 a provoqué une crise économique qui frappe durement les jeunes Sénégalais, dont beaucoup se sont retrouvés au chômage.

"C'est sur ce terreau, que la perception d'un recul de l'État de droit ces dernières années est venu créé un très grand sentiment de frustration qui a profité à Ousmane Sonko. Il n'est pas le seul déclencheur de ces manifestations", souligne Olakounlé Gilles Yabi.

Dans un discours prononcé lundi soir, le président Macky Sall a, lui, appelé les Sénégalais au "calme et à la sérénité". "Tous, ensemble, taisons nos rancœurs et évitons la logique de l'affrontement qui mène au pire", a déclaré Macky Sall dans une allocution retransmise à la télévision. Il a appelé à laisser la justice "suivre son cours en toute indépendance" dans le dossier de viols présumés qui vise Ousmane Sonko. - AfricaLog avec agence

L'OMS va aider la Guinée face à la résurgence d’Ebola

Feb 15, 2021
L'OMS va aider la Guinée face à la résurgence d’Ebola

Le représentant de l'OMS en Guinée a annoncé dimanche le déploiement rapide de moyens pour faire face à la résurgence de l'épidémie d'Ebola. Le pays a confirmé au moins sept cas dont trois mortels.
L'alerte intervient après la confirmation d'au moins sept, peut-être huit cas, dans le sud-est du pays, région proche de la frontière avec le Libéria. Trois personnes en tout cas sont mortes, mais un quatrième décès est peut-être aussi imputable au virus.
Il s'agit de la première résurgence signalée de la maladie en Afrique de l'Ouest, d'où était partie la pire épidémie de l'histoire d'Ebola, qui avait fait plus de 11'300 morts entre 2013 et 2016.

L'organisation mondiale de la Santé (OMS) va déployer rapidement des moyens, dont des doses de vaccins, pour aider la Guinée, a indiqué le représentant de l'agence de l'ONU à Conakry.

"Nous allons déployer rapidement les capacités nécessaires pour appuyer la Guinée, qui a déjà une grande expérience", a déclaré devant la presse le professeur Alfred George Ki-Zerbo à l'issue d'une réunion avec les autorités sanitaires du pays.
"L'arsenal est aujourd'hui plus étendu et nous devons en tirer profit pour pouvoir circonscrire cette situation le plus rapidement possible. L'OMS est alertée à tous les niveaux, au niveau du siège et en lien avec le fabriquant (de vaccins), pour que les doses nécessaires soient mises à disposition le plus rapidement possible pour aider à cette riposte", a-t-il ajouté.

Le président libérien a ordonné dimanche aux professionnels de la santé de renforcer la vigilance épidémiologique dans le pays et de prendre "des mesures préventives”.

"George Weah a demandé aux autorités sanitaires libériennes et à leurs partenaires du secteur de renforcer la surveillance épidémiologique et les mesures préventives en raison de la résurgence du virus mortel d'Ebola en Guinée voisine", a indiqué dans un communiqué la présidence libérienne.
Cette dernière assure cependant qu'aucun cas n'a encore été détecté sur le territoire du Libéria.
La République démocratique du Congo a également annoncé, le 7 février, une nouvelle "résurgence" de la maladie dans l'Est du pays, où l'OMS a dépêché une équipe d'épidémiologistes et se prépare à une campagne de vaccination dans la zone touchée. En date du 10 février, les autorités congolaises avaient enregistré deux décès dus à cette nouvelle vague d'Ebola dans la province du Nord-Kivu. - AfricaLog avec agence

Trump acquitté d’un étrange procès

Feb 15, 2021
Trump acquitté d’un étrange procès

Le Congrès américain a acquitté Donald Trump à l'issue de son deuxième procès en destitution.
Un peu de plus de trois semaines après la passation de pouvoir avec Joe Biden, une autre page se tourne.
Les historiens débattront longtemps de l'impact de l'assaut du 6 janvier contre le Capitole et de l'étrange procès qui a suivi sur la démocratie américaine.
Mais à court et moyen terme, quels seront les conséquences sur les principaux acteurs de la vie politique?

MĂŞme si le suspense Ă©tait quasi-nul, l'acquittement est Ă©videmment un soulagement pour Donald Trump.
A court terme, ce vote lui offre l'occasion de reprendre l'un de ses arguments de campagne favoris: se poser en martyr, en victime d'une incessante "chasse aux sorcières”.

Seul président de l'histoire mis en accusation deux fois, il est aussi le seul à avoir été acquitté deux fois. "Cela peut être un cri de ralliement: marteler qu'il a été pris pour cible par la gauche et par la presse, de manière injuste", souligne Capri Cafaro, ex-élue démocrate et enseignante à l'American University.

Réagissant au verdict du Sénat, Donald Trump a semblé prendre date pour l'avenir. "Notre mouvement magnifique, historique et patriotique, Make America Great Again, ne fait que commencer", a-t-il affirmé.

Mais l'équation, qui a fonctionné pendant ses quatre années au pouvoir, est devenue plus compliquée depuis la sombre journée du 6 janvier et les violences perpétrées par ses partisans.

Nombre de responsables républicains ont pris leurs distances, ce qui constitue un handicap de taille en vue d'une éventuelle reconquête même si sa capacité à galvaniser les foules reste atout de poids.

Sans mandat électif, privé de son compte Twitter, reclus dans son club de golf de Mar-a-Lago, à plus de 1.300 kilomètres de Washington, il pourrait en outre avoir du mal désormais à ses faire entendre.
D'autant que la prochaine échéance présidentielle de 2024 aiguise déjà les appétits.

L'une des prétendantes possibles à l'investiture républicaine, Nikki Haley, a déjà coupé les ponts et estimé qu'il était hors-jeu pour les échéances à venir.
"Il a pris un chemin qu'il n'aurait pas dû prendre, et nous n'aurions pas dû le suivre et nous n'aurions pas dû l'écouter. Et nous ne devons jamais laisser cela recommencer”.

Après d'être rangé - parfois à contre-coeur mais toujours docilement - derrière Donald Trump pendant quatre ans, le Grand Old Party traverse une période d'immenses secousses.
Une poignée d'élus crient haut et fort que la place de Donald Trump ne peut être remise en cause et qu'il est le candidat naturel pour 2024.

"Ce parti est le sien. Il n'appartient à personne d'autre", lançait il y a quelques jours l'élue républicaine Marjorie Taylor Greene, qui a temps soutenu les thèses de la mouvance d'extrême droite complotiste QAnon.
Mais nombre de ténors du parti souhaitent un nouveau départ. Confrontés à ses sondages qui restent flatteurs pour Trump, ils s'interrogent sur la façon de tourner la page: Brutalement? Lentement? Imperceptiblement?

Au-delà du traumatisme du 6 janvier, le parti le tient pour responsable de la perte du Sénat: son refus d'accepter sa défaite pendant plus de deux mois a placé le "GOP" dans une position bancale lors des deux sénatoriales partielles de début janvier, remportées par les démocrates.

Reste un point inquiétant pour les stratèges du parti : le soutien à Trump lors de son procès en destitution, guidé par la volonté de ne pas fâcher l'ex-président, pourrait avoir un coût électoral.

"Les sénateurs qui ont voté l'acquittement se sont peut-être protégés contre des primaires périlleuses face à des candidats plus extrêmes au sein de leur parti, mais ils se sont aussi rendus plus vulnérables lors des vraies élections", souligne Wendy Schiller, Brown University.
Le leader républicain au Sénat Mitch McConnell a voté l'acquittement, s'abritant derrière des questions de droit. Mais pour immédiatement déclarer que Donald Trump est "dans les faits" et "moralement" responsable des violences du 6 janvier.

Une centaine d'anciens responsables américains ont fait circuler l'idée ces derniers jours de la création d'un nouveau parti de centre-droit qui rassemblerait les républicains souhaitant couper net avec le trumpisme.
Mais les chances de casser le modèle américain qui s'articule, depuis toujours, autour de deux partis, apparaissent extrêmement minces.

Pour Joe Biden aussi, le fait que le procès de son prédécesseur fut extrêmement rapide (cinq jours) est un soulagement, tant il redoutait qu'il ne parasite le début de son mandat.

Concrètement, cela signifie que le Sénat aura plus de temps à consacrer à la confirmation des membres de son gouvernement et à ses priorités législatives.

Plus largement, il peut désormais appliquer, communication millimétrée à l'appui, sa stratégie sans interférences: se concentrer sur la lutte contre le Covid-19 et faire abstraction de son prédécesseur.

Lui reste une tâche infiniment plus délicate au sortir de cette séquence inédite dans l'histoire: rassembler, comme il l'a promis en campagne, une Amérique fracturée. - AfricaLog avec agence

Joe Biden devient le 46e président des États-Unis

Jan 20, 2021
Joe Biden devient le 46e président des États-Unis

L'homme de 78 ans a prêté serment sur la bible, comme l'ont fait avant lui George Washington, Franklin D. Roosevelt ou encore John F. Kennedy.

Le moment était attendu depuis le 3 novembre dernier. Joe Biden est devenu ce mercredi le 46e président des États-Unis lors d'une cérémonie d'investiture à laquelle n'assistait pas son prédécesseur Donald Trump, parti pour la Floride quelques heures plus tôt.

Main gauche sur la bible, main droite levée, l'ancien vice-président de Barack Obama, qui accède à la Maison Blanche à 78 ans à l'issue d'une très longue carrière politique, a prêté serment comme l'ont fait avant lui George Washington, Franklin D. Roosevelt ou encore John F. Kennedy.

"Je jure solennellement que j'accomplirai loyalement les fonctions de président des Etats-Unis et que je ferai de mon mieux pour préserver, protéger et défendre la Constitution des Etats-Unis", a-t-il déclaré sur les marches du Capitole.

Lors de son discours inaugural, le nouveau chef d'État a abordé de nombreux sujets, et a salué une journée "d'espoir" pour le pays. "La démocratie l'a emporté", a-t-il ajouté, en réponse aux allégations de fraudes lancées par Donald Trump depuis les résultats de l'élection présidentielle.

En ce qui concerne les graves événements de ces dernières semaines, dont l'attaque du Capitole par plusieurs dizaines de manifestants pro-Trump, Joe Biden a appelé à "l'unité, et a assuré qu'il luttera lors de son mandat contre "le suprémacisme blanc et le terrorisme intérieur.” - AfricaLog avec agence

Départ pathétique de Trump de la Maison Blanche

Jan 20, 2021
Départ pathétique de Trump de la Maison Blanche

Après un vol de quelques minutes depuis la Maison Blanche, l'hélicoptère Marine One a déposé Donald Trump et son épouse Melania sur le tarmac de la base aérienne Andrews dans le Maryland. Celui qui est encore chef d'Etat pour les trois prochaines heures a aussitôt rejoint le pupitre, tandis que des artilleurs tiraient 21 salves de canon, comme le veut le rituel de la transition présidentielle.

Acclamé par ses supporters, il s'est lancé dans son dernier discours en tant que président des Etats-Unis d'Amérique. "Nous vous aimons, et je vous le dis du fond du cœur!", a-t-il ouvert, à l'américaine. Après une bordée de remerciements, il a laissé la parole à son épouse pour quelques instants.

"Être votre First Lady a été mon plus grand honneur. Vous serez dans mon esprit et mes prières. Que Dieu vous bénisse et bénisse cette belle nation", a déclaré Melania Trump au micro, avant de s'effacer.

Donald Trump a alors entrepris de défendre son bilan: "Que dire de plus? Ce que nous avons fait a été incroyable à tous points de vue. Nous avons reconstruit l’armée des Etats-Unis, nous avons crée la force de l’espace qui sera un succès pour toutes les administrations à venir”.

"Nous n’avons pas été une présidence normale", a-t-il assuré, avant d'enchaîner sur le sujet des anciens combattants: "90% des anciens combattants nous ont donné leur approbation, ça n’avait jamais été le cas auparavant. Ils avaient été si maltraités avant. Nous payons leurs factures, ils peuvent aller chez le médecin.”

"Nous avons accompli les plus grandes diminutions d’impôts de l’Histoire", a-t-il ensuite fanfaronné.

Avec un brin de malice ou d'aigreur, il a ajouté: "J’espère qu’ils ne vont pas les augmenter mais s’ils le font, souvenez-vous: je vous l’avais dit!" Il a aussi vanté sa réussite économique, notamment sur le front de l'emploi, réussite que la pandémie a fait voler en éclat au cours de la dernière année de son mandat. - AfricaLog avec agence

Patrice Lumumba, héros assassiné il y a 60 ans

Jan 17, 2021
Patrice Lumumba, héros assassiné il y a 60 ans

La RDC a commémoré, ce dimanche 17 janvier, le 60e anniversaire de l’assassinat de Patrice Émery Lumumba, le 17 janvier 1961. Patrice Lumumba, surnommé parfois "le destin brisé du Congo", est né sous le nom d'Elias Okitasombo le 2 juillet 1925, à Onalua, un village du Kasaï oriental.

Celui qui est devenu le héros de l'indépendance congolaise n'a jamais eu de sépulture car, après son assassinat, son corps avait été dissous dans de l'acide. Une dent de Patrice Lumumba doit cependant être remise à sa famille d'ici à la fête de l'indépendance, le 30 juin prochain.

Le retour de sa relique est saluée en RDC, notamment à Lubumbashi : "Enfin, au moins nous allons avoir quelques-unes de ses reliques pour que nous les gardions comme grands souvenirs puisqu'une grande personne comme Lumumba ne pouvait partir sans nous laisser des traces", s’est réjoui un habitant de la ville minière.

Aux yeux de certains Congolais, on sait toujours trop peu de choses sur Patrice Lumumba, 60 ans après sa disparition. Si l'ancien lumumbiste Hubert-Felix Kabulo salue la restitution de sa dent à sa famille, l'acteur politique Xavier Kazembe trouve que ce n'est pas assez. "Je ne pense pas qu’une dent vaille quelque chose. Ce qui est mieux c'est rétablir Lumumba dans tout ce qu'il a été. Mais la dent est symbolique car c’est une relique, on est Africain, on a besoin de voir une tombe quelque part pour se recueillir". 

Lumumba a été proclamé héros national par celui qui l’a fait tomber, le maréchal Mobutu, cinq ans après sa mort. Mobutu avait par la même occasion promis de réhabiliter sa mémoire.

Le principal boulevard de Kinshasa, jadis boulevard LĂ©opold III, est ainsi devenu le boulevard Lumumba. Et puis plus rien... Au Congo-ZaĂŻre, pas de manuel scolaire sur la vie, la philosophie et le combat de Lumumba.

C'est finalement à l'avènement de Laurent Désiré Kabila à la tête du pays qu'un monument à sa mémoire sera érigé à l'entrée de la ville de Kinshasa.
Puis en 2013, alors président, Joseph Kabila a créé Lumumbaville,une nouvelle cité située dans centre de la RDC, dans le village qui a vu naitre et grandir Patrice Lumumba.

Qui a tué Lumumba?

Pour le producteur des émissions de reconstitution des histoires intitulées "Mise à jour " Jean-Louis Assani, l'histoire de Lumumba a été déformée. 

"On se souvient que Lumumba est mort le 17 janvier mais c'est à la mi-février environ qu'on a annoncé qu'il était décédé. Les annonces ont été faites de manière que l'on puisse vendre à l'opinion une histoire.”

Et pour l’historien, c’est une histoire montée de toute pièce destinée à l'opinion nationale et internationale : "Comme on le dit, quand les animaux n'écrivent pas, ce sont les chasseurs qui écrivent l'histoire à leur place.

Lumumba n'avait jamais dit qu'il fallait l'indépendance tout de suite, le 30 juin. Lumumba est allé même aux Nations unies dire qu'on nous avait donné l'indépendance dans la précipitation."

Soixante ans après sa mort, sa famille réclame toujours que la lumière soit faite sur l’assassinat de Patrice Lumumba.

En décembre 2012, la justice belge a décidé d’ouvrir une enquête sur sa mort. Onze ans après qu'une commission d’enquête parlementaire belge ait conclu à la "responsabilité morale" de la Belgique dans ce crime. Le gouvernement avait alors présenté les excuses officielles de la Belgique à la RDC.

Mi-décembre, lors de son discours à la nation, devant le Congrès, le président Félix Tshisekedi a annoncé le rapatriement de la relique de Patrice Lumumba et l'organisation de sépultures qui seront, a-t-il promis, dignes de son sacrifice. - AfricaLog avec agence

“Impeachment” historique de Trump qui sera jugé

Jan 13, 2021
“Impeachment” historique de Trump qui sera jugé

C'est historique. Le président américain Donald Trump a été mis en accusation au Congrès ce 13 janvier, un deuxième «impeachment» historique une semaine avant la fin de son mandat qui s'achève dans la confusion et dans un climat d'extrême tension. La Chambre des représentants, dominée par les démocrates, s'est prononcée en faveur de l'impeachement par 232 voix contre 197.

Le milliardaire républicain de 74 ans, qui cèdera la place à Joe Biden le 20 janvier, est accusé d'avoir encouragé l'assaut de ses partisans contre le Capitole qui a fait cinq morts et ébranlé la démocratie américaine. «Il doit partir, il est un danger évident et immédiat contre la nation que nous aimons tous», avait déclaré peu avant Nancy Pelosi, la présidente démocrate de la Chambre, l'accusant solennellement d'avoir «incité à cette insurrection, cette rébellion armée». À quelques jours de son départ pour Mar-a-Lago, en Floride, où il devrait entamer sa nouvelle vie d'ex-président, Donald Trump apparaît extrêmement isolé.

Contrairement à l'acte d'impeachment dans l'affaire ukrainienne il y a plus d'un an, plusieurs républicains - 10 au total - ont voté en faveur du renvoi en procès. Parmi eux, Dan Newhouse a martelé qu'il n'y avait «pas d'excuse pour les actes du président Trump». Ce vote marque l'ouverture formelle de la procédure de destitution contre Donald Trump, et il appartient désormais au Sénat de le juger. - AfricaLog avec agence

Washington sécurisé pour l’investiture de Biden

Jan 11, 2021
Washington sécurisé pour l’investiture de Biden

La Garde nationale aux Etats-Unis a été autorisée à déployer jusqu'à 15.000 membres à Washington pour contribuer au maintien de l'ordre lors de la cérémonie d'investiture du président élu Joe Biden le 20 janvier, a annoncé lundi le chef du bureau de la Garde.

Le général Daniel Hokanson a précisé devant la presse qu'environ 10.000 membres de la Garde nationale devraient déjà être déployés dès samedi.

La fin du mandat de Donald Trump a beau être proche, les démocrates sont bien décidés à précipiter sa sortie par la procédure de destitution.

Le ministre par intérim de la Sécurité intérieure, Chad Wolf, a annoncé sa démission. Il occupait ce poste depuis novembre 2019. Il avait critiqué la semaine dernière l'invasion "tragique" du Capitole par des partisans du président Donald Trump. - AfricaLog avec agence

La démission de Trump "serait la meilleure option”

Jan 11, 2021
La démission de Trump "serait la meilleure option”

A dix jours de la fin de son mandat, Donald Trump est confronté à des appels à la démission de plus en plus nombreux, y compris dans le camp républicain, pour éviter une difficile procédure de destitution en pleine crise politique, sanitaire et économique.
Après les sénateurs républicains Ben Sasse et Lisa Murkowski, le sénateur Pat Toomey a jugé qu'une démission du président "serait la meilleure option”.

Depuis le scrutin présidentiel du 3 novembre qu'il a perdu, Donald Trump "a sombré dans un niveau de folie et a commis des actes absolument impensables et impardonnables", a-t-il ajouté.

"La meilleure chose pour l'unité du pays, ce serait qu'il démissionne", a renchéri Adam Kinzinger, un élu de la Chambre des représentants et premier républicain à avoir appelé dès jeudi à déclarer le président "inapte" à occuper ses fonctions.

Isolé à la Maison Blanche, lâché par plusieurs ministres, en froid avec son vice-président Mike Pence, le milliardaire américain ne donne aucun signe qu'il est prêt à démissionner, selon ses conseillers cités par la presse américaine.
Évincé de Twitter et des autres grands réseaux sociaux qui veulent éviter de nouvelles incitations à la violence, Donald Trump a désormais des alternatives limitées pour communiquer avec le grand public.
Les autorités continuent de leur côté à rechercher les manifestants pro-Trump qui ont proféré des menaces de mort à l'encontre du vice-président Mike Pence et de la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi --les 2e et 3e plus hauts responsables de l'Etat-- lors de l'assaut contre le Capitole mercredi.

Le FBI a reçu plus de 40.000 informations du public sur son site, notamment des vidéos qui sont en cours d'analyse.
Une vidéo circulait notamment dimanche sur Twitter montrant au moins cinq personnes s'acharnant à coup de matraque, de bâton et même de béquille, sur un policier à terre.

Il pourrait s'agir de l'agent de la police du Capitole Brian Sicknick, qui a succombé jeudi à des blessures reçues lors de l'attaque du Congrès et dont la dépouille a été solennellement transférée dimanche, saluée par une haie d'honneur, de la morgue aux pompes funèbres.
Une haute barrière métallique a été érigée autour du bâtiment et les effectifs des forces de l'ordre ont été renforcés jusqu'à l'investiture de Joe Biden le 20 janvier, à laquelle Mike Pence a fait savoir qu'il assisterait.

Nancy Pelosi, qui a promis de passer à l'action si le président sortant ne démissionne pas, a appelé samedi ses troupes à revenir cette semaine à Washington pour décider de la façon de sanctionner M. Trump pour l'assaut meurtrier contre le Capitole, qu'il est accusé d'avoir encouragé.

Dans une lettre ouverte aux élus, elle n'a pas mentionné une possible destitution, mais elle a estimé "absolument essentiel que ceux qui aient mené cet assaut contre notre démocratie en soient tenus responsables". "Il doit être établi que cette profanation a été incitée par le président", a-t-elle ajouté.
Un texte de mise en accusation ("impeachment") introduit à la Chambre des représentants, signé par au moins 200 parlementaires, reproche au président républicain d'avoir "délibérément fait des déclarations" qui ont encouragé l'invasion du bâtiment du Congrès par ses partisans mercredi.
Selon l'élu démocrate James Clyburn, la motion pourrait être discutée cette semaine. "Ce sera peut-être mardi ou mercredi", a-t-il précisé.
Mais il s'agit d'une procédure longue et compliquée et plusieurs voix se sont élevées dans le camp démocrate jugeant qu'elle pourrait freiner les projets du président élu Joe Biden, qui a fait de la réponse à la pandémie de Covid-19 sa priorité.

"Donnons au président élu 100 jours" au début de son mandat pour lui permettre de s'attaquer aux problèmes les plus urgents, a suggéré M. Clyburn. "On pourrait peut-être introduire les articles (de mise en accusation) un peu après".
Le sénateur démocrate Joe Manchin a estimé pour sa part qu'une procédure de destitution après le 20 janvier "n'aurait aucun sens”.

"Je ne suis même pas sûr qu'il soit possible de destituer quelqu'un qui n'est plus au pouvoir", a renchéri M. Toomey.
Reste que le lancement d'un second "impeachment" laisserait une marque indélébile sur le bilan de Donald Trump: aucun président américain n'a subi ce déshonneur.

Au pouvoir depuis 2017, Donald Trump a déjà été visé au Congrès par une infamante procédure de destitution, ouverte par Nancy Pelosi fin 2019 sous l'accusation d'avoir demandé à un pays étranger, l'Ukraine, d'enquêter sur son rival Joe Biden. Il avait été acquitté au Sénat, à majorité républicaine, début 2020. - AfricaLog avec agence

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